La mort des croyants n’est plus la fin de l’existence, mais le passage vers la plénitude de la vie dans le Royaume de Dieu, dans la Vérité et l’Amour. Saint Luc nous a invités à partager la joie du magnificat de la Vierge Marie. Emerveillons-nous devant ce fait historique : le Seigneur a vraiment fait des merveilles dans l’humilité de celle qui se considérait comme la plus petite et qui est devenue la Mère de Dieu. Depuis son Assomption, elle participe pleinement à la victoire de Jésus sur la mort ! Réjouissons-nous donc profondément avec le Ciel et l’Eglise en Fête ! Saint Jean, dans l’Apocalypse, nous a rappelé le grand combat entre la Femme et le Dragon. Ce combat, les informations quotidiennes ne cessent de nous le rappeler. Mais n’ayons pas peur : le monde est, certes, marqué par une très grande violence. Nos frères et sœurs sont persécutés au Moyen Orient, en plusieurs pays d’Afrique et en d’autres pays du monde. Satan semble régner en maître. Mais il est déjà vaincu par Jésus et par le Cœur Immaculé de Marie. Le Cœur Immaculé de Marie est notre arche d’Alliance. Consacrons-nous à ce Cœur Immaculé, nous y trouverons refuge en ces temps troublés et nous garderons sérénité, confiance et courage. Dieu veut le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Ce triomphe, l’Enfer ne peut pas l’empêcher. Il est déjà là dans le cœur des humbles et des petits, dans le cœur des générations Jean-Paul II, Benoît XVI et François, qui, en France, se sont levées depuis le 13 janvier 2013. Ce triompne n’a pas encore atteint sa plénitude, mais il l’atteindra comme la Vierge Marie l’a promis à Fatima : « finalement, mon Cœur Immaculé triomphera , un certain temps de paix sera donné au monde ». Nous vous invitons, ce soir, à venir nombreux à 20h45 demander à la Vierge Marie de hâter le triomphe de Son Cœur Immaculé et la conversion de la France.

Il me semble important de rappeler, en ce 15 août, que la tradition de l’Assomption de la Vierge Marie remonte aux apôtres. Les Pères de l’Eglise en témoignent ainsi que l’art, tant en Occident qu’en Orient. Les apôtres sont représentés, réunis autour du tombeau vide de la Vierge Marie. Cette représentation n’est pas un mythe mais elle se fonde sur un fait historique qu’Anne-Catherine Emmerich confirme : tous les apôtres avaient été convoqués par Dieu pour entourer la Vierge Marie, dans sa pâque à Ephèse. L’apôtre Saint Thomas est arrivé trop tard. Le corps de la Sainte Vierge était déjà au tombeau. Il a voulu voir, une dernière fois, le corps de la Mère de Jésus. On a dû alors, pour lui, ouvrir le tombeau et c’est alors que les apôtres ont constaté que le corps de la Mère de Dieu n’était plus là ! Dans la Basilique Sainte Marie Majeure à Rome, la magnifique mosaïque du chœur du XIIIe siècle rapporte la Tradition de l’Eglise : Jésus fait asseoir la Vierge Marie, glorifiée en son âme et son corps, sur son Trône céleste de Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Pie IX, par le dogme de l’Immaculée Conception en 1854, et Pie XII, par le dogme de l’Assomption en 1950, ont enseigné infailliblement que le corps immaculé de la Vierge Marie, Mère de Dieu, ne pouvait pas connaître la corruption du tombeau. Unissons-nous aux anges et aux saints, regardons l’étoile et invoquons joyeusement Marie en ces temps si troublés. Si nos péchés nous portent au découragement, si la perspective du chômage nous angoisse, si l’immoralité et l’idéologie du gender nous font craindre pour nos enfants, si la crise spirituelle et morale de l’Eglise et du monde nous effraie, si les attentats terroristes, les divisions dans les familles, la haine et la violence nous terrorisent, regardons l’étoile, invoquons Marie. Ô Notre-Dame, à la suite de notre Fondateur et de Mère Marie-Augusta qui vous ont prié en cette église, nous voulons faire monter vers vous notre prière confiante et suppliante. Depuis l’arrivée en notre terre de Lazare, Marie-Magdeleine et Marthe, vous n’avez pas cessé d’être invoquée en Gaule puis en France. Chaque fois que notre Nation a été en danger, vous êtes venue la secourir à la rue du Bac, à la Salette, à Lourdes, à Pontmain, à l’Île Bouchard et en d’autres lieux. Ici, à Saint-Pierre-de-Colombier, vous avez répondu au vœu du 23 juillet 1944 : tout le village a été protégé ! Toutes vos interventions maternelles révèlent que vous aimez la France et que vous désirez qu’elle retrouve la fidélité aux promesses de son baptême. Aujourd’hui, le plus grand danger de notre Nation est la perte de son âme. Le Cardinal Robert Sarah, qui a reçu la Foi grâce aux missionnaires français, parcourt notre pays pour le réveiller. Sortons de notre léthargie, l’heure du réveil a sonné pour la France. Que tous comprennent que sans Dieu, la France n’a pas d’avenir, mais avec Dieu, tout est possible. Reconstruisons la France en nous laissant guider par la Vierge Marie, Reine de la France. Par la grâce de Dieu, l’amour défiguré peut être transfiguré, la vie désacralisée peut être à nouveau protégée et aimée de sa conception à son terme naturelle, la famille déconstruite peut être reconstruite sur son seul fondement : le mariage d’un homme et d’une femme ! Reine de France, nous savons que vous entendez la prière de vos enfants. Merci de venir à notre secours et de nous donner la joie de la conversion de la Fille aînée de l’Eglise et du renouveau de toute l’Eglise !

A la fin de la Messe : Notre-Dame de l’Assomption, nous renouvellerons, ce soir, notre consécration à votre Cœur Immaculée et celle de la France. Nous voulons, à la fin de la Messe, renouveler la consécration de notre village de Saint-Pierre-de-Colombier que notre Fondateur avait faite en cette église le 15 décembre 1946.