Se former › Pape François

Nous proposons ici des extraits des homélies, angelus, discours du Pape François, enseignements lumineux pour notre temps.

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Va à contre-courant

Vivez, ne vivotez pas !

Lors de sa visite pastorale à Turin, le pape François a répondu le dimanche 21 juin à des questions de jeunes. Comme de coutume, s'éloignant de son texte préparé, il a parlé d'abondance de coeur.

Si tu participes à un projet de construction, d’aide — pensons aux enfants des rues, aux migrants, à tous ceux qui sont dans le besoin, mais pas seulement pour leur donner à manger un jour, deux jours, mais pour les promouvoir à travers l’éducation, à travers l’unité dans la joie des aumôneries et de tant de choses, mais des choses qui construisent, alors, ce sens de manque de confiance dans la vie s’éloigne, il s’en va. Que dois-je faire pour cela? Ne pas aller à la retraite trop tôt: faire. Faire. Et je dirais un mot: faire à contre-courant. Faire à contre-courant. Pour vous, jeunes qui vivez cette situation économique, même culturelle, hédoniste, consumériste, avec des valeurs comme des «bulles de savon», avec ces valeurs, on ne va pas de l’avant. Faire des choses constructives, même petites, mais qui nous rassemblent, nous unissent entre nous, avec nos idéaux: tel est le meilleur antidote contre ce manque de confiance dans la vie, contre cette culture qui t’offre uniquement le plaisir: avoir une vie facile, avoir de l’argent et ne pas penser à autre chose.

Soyez chastes

L’amour est respectueux des personnes, l'amour est chaste...

Lors de sa visite pastorale à Turin, le pape François a répondu le dimanche 21 juin à des questions de jeunes. Comme de coutume, s'éloignant de son texte préparé, il a parlé d'abondance de coeur.

Ainsi, Chiara, je répondrai à ta question: «Souvent, nous nous sentons déçus précisément dans l’amour. En quoi consiste la grandeur de l’amour de Jésus? Comment pouvons-nous faire l’expérience de son amour?». Et à présent, je sais que vous êtes bons et que vous me permettrez de parler sincèrement. Je ne voudrais pas être moraliste, mais je voudrais dire un mot qui ne plaît pas, un mot impopulaire. Le Pape aussi doit parfois prendre des risques pour dire la vérité. L’amour est dans les gestes, dans la communication, mais l’amour est très respectueux des personnes, il n’utilise pas les personnes, et donc l’amour est chaste. Et à vous, jeunes dans ce monde, dans ce monde hédoniste, dans ce monde où l’on ne vante que le plaisir, le fait de bien s’en sortir, de mener une belle vie, moi je vous dis: soyez chastes, soyez chastes.

L'Amour est concret

L’amour n’est pas un sentiment romantique d’un instant ou une histoire...

Lors de sa visite pastorale à Turin, le pape François a répondu le dimanche 21 juin à des questions de jeunes. Comme de coutume, s'éloignant de son texte préparé, il a parlé d'abondance de coeur.

Mais qu’est-ce que l’amour? "Est-ce un feuilleton télévisé, mon père? Ce que nous voyons dans les romans photos?" Certains pensent que c’est cela l’amour. Parler de l’amour est très beau, on peut dire des choses belles, belles, belles. Mais l’amour tourne autour de deux axes, et si une personne, un jeune, ne possède pas ces deux axes, ces deux dimensions de l’amour, ce n’est pas de l’amour. Avant tout, l’amour réside davantage dans les gestes que dans les paroles: l’amour est concret. L’amour est concret, et réside davantage dans les gestes que dans les paroles. Ce n’est pas de l’amour lorsque l’on se limite à dire: «Je t’aime, j’aime tout le monde». Non. Que fais-tu par amour? L’amour se donne. Pensez que Dieu a commencé à parler de l’amour lorsqu’il s’est engagé pour son peuple, quand il a choisi son peuple, lorsqu’il a établi une alliance avec son peuple, il a sauvé son peuple, il a pardonné tant de fois — Dieu a beaucoup de patience! —: il a fait, il a accompli des gestes d’amour, des œuvres d’amour. Et la deuxième dimension, le deuxième axe autour duquel tourne l’amour et que l’amour se communique toujours, c’est-à-dire que l’amour écoute et répond, l’amour se fait dans le dialogue, dans la communion: il se communique. L’amour n’est ni sourd, ni muet, il se communique. Ces deux dimensions sont très utiles pour comprendre ce qu’est l’amour, qui n’est pas un sentiment romantique d’un instant ou une histoire, non, il est concret, il réside dans les gestes. Et il se communique, c’est-à-dire qu’il est dans le dialogue, toujours.

