Lors de l'homélie du lundi 3 mars à la maison Sainte Marthe, le Saint Père, commentant la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche (Marc 10, 17-27), avait demandé de prier pour demander au Seigneur d’envoyer à son Eglise des vocations :

" Il faut prier avec la conscience que les vocations existent, mais qu’il faut des jeunes courageux, capables de répondre à l’appel en suivant Jésus « de près » et en ayant le cœur uniquement pour lui. Aujourd'hui aussi, des jeunes sentent dans leur cœur cet appel à s’approcher de Jésus. Et ils sont enthousiastes, ils n’ont pas peur d’aller à la rencontre de Jésus, ils n’ont pas honte de s’agenouiller. Précisément comme l’a fait le jeune riche, avec un « geste public » en donnant une démonstration publique de leur foi en Jésus Christ. Aujourd’hui aussi, il y a beaucoup de ces jeunes qui veulent suivre Jésus. Mais quand ils ont le cœur empli d’une autre chose, et qu’ils ne sont pas courageux au point de le vider, ils reviennent sur leur pas, et ainsi, cette joie devient tristesse. Combien de jeunes, a-t-il constaté, ont cette joie dont parle saint Pierre dans la première Lettre (1, 3-9) proclamée pendant la liturgie : « Vous tressaillez d'une joie indicible et pleine de gloire, sûrs d'obtenir l'objet de votre foi ». Vraiment, ces jeunes sont très nombreux, mais il y a quelque chose au milieu qui les arrête. Quand nous demandons au Seigneur d’envoyer des vocations pour qu’ils annoncent l’Évangile, lui les envoie. Certains disent désespérés: Père, mais comme le monde va mal : il n’y a pas de vocations de sœurs, il n’y a pas de vocations de prêtres, nous courons à la ruine ! Pourtant, des vocations il y en a beaucoup, mais s’il y en a beaucoup, pourquoi devons-nous prier le Seigneur pour qu’il nous les envoie ? Nous devons prier pour que le cœur de ces jeunes puissent se vider : se vider d’autres intérêts, d’autres amours. Pour que leur cœur devienne libre. Voilà la vraie, la grande prière pour les vocations : Seigneur, envoie-nous des sœurs, envoie-nous des prêtres ; défends-les contre la vanité, l’idolâtrie de l’orgueil, l’idolâtrie du pouvoir, l’idolâtrie de l’argent. Notre prière est pour préparer ces cœurs à pouvoir suivre de près Jésus ».

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 10 du 6 mars 2014)