La première lecture d’Isaïe est une invitation à la joie. Cette prophétie, dans son sens littéral, concerne les membres du Peuple de Dieu déportés à Babylone. Cette déportation avait été une très grande épreuve, le Temple de Jérusalem avait été profané et détruit. Comment Dieu avait-Il pu permettre un tel désastre ? Le prophète Isaïe, inspiré par Dieu, veut donner confiance aux exilés : le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Voici votre Dieu. Il vient Lui-même et va vous sauver ! L’exil était en vue d’un plus grand bien : la conversion et le renouveau du Peuple de Dieu. Mais cette prophétie s’adresse également à nous en ce jour. La Parole de Dieu est vivante et actuelle. Benoît XVI, en ouvrant l’année de la Foi, avait parlé du désert de notre monde actuel. Il nous avait envoyés en pèlerins de la Foi en ce désert du monde. Notre année a été bien difficile. Nous souffrons de ne pas avoir été entendus par notre gouvernement. Plusieurs ressentent des sentiments de découragement et baissent les bras. Mais les membres du Peuple de Dieu, qui ont souffert 70 années d’exil, n’avaient-ils pas plus de raisons que nous de se décourager ? Ayons confiance en la prophétie toujours actuelle d’Isaïe : réjouissons-nous car voici notre Dieu. Il vient Lui-même et va nous sauver ! Le réveil, qui a commencé le 13 janvier dernier à Paris, n’a pas été un feu de paille. L’Europe se réveille aussi : en ce 10 décembre, une importante victoire a été remportée par des députés européens qui ont osé s’opposer aux dictateurs du relativisme et ont empêché que l’avortement soit reconnu comme un droit ! Le temps est vraiment propice à un retour de Dieu, soyons confiants !

Isaïe, dans sa prophétie, décrit les signes de la venue Dieu en Personne pour nous sauver : aveugles, sourds, muets, boîteux seront guéris et crieront de joie. Dans l’évangile de ce dimanche, nous voyons Saint Jean Baptiste emprisonné faire demander à Jésus par ses disciples s’Il est bien Celui qui doit venir ou s’il faut en attendre un autre. Jésus leur dit : les aveugles voient, les sourds entendent … les signes décrits par Isaïe sont bien là : Jésus est donc « Dieu Lui-même qui vient nous sauver ! » Jésus, dans ce même passage évangélique, fait l’éloge de St Jean-Baptiste. Demandons au Précurseur de nous faire participer à sa joie. Les évangiles témoignent de cette joie. Citons la Visitation : Jean a tressailli de joie dans le sein de sa maman ! Que Jésus soit notre joie ! Notre Pape François désire que tous les baptisés vivent de la joie évangélique dont nous avons parlé hier. Ne repartons pas sans cette joie évangélique ! Rayonnons cette joie, communiquons-la. Plus nous la communiquerons, plus nous en serons remplis ! Chaque jour, avec le Magnificat, rendons grâces à Dieu et réjouissons-nous avec la Vierge Marie. Elle nous aidera dans nos épreuves.

Saint Jacques, dans la deuxième lecture, nous a appelés à la patience en imitant le cultivateur, qui sait attendre patiemment le temps des récoltes. Jésus viendra, son retour est proche, mais nul ne sait ni le jour ni l’heure. Nous devons attendre dans la patience et la persévérance l’accomplissement des prophéties. Le Père répétait inlassablement : patience, persévérance et confiance ! Soyons ardents pour la mission tout en étant patients !

Nous avons commencé notre Messe en remerciant Dieu et Notre-Dame des Neiges. En la grande neuvaine liturgique du 17 au 25 décembre, continuons à les remercier de tout notre cœur. Remercions Dieu le Père de nous avoir donné son Fils, et aussi de nous avoir donné la Vierge Marie au Cœur Immaculé, Saint Joseph, les apôtres, les saintes femmes, les saints et les anges. Remercions-Le du triomphe du Cœur Immaculé de Marie qui est déjà là même s’il n’est pas encore arrivé à sa plénitude. Remercions-Le pour le réveil des consciences qui préparent le renouveau de la France et de l’Europe en vue de la civilisation de l’amour. Oui, notre Pape François a raison : c’est l’heure de nous donner avec conviction et détermination à la nouvelle évangélisation. N’oublions pas, comme nous l’avons dit et redit : pour être des témoins crédibles de Jésus, nous devons absolument nous dépouiller de la mondanité spirituelle et vivre l’évangile à la suite de St François et de nos fondateurs. Alors et alors seulement nous rayonnerons la joie de l’évangile, evangelii gaudium et nous pourrons conquérir beaucoup de cœurs à l’Amour de Jésus ! En avant, pour l’amour de Dieu et du prochain, in nomine Domini ! Ecce, Fiat, Magnificat !