lire ICI les réponses du pape en intégralité

Donner un témoignage d'intégrité

Vous êtes appelés à donner un bon exemple, exemple d’intégrité. Naturellement, en le faisant, vous devrez affronter des oppositions et des critiques, le découragement et même le ridicule. Mais vous avez reçu un don qui vous permet de dépasser ces difficultés. C’est le don de l’Esprit Saint. Si vous nourrissez ce don par la prière quotidienne et puisez la force dans la participation à l’Eucharistie, vous serez en mesure d’atteindre cette grandeur morale à laquelle Jésus vous appelle. Vous deviendrez aussi une boussole pour vos amis qui sont en recherche. Je pense spécialement à ces jeunes qui ont la tentation de perdre l’espérance, d’abandonner leur idéaux élevés, de quitter l’école ou de vivre au jour le jour dans les rues.
Il est donc essentiel de ne pas perdre votre intégrité ! Ne compromettez pas vos idéaux ! Ne cédez pas aux tentations contre la bonté, la sainteté, le courage et la pureté ! Relevez le défi ! Avec le Christ, vous serez – vraiment vous l’êtes déjà – des artisans d’une culture renouvelée et plus juste.

Pape François aux jeunes rassemblés à Manille, le 18 janvier 2015

Le soin des pauvres : Donnez davantage de vous même !

Un dernier domaine où vous pouvez offrir une contribution vous est particulièrement cher à tous. C’est le soin des pauvres. Nous sommes chrétiens, membres de la famille de Dieu. Chacun de nous, et peu importe si individuellement nous avons beaucoup ou peu, est appelé à tendre la main personnellement et à servir nos frères et nos sœurs dans le besoin. Il y a toujours quelqu’un proche de nous qui a des besoins matériels, psychologiques, spirituels. Le plus grand don que nous puissions leur faire est notre amitié, notre préoccupation, notre tendresse, notre amour pour Jésus. Le recevoir signifie tout avoir; Le donner signifie offrir le don le plus grand de tous.

Beaucoup d’entre vous savent ce que signifie être pauvres. Mais beaucoup d’entre vous ont aussi fait l’expérience de quelque chose du bonheur que Jésus à promis aux “pauvres en esprit” (cf. Mt 5, 3). Je voudrais dire ici une parole d’encouragement et de gratitude à ceux d’entre vous qui ont choisi de suivre notre Seigneur dans sa pauvreté, par la vocation au sacerdoce et à la vie religieuse; en puisant à cette pauvreté, vous vous enrichirez beaucoup. Mais à vous tous, spécialement à ceux qui peuvent faire et donner davantage, je demande : s’il vous plaît, faites davantage ! S’il vous plaît, donnez plus ! Lorsque vous donnez de votre temps, de vos talents et de vos ressources à beaucoup de personnes nécessiteuses qui vivent aux marges, vous faites une différence. C’est une différence qui est si désespérément nécessaire, et pour laquelle vous serez largement récompensés par le Seigneur. Parce que, comme il a dit : « Tu auras un trésor au ciel » (Mc 10, 21).

Pape François aux jeunes, à Manille, le 18 janvier 2015

La liberté droit fondamental et respect de l'autre

Question d'un journaliste : Dans le respect des différentes religions, jusqu’à quel point peut-on arriver dans la liberté d’expression, qui est elle aussi un droit humain fondamental?

