Jésus, par l’évangile de ce dimanche, et le prophète Elisée, par la première lecture, nous invitent à la charité sans frontière et sans limite. Le prophète Elisée n’a pas gardé pour lui les 20 pains d’orge et le grain qu’on venait de lui donner. Il a demandé à son serviteur de distribuer tout cela à 100 personnes qui avaient faim. Le serviteur s’est écrié parce qu’il voyait qu’il n’y aurait pas assez de nourriture pour tous. Elisée, lui, ne regarde pas la quantité, sa confiance est en Dieu : « Ainsi parle le Seigneur, on mangera et il en restera ». Avons-nous, nous aussi, confiance en Dieu ?

Jésus nous a dit dans l’évangile de ne pas nous faire du souci pour demain. Son Père s’occupe si bien des oiseaux du ciel et des fleurs des champs, comment ne S’occuperait-Il pas davantage de nous ? Plus nous donnerons aux pauvres, plus Dieu nous bénira, plus nous nous enrichirons de la vraie richesse : la charité ! Imitons notre Pape François dans son amour vrai des pauvres. Il veut une Eglise pauvre pour les pauvres. Jésus, dans l’évangile de ce dimanche, ne se contente pas d’enseigner cette grande foule de plus de 10000 personnes. Il veut aussi nourrir les corps affamés. Mais comment donner à manger à une telle foule. André a bien demandé à un petit garçon ses 5 pains et ses 2 poissons. Mais c’est bien insuffisant pour 10000 personnes ! Jésus fait asseoir tout le monde. Il prend les pains, rend grâce à son Père et les distribue. Il fait de même avec les poissons. Tous mangent à leur faim, tous sont rassasiés en ayant mangé du pain et du poisson autant qu’ils en voulaient et il reste douze paniers. Quel miracle ! La foule ne se trompe pas : « c’est vraiment Lui le prophète annoncé ! » Nous croyons en ce miracle, parce que Jésus est vrai Dieu et vrai homme. Il est capable de multiplier 5 pains et 2 poissons ! Ayons une totale confiance en Lui. Les temps sont difficiles, c’est vrai. Beaucoup, parmi vous, sont inquiets à cause du manque de travail ou du chômage, à cause de la cherté de la vie. La Sainte Famille a été très éprouvée pendant son exil en Egypte et sa vie à Nazareth, mais Dieu ne l’a jamais abandonnée. Notre Père Fondateur disait aux papas et aux mamans : regardez notre communauté. Nous vivons de la divine Providence et nous avons confiance que, dans sa sollicitude divine, Dieu ne nous abandonnera jamais. Depuis bientôt 70 ans, nous vivons ainsi. Les enfants peuvent témoigner qu’ils ont bien mangé pendant cette colonie et qu’ils n’ont pas manqué de quoi que ce soit pour la nourriture de leur corps !

Mais Jésus veut nous donner une nourriture plus importante encore que le pain et les poissons : Son Corps et Son Sang en nourriture pour nos âmes. Le miracle de la multiplication des pains et des poissons annonce donc un miracle plus grand encore : le miracle de l’Eucharistie. Jésus, au cours de cette Messe, va nourrir nos âmes avec Son Corps et Son Sang. Il nourrira aussi, en même temps, plus d’un milliard de baptisés dans le monde. Par la communion, nous ne ferons tous qu’un Seul Corps dans un Seul Esprit, comme l’a rappelé Saint Paul dans la deuxième lecture. Ne nous contentons pas d’une communion par an, d’une communion par dimanche. Louis et Zélie Martin, les parents de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, qui vont être canonisés le 18 octobre prochain, allaient à la Messe tous les jours et communiaient le plus souvent possible. Cette colonie vous a donné faim et soif de Jésus. Vous ne vous êtes pas contentés de venir Le recevoir souvent à la Messe, vous êtes aussi venus L’adorer, chaque jour, un petit moment, dans le Saint-Sacrement exposé. Continuez, pendant ces vacances, à aller rencontrer Jésus, réellement présent avec Son Corps, Son Sang, Son Âme et Sa Divinité dans le Saint-Sacrement. Jésus est tellement consolé par la visite des enfants, mais aussi des parents ! Retrouvons en toutes nos paroisses le chemin de l’adoration. Les vocations refleuriront et la France, Fille aînée de l’Eglise, se convertira.

N’oubliez pas l’importance de la prière du chapelet en famille. Trois enfants, au Portugal, ont entraîné ce pays à la prière du chapelet ! Bien chers enfants, soyez les apôtres de Notre-Dame des Neiges : aimez et faites aimer la prière du chapelet.

N’oubliez pas enfin les conseils donnés aujourd’hui par Saint Paul : ayez beaucoup d’humilité, de douceur, de patience et d’amour. La Vierge Marie, si on le lui demande, nous obtiendra ces vertus. Ses saints parents, Ste Anne et St Joachim, que nous fêtons en ce 26 juillet, nous aideront aussi à être des saints. Une petite fille, il y a 100 ans, en ces jours, a pris la résolution de devenir une sainte. Sa sainte patronne était sainte Anne. Elle s’appelait Anne de Guigné. Pourquoi a-t-elle pris cette décision en la fin du mois de juillet 1914 ? Parce que son papa venait de mourir à cause de la première guerre mondiale et qu’elle voulait consoler sa maman. Jésus, qu’elle recevait avec beaucoup de dévotion dans la communion, lui a donné beaucoup d’humilité, de douceur, de patience et d’amour ! Continuons à demander à Dieu le miracle qui permettra la béatification de la petite Anne ! Et surtout : imitez la petite Anne.

Bien chers enfants, décidez, tous et chacun, d’être des saints ! Vous entraînerez les membres de vos familles car là où les saints passent, Dieu passe avec eux, disait Saint Jean-Paul II ! Demandons à présent à Notre-Dame des Neiges de nous aider à bien vivre cette Messe. Qu’elle soit pour vous et pour vos parents et vos amis le Sommet de la colonie.