Le monde ne peut se relever que si tous les dirigeants du monde acceptent le discours énergique donné par notre Pape François, le mois dernier, en Bolivie, et son enseignement dans l’Encyclique Laudato Si. Le Cardinal Sarah se dépense sans compter pour réveiller la France et lui dire et redire : Dieu ou rien !

Puisse ce temps de vacances nous aider à réfléchir dans la lumière de Dieu et nous obtenir force et courage pour exercer notre mission prophétique pour annoncer la Vérité de l’évangile et témoigner de Jésus. Le prophète Elie est un modèle pour chacun de nous. La reine Jézabel veut se venger de lui. Elle n’a qu’un désir : sa mort ! Elie est découragé : « c’en est trop, Seigneur, reprends ma vie, je ne vaux pas mieux que mes pères ! » Ceux qui, aujourd’hui, veulent la fidélité intégrale à la Tradition, à l’évangile et à Jésus, sont marginalisés et critiqués comme Elie. Mais Dieu ne laisse pas tomber ses vrais prophètes. Il envoie ses anges à ses amis, comme Il a envoyé un ange à Elie pour le réconforter et le fortifier. Elie a été fortifié et n’a pas cédé. Il a gardé Israël dans la fidélité en s’opposant à plus de 800 faux prêtres et faux prophètes !

Saint Paul, dans la deuxième lecture, nous appelle à ne pas attrister le Saint-Esprit de Dieu, à imiter Dieu et à vivre dans l’Amour comme Jésus. L’évangile de ce dimanche révèle déjà les récriminations des adversaires de Jésus qui aboutiront à la désertion de presque tous les disciples ! Pourquoi ces récriminations ? Ils n’acceptent pas que Jésus puisse affirmer qu’Il est descendu du Ciel et qu’Il est le pain de la Vie, qui donne la vie éternelle. Les adversaires de Jésus prétendent connaître son mystère. Ils savent qui est son père et sa mère. Jésus, qui a vécu humblement et pauvrement à Nazareth, ne peut pas être le Messie attendu, le Fils de David, encore moins le Fils du Père. Posons-nous cette question : qui est Jésus pour nous ? Est-il pour nous un homme exceptionnel, un penseur, un libéral, un révolutionnaire, un politicien du politiquement correct ? Nous devons croire la Foi de l’Eglise : Jésus est vrai Dieu et vrai homme, Il peut nous nourrir par Son Corps et Son Sang pour nous donner la vie éternelle. N’ayons pas honte de Jésus, n’ayons pas peur d’être catholiques !

En ce temps de vacances, approfondissons la doctrine de l’Eglise concernant le mariage et la famille. Des voix discordantes, à l’intérieur de l’Eglise, se font entendre depuis le dernier Synode pour influencer les participants du prochain Synode sur la famille. Nous avons été très surpris, ce 6 août en la Fête de la Transfiguration, de lire un article du journal la Croix, qui pourrait déstabiliser des baptisés et leur faire perdre confiance dans le Magistère de l’Eglise. Plusieurs témoignages contredisent les Encycliques Humanae Vitae, Veritatis Splendor, l’exhortation Familiaris consortio et la troisième partie du CEC sur la morale. Si vous le voulez, vous pouvez retrouver sur notre Site les vidéos des sessions sur ces grands textes que nul, dans l’Eglise, n’est autorisé à remettre en question. Benoît XVI, rappelons-le, a dit que Veritatis Splendor était l’un des textes majeurs du Magistère de Jean-Paul II. Ne nous laissons pas influencer par des théologiens ou exégètes qui veulent voir changer la doctrine de l’Eglise sur la morale sexuelle. Cette doctrine ne peut pas changer. Ayons confiance : notre Pape François, qui se dit fils de l’Eglise, ne contredira ni Paul VI, ni Jean-Paul II, ni Benoît XVI. Il ne contredira pas, bien évidemment, les 10 commandements de Dieu ! Dire qu’un mal « intrinsèquement mauvais » peut être considéré comme « subjectivement non coupable », comme cela est écrit dans cet article, c’est contredire Humanae Vitae, Veritatis Splendor, Familiaris Consortio et le CEC. L’article se conclut ainsi :

« À deux mois du synode, la publication de ces propositions audacieuses a manifestement pour ambition d’alimenter l’intense débat en cours. « Il y a un sentiment de grande liberté dans le débat. Nous y retrouvons une dynamique qui, certes, comporte nécessairement une dimension d’affrontement, mais elle peut être constructive. C’est par exemple à travers une telle dimension que le concile Vatican II s’est construit. »

Le Cardinal Robert Sarah a dit, avec fermeté, que les évêques africains s’opposeraient à tout changement concernant la famille et la morale. Avec notre Pape François, qui nous demande de ne pas avoir peur d’aller à contre-courant, nous voulons, c’est évident, être apôtres de la Miséricorde. Nous souffrons avec lui des épreuves dans beaucoup de familles, mais la Miséricorde ne peut pas contredire la Vérité et la Justice. Un Psaume dit : Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent. Nous avons dit, dimanche dernier, qu’il ne fallait pas avoir peur d’aller à contre-courant des dictateurs du relativisme qui imposent à tous le droit à l’avortement, la déconstruction du mariage, la défiguration de la sexualité, la désacralisation de la vie. A la suite du prophète Elie, avec l’aide Jésus et de Notre-Dame des Neiges, n’ayons pas peur d’aller à contre-courant des idéologies progressistes modernistes qui voudraient adapter la doctrine et la pastorale de l’Eglise à l’esprit du monde. Soyons forts et courageux, à la suite de nos Fondateurs, pour être fidèles à l’esprit et à la lettre du Concile Vatican II dans la continuité à la Tradition de l’Eglise. Demandons à la Vierge Marie de bien nous préparer à Sa Grande Fête de l’Assomption. Puisse la France, Fille aînée de l’Eglise, bientôt se convertir et donner l’exemple de la fidélité à Dieu.