Merci de cette question, elle est intelligente. Je crois que tous les deux sont des droits humains fondamentaux: la liberté religieuse et la liberté d’expression. On ne peut pas... Imaginons... Vous êtes français, allons à Paris! Parlons clairement. On ne peut pas cacher une vérité, qui est que chacun a le droit de pratiquer sa propre religion, sans offenser, librement. C’est ce que nous faisons, que nous voulons tous faire. Deuxièmement, on ne peut pas offenser, faire la guerre, tuer au nom de sa religion, c’est-à-dire au nom de Dieu. Ce qui se passe à présent nous fait un peu... nous étonne. Mais pensons toujours à notre histoire: combien de guerres de religion avons-nous eues! Pensez à la «nuit de la Saint-Barthélémy»... comment comprendre cela? Nous aussi nous avons été pécheurs sur ce point. Mais on ne peut pas tuer au nom de Dieu. Cela est une aberration. Tuer au nom de Dieu est une aberration. Je crois que cela est le principal à propos de la liberté de religion: on doit la pratiquer avec liberté, sans offenser, mais sans imposer ni tuer.

La Bible est-elle à l'honneur dans ma maison?

"Pour que la famille puisse bien cheminer, avec confiance et espérance, il faut qu’elle soit nourrie par la Parole de Dieu. Alors aujourd’hui, tandis que s’ouvre le synode sur la famille, nous pouvons dire :
-une Bible dans chaque famille !
- Mais Père, nous en avons deux ou trois… - Mais où les avez-vous cachées ?... La Bible n’est pas faite pour être mise dans une bibliothèque, mais pour être gardée à portée de main, pour être lue souvent, chaque jour, aussi bien individuellement qu’ensemble, mari et femme, parents et enfants, par exemple le soir, spécialement le dimanche. Ainsi la famille grandit, chemine, avec la lumière et la force de la Parole de Dieu !

Pape François, Angélus du 5 octobre 2014

Enfant Jésus ma pensée va à tous les enfants qui souffrent

Prière du pape François le jour de Noël

Children of Kabul, Afghanistan

Que Jésus sauve les trop nombreux enfants victimes de violence, faits objet de trafic et de traite des personnes, ou contraints à devenir soldats ; des enfants, tant d’enfants victimes d'abus. Qu’il donne réconfort aux familles des enfants tués au Pakistan la semaine dernière. Qu’il soit proche de tous ceux qui souffrent de maladies, en particulier les victimes de l’épidémie d’Ébola, surtout au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée. Tandis qu’avec cœur beaucoup mettent tout en œuvre courageusement pour assister les malades et leurs proches, je renouvelle une invitation pressante à assurer l’assistance et les thérapies nécessaires.

Enfant-Jésus. Ma pensée va à tous les enfants aujourd’hui tués et maltraités, ceux qui le sont avant de voir la lumière, privés de l’amour généreux de leurs parents et enterrés dans l’égoïsme d’une culture qui n’aime pas la vie ; ceux qui sont déplacés à cause des guerres et des persécutions, abusés et exploités sous nos yeux et notre silence complice ; et aux enfants massacrés sous les bombardements, même là où le Fils de Dieu est né. Aujourd’hui encore leur silence impuissant crie sous l’épée de nombreux Hérode. Au-dessus de leur sang plane aujourd’hui l’ombre des Hérode actuels. Vraiment, il y a tant de larmes en ce Noël, avec les larmes de l’Enfant-Jésus !

La vanité est comme un oignon à éplucher : toute sa vie il faut en enlever les feuilles

Le pape François, lors de la messe du 25 septembre 2014 à Sainte-Marthe, a mis en garde contre la vanité, qui est : "comme un oignon à éplucher : toute sa vie il faut en enlever les feuilles". Il méditait le passage du livre de l'Ecclésiaste : « Vanité des vanités, tout est vanité » (Qo 1, 2-11)

L'examen de conscience quotidien est une grâce

Pour protéger, pour veiller sur notre cœur afin que les démons n’y entrent pas, il faut savoir se recueillir, c’est-à-dire rester en silence devant soi-même et devant Dieu et à la fin de la journée se demander : "Qu’est-il arrivé aujourd’hui à mon cœur ? Quelqu’un que je ne connais pas est-il entré ? La clef est-elle à sa place ?"

