Aujourd’hui, la Parole de Dieu nous l’a présenté comme ressentant une sainte colère en constatant le péché d’idolâtrie du Peuple de Dieu ! Il brise les tables de la Loi, réduit le veau d’or en poussière et reprend sévèrement son frère Aaron. Le cœur de Moïse est douloureusement remué par cette grande infidélité qu’est l’apostasie ! Comment est-il possible que ce Peuple qui savait que Moïse s’entretenait avec Yahvé sur le Sinaï ait pu sculpter un veau d’or et l’adorer ? Que fait Moïse face à un si grave péché ? Après avoir dénoncé énergiquement le grand péché du Peuple, Il monte à nouveau sur la montagne du Sinaï pour intercéder en faveur du Peuple et supplier Yahvé de ne pas détruire Son Peuple mais de lui faire Miséricorde ! Il va même jusqu’à demander à Dieu de l’effacer, lui Moïse, du livre de vie ! Quelle grandeur d’âme ! Comment Dieu ne pourrait-Il pas être touché ? Moïse est vraiment la figure de Jésus qui, sur le Golgotha, prendra la place des hommes pécheurs et expiera leurs péchés comme s’Il en était le responsable.

Nous sommes aujourd’hui dans une nouvelle étape de l’Histoire du Salut. Dieu trouvera-t-Il de nouveaux Moïse, qui auront le courage de dénoncer les péchés actuels de notre humanité apostate? La Loi de Dieu n’a jamais été aussi délaissée, méprisée, ridiculisée. Le péché est appelé « bien » ! Ceux qui défendent le caractère sacré de la vie, le bel amour à l’image de l’amour pur des Cœurs de Jésus, Marie et Joseph, et la famille selon le plan de Dieu, sont assimilés aux terroristes islamistes ! Nous sommes, en effet, des terroristes car nous sommes des résistants, qui combattent les cultures du relativisme !

Mais le combat entre la Femme et le Dragon atteint en nos jours un degré que l’on ne pouvait pas imaginer ! Jusqu’où ira ce combat ? L’heure est plus que jamais au courage ! Nous n’avons pas le droit de nous taire mais nous devons rappeler à temps et à contre-temps, à la suite de Moïse, la Loi des 10 commandements, qui révèle la Loi naturelle. Se taire en présence des lois qui défigurent l’amour, désacralisent la vie et déconstruisent la famille, c’est se compromettre et participer à la grande apostasie ! Demandons à Jésus l’énergie de Moïse pour dénoncer sans peur tout ce qui s’oppose à la Loi de Dieu et dont les conséquences sont très graves : deux milliards d’enfants avortés légalement dans deux ans. C’est le plus grand crime contre l’humanité ! Ce crime doit être dénoncé ! Qui aujourd’hui a le courage de s’opposer à ce crime ? Jean-Paul II, Mère Térésa, le Professeur Jérôme Lejeune, notre Fondateur ont eu ce courage en leur temps. Notre Pape François a ce courage, mais il peut se sentir bien seul ! Jésus et à Notre-Dame des Neiges veulent nous donner la grâce du courage, demandons-la leur avec confiance !

Le courage, c’est aussi : aider nos frères et sœurs chrétiens à se réveiller. L’heure de la compromission doit être définitivement passée. L’heure du courage a sonné ! Peu avant sa mort, Jean-Paul II nous a dit : « Levez-vous ! Allons ! » Notre Pape François nous dit aujourd’hui : « Allez à contre-courant et soyez fiers de le faire ! » Ici, notre Père Fondateur est allé à contre-courant pendant de très nombreuses années. Il s’est trouvé bien seul, mais il a tenu bon avec la grâce de Dieu et l’aide de Notre-Dame des Neiges. A sa suite, continuons sans nous lasser à aller à contre-courant dans la fidélité au Magistère actuel de l’Eglise. Nous devons aller à contre-courant dans la société mais aussi dans notre propre Eglise en France ! Benoît XVI à Lourdes avait nommé le premier défi à relever pour l’Eglise en France : celui de la transmission du contenu de la Foi. En 1983, il était déjà venu en tant que Préfet pour la Congrégation pour la doctrine de la Foi pour parler de la grave crise de la catéchèse et des moyens à mettre en œuvre pour la combattre. Pourquoi n’a-t-il pas été écouté ? Pourquoi, dans la catéchèse, ne sont pas fidèlement et intégralement transmis les 12 articles du credo, les 7 sacrements, les 10 commandements et les 7 demandes du Notre-Père ? Le renouveau de la France passe par la transmission fidèle et intégrale de la Foi ! Formons-nous en ce temps d’été pour participer activement et efficacement à la nouvelle évangélisation !

Jésus, dans l’évangile, nous appelle à la patience, à la persévérance et à la confiance. Nous aimerions, tous, que le Mal soit vaincu et que soit hâté le triomphe du Cœur Immaculé de Marie et l’instauration de la civilisation de l’amour. Jésus nous dit : la petite graine du Royaume de Dieu se développe dans les cœurs, ayez confiance, mais ne soyez pas passifs parce que l’ivraie peut aussi se développer et le démon, lui, n’est jamais passif ! Mais ayez confiance : la petite graine deviendra un grand arbre ! Le Père, ici, nous répétait souvent : patience, persévérance, confiance. Sachons discerner les signes des temps et ne soyons pas des prophètes de malheur mais témoignons toujours de la joie et de l’espérance.

La deuxième parabole de l’évangile révèle davantage la mission de l’Eglise comme le levain dans la pâte. L’image du levain souligne l’insertion de l’Eglise dans la pâte humaine. Soyons un vrai et bon levain et nous ferons lever toute la pâte. Avec un kilo 350 grammes de levure, le boulanger fait lever 160 kilos de pâte ! Redisons encore la conviction de Mère Marie Augusta en 1948, conviction puisée dans sa prière :

le temps presse. Les démons sont déchaînés à travers ce monde perverti. Les cœurs sont pleins de désirs de vengeance, de crimes horribles. Et cependant au milieu d’eux s’élève droit, fort, impératif : l’Amour, c’est Jésus dans ses amis fidèles.

Cette conviction actualise la parabole du levain : il n’est pas en notre pouvoir de déraciner le Mal, il ne nous est pas demandé d’écraser la tête du serpent. Cela est la mission du Cœur Immaculé de Marie. Mais avec la grâce de Dieu, nous pouvons témoigner après avoir prié.