Le passage du Deutéronome que nous venons de lire devait être très souvent rappelé par le père à ses enfants. Ces paroles devaient aussi être inscrites à l’entrée des maisons, aux portes de la ville, attachées au poignet, inscrites dans le cœur. Quelles sont donc ces paroles si importantes pour Dieu ? Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique. Tu aimeras le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute âme et de toute ta force. Saint François d’Assise, Sainte Rita, Sainte Marie Magdeleine ont mis en application cette parole de Dieu. Ils se sont gardés d’oublier le Seigneur ! Mais malgré cette mise en garde de Moïse, les membres du Peuple de Dieu, dans leur majorité, oublieront vite le Seigneur !

Que dire de la Fille aînée de l’Eglise ? Nous n’avons pas à nous enorgueillir et, pourtant, Dieu nous a tellement donné depuis le début du christianisme ! Les très proches amis de Jésus : Lazare, Marthe et Marie-Magdeleine ont été les premiers évangélisateurs de notre pays. Vous irez prier sur les lieux où s’est sanctifiée Sainte Marie-Magdeleine qui a le plus aimé Jésus après la Sainte Vierge. Saint Pierre a envoyé plusieurs des 72 disciples de Jésus pour évangéliser notre pays. Saint Polycarpe, disciple de l’apôtre Saint Jean, a envoyé plusieurs missionnaires à Lyon. Le grand converti de Saint Paul, Denys l’aréopagite, est devenu le premier évêque de Paris. Tous ces saints ont semé l’évangile en notre pays. La Gaule est devenue la France avec le baptême de Clovis et notre pays est devenu la Fille aînée de l’Eglise. La France a envoyé de nombreux missionnaires dans les cinq Continents et a contribué à l’évangélisation du monde entier. Mais depuis la Révolution française, la France, Fille aînée de l’Eglise, est bien infidèle aux promesses de son baptême. Saint Jean-Paul II s’est efforcé de la réveiller. Il n’a pas travaillé en vain. Sa question, à Paris en 1981, n’a pas été sans effet : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Vous êtes les fils et les filles de la génération Jean-Paul II, qui s’est levée pour relever le défi de la nouvelle évangélisation en vue de la conversion de la France. Votre pèlerinage à Assise s’inscrit dans cette étape de l’histoire du Salut et de l’histoire de France. Qu’il vous obtienne d’être la génération François qui ne craint pas d’aller à contre-courant.

Hier, à Rome, notre Pape François a rencontré des jeunes comme vous. Il leur a dit de rencontrer Jésus pour avoir la joie et être des artisans de paix. Il leur a dit de ne pas partir à la retraite à 20 ans ! L’Eglise a, en effet, besoin de vous, besoin des jeunes, besoin de leur enthousiasme, de leur joie et de leur courage ! Il a conclu par ces paroles : en avant les jeunes, courage ! Vous allez, ce soir, monter devant la statue de Notre-Dame des Neiges et vous allez lui demander ce courage pour ne pas avoir peur d’aller à contre-courant en annonçant l’évangile de la Splendeur de la Vérité. Ne vous laissez pas influencer par le courant progressiste moderniste qui voudrait adapter l’évangile aux contre-valeurs du monde, inspirées par l’idéologie maçonnique. Jésus, Notre-Dame des Neiges et les Saints que vous allez rencontrer comptent sur vous.

Saint Dominique que nous fêtons, en ce jour, ne désire qu’une chose : vous aider à témoigner sans peur de la Vérité révélée et à être apôtres de la prière qu’il a reçue de la Vierge Marie : la prière du Rosaire. Saint Dominique admirait saint François, François admirait Dominique. Ils avaient la même passion de l’évangile. Ils aimaient passionnément Jésus, l’un et l’autre. Leur charisme était différent et complémentaire. Notre Fondateur et Mère Marie Augusta ont beaucoup aimé Saint François et Saint Dominique. Nous sommes convaincus qu’ils vous aideront, tout au long de ce pèlerinage, à faire l’expérience de la belle aventure de l’évangile. Oui, l’évangile est une aventure, la plus belle de tous les temps. Puisse votre pèlerinage vous aider à le comprendre. Vous méditerez probablement à Assise les paroles du Pape François appelant ses frères évêques, les prêtres, les consacrés et tous les baptisés à se dépouiller de toute mondanité spirituelle pour faire l’expérience de la joie de l’évangile. Lorsque tous les baptisés de France se seront ainsi dépouillés, la conversion de la Fille aînée de l’Eglise ne sera pas loin !

Redisons souvent cette parole du psaume de cette Messe : « je t’aime, Seigneur, ma force, mon roc, ma forteresse ». Ayons une plus grande confiance en Jésus qui, dans l’évangile de ce jour, a expulsé un démon que les apôtres n’avaient pas pu expulser. Notre-Seigneur est plus puissant que tous les démons réunis. N’ayons pas peur en ces temps difficiles. Regardez les icônes des 21 martyrs coptes et des 30 martyrs éthiopiens. Ils sont des jeunes comme vous. Ils ont été martyrisés, ces derniers mois. Ils sont déjà canonisés par leurs églises. Priez-les de vous aider à être forts dans la Foi et n’ayez pas peur : Jésus et la Vierge Marie sont là ainsi que tout le Ciel ! Jésus nous a dit en ce samedi : « si vous avez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : transporte-toi d’ici jusque là-bas, elle se transportera ; rien ne vous sera impossible !» Cette parole de Jésus a été dite par l’Archange Gabriel à la Vierge Marie au jour de l’Annonciation. Puisse Notre-Dame des Neiges faire comprendre à chacun que rien n’est impossible à Dieu ! En avant pour un pèlerinage joyeux, fervent, dans un bel esprit de famille. Nos Fondateurs vous accompagnent. Ils vous disent par le pauvre instrument que je suis : allez de l’avant dans vos découvertes de l’Amour de Dieu, menez et faites mener le combat olympique de la pureté !