Homélie du pape François à la maison sainte Marthe le 11 octobre 2014.

L’Évangile du jour nous rappelle que le diable revient toujours chez nous et qu’il n’arrête jamais de tenter l’homme: Le diable est patient, il ne s’arrête pas tant qu’il n’a pas ce qu’il veut : notre âme : après les tentations dans le désert, lorsque Jésus fût tenté par le diable, la version de Saint-Luc nous révèle que le démon le laissa tranquille un certain temps mais durant la vie de Jésus, il revenait fréquemment.

Il faut protéger notre cœur où habite l’Esprit Saint afin que n’y entrent pas les autres esprits. Protéger le cœur, comme on protège une maison à clef. Et ensuite, veiller sur notre cœur, comme une sentinelle : Combien de fois y entrent de mauvaises pensées, de mauvaises intentions, des jalousies, des convoitises. Beaucoup de choses entrent dans notre cœur. Mais qui a ouvert cette porte ? Par où sont-ils entrés ? Si je ne m’aperçois pas de tous ceux qui entrent dans mon cœur, mon cœur devient comme une place, où tous vont et viennent. Un cœur sans intimité, un cœur où le Seigneur ne peut pas parler et encore moins écouter.

Seigneur, que veux tu de moi ?

Lors de son voyage en Corée, le pape François a rencontré les jeunes. Après leur avoir lu son discours, il a tenu à répondre à leurs questions d'abondance de coeur...Voici un extrait de sa réponse à l'une de ces jeunes, qui lui avait confié son hésitation entre la vocation religieuse et les études...

J’ai entendu très fort ce que Marina a dit : son conflit dans sa vie. Comment faire ? S’il faut aller sur le chemin de la vie consacrée, la vie religieuse, ou étudier pour devenir plus préparée pour aider les autres ? C’est un conflit apparent, parce que quand le Seigneur appelle, il appelle toujours pour faire du bien aux autres, que ce soit dans la vie religieuse, la vie consacrée, ou dans la vie laïque, comme père et mère de famille. Mais le but est le même : adorer Dieu et faire du bien aux autres. Que doit faire Marina et beaucoup parmi vous qui se posent la même question ?

L'espérance : Dieu est un Père qui nous attend, quoi qu'il nous arrive


Lors de son voyage en Corée, le pape François a rencontré les jeunes. Après leur avoir lu son discours, il a tenu à répondre à leurs questions d'abondance de coeur...Voici un extrait de sa réponse à l'un d'entre eux, sur l'espérance...

Maintenant l’espérance. Quelle est l’espérance ? Il y a beaucoup d’espérances... Tout à l’heure nous avons vu une belle chose, ce sketch du fils prodigue, ce fils était parti, il avait gaspillé l’argent, tout, il avait trahi son père, sa famille, il avait tout trahi. A un certain moment, par nécessité, mais avec beaucoup de honte, il a décidé de revenir.

A la messe sans montre

«On ne va pas à la Messe avec sa montre à la main, comme si l’on devait compter les minutes ou assister à une représentation. On y va pour participer au mystère de Dieu. La messe n’est pas une excursion touristique. Non. Non ! Vous venez ici et nous nous réunissons pour entrer dans le mystère. C’est cela la liturgie ».

«Le Seigneur n’a pas parlé à son peuple qu’avec les mots. Il nous parle à travers la catéchèse, l’homélie. Non seulement il nous parle, mais il se rend également présent au milieu de son peuple, au milieu de son Église. C’est la présence du Seigneur. Le Seigneur qui s’approche de son peuple; il se rend présent et partage avec son peuple un peu de temps. C’est ce qui se passe au cours de la célébration liturgique, car dans la liturgie eucharistique Dieu est présent et, si possible, il se rend présent de manière encore « plus proche ». Sa présence, a encore dit le Pape, est une présence réelle. Et quand je parle de liturgie je me réfère principalement à la Messe.

Priez le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson

Lors de l'homélie du lundi 3 mars à la maison Sainte Marthe, le Saint Père, commentant la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche (Marc 10, 17-27), avait demandé de prier pour demander au Seigneur d’envoyer à son Eglise des vocations :

" Il faut prier avec la conscience que les vocations existent, mais qu’il faut des jeunes courageux, capables de répondre à l’appel en suivant Jésus « de près » et en ayant le cœur uniquement pour lui. Aujourd'hui aussi, des jeunes sentent dans leur cœur cet appel à s’approcher de Jésus. Et ils sont enthousiastes, ils n’ont pas peur d’aller à la rencontre de Jésus, ils n’ont pas honte de s’agenouiller. Précisément comme l’a fait le jeune riche, avec un « geste public » en donnant une démonstration publique de leur foi en Jésus Christ. Aujourd’hui aussi, il y a beaucoup de ces jeunes qui veulent suivre Jésus. Mais quand ils ont le cœur empli d’une autre chose, et qu’ils ne sont pas courageux au point de le vider, ils reviennent sur leur pas, et ainsi, cette joie devient tristesse. Combien de jeunes, a-t-il constaté, ont cette joie dont parle saint Pierre dans la première Lettre (1, 3-9) proclamée pendant la liturgie : « Vous tressaillez d'une joie indicible et pleine de gloire, sûrs d'obtenir l'objet de votre foi ». Vraiment, ces jeunes sont très nombreux, mais il y a quelque chose au milieu qui les arrête. Quand nous demandons au Seigneur d’envoyer des vocations pour qu’ils annoncent l’Évangile, lui les envoie. Certains disent désespérés: Père, mais comme le monde va mal : il n’y a pas de vocations de sœurs, il n’y a pas de vocations de prêtres, nous courons à la ruine ! Pourtant, des vocations il y en a beaucoup, mais s’il y en a beaucoup, pourquoi devons-nous prier le Seigneur pour qu’il nous les envoie ? Nous devons prier pour que le cœur de ces jeunes puissent se vider : se vider d’autres intérêts, d’autres amours. Pour que leur cœur devienne libre. Voilà la vraie, la grande prière pour les vocations : Seigneur, envoie-nous des sœurs, envoie-nous des prêtres ; défends-les contre la vanité, l’idolâtrie de l’orgueil, l’idolâtrie du pouvoir, l’idolâtrie de l’argent. Notre prière est pour préparer ces cœurs à pouvoir suivre de près Jésus ».

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 10 du 6 mars 2014)

Dans les moments sombres

Dans les moments difficiles de la vie, l’attitude juste est de faire pénitence, en reconnaissant ses péchés et en s’en remettant au Seigneur, sans céder à la tentation de « se faire justice de ses propres mains.

« Nous avons entendu — a-t-il dit — l’histoire de ce moment si triste de David, quand il a dû fuir parce que son fils l’a trahi. Dans les mauvais moments de la vie Il arrive que, peut-être, dans le désespoir on cherche à se défendre comme l’on peut, même en utilisant Dieu et les personnes. En revanche, David nous montre que sa « première attitude » est précisément celle ne pas utiliser Dieu et son peuple.

La seconde est une « attitude pénitentielle », que David assume tandis qu’il fuit de Jérusalem. On lit dans le passage du livre de Samuel : « Il gravissait en pleurant » la montagne « et il marchait la tête voilée et les pieds nus ». Mais, pensez à ce que signifie gravir la montagne pieds nus. Il s’agit d’« un chemin pénitentiel ».

La crainte de Dieu

Dans ses audiences du mercredi, notre pape François a évoqué le mois dernier les sept dons du Saint Esprit.
Le 11 juin, il s'est arrêté sur la crainte du Seigneur, un don fort méconnu...

Le don de la crainte de Dieu, dont nous parlons aujourd’hui, conclut la série des sept dons de l’Esprit Saint. Cela ne signifie pas avoir peur de Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et veut notre salut, et qu’il pardonne, toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison d’avoir peur de Lui ! La crainte de Dieu, au contraire, est le don de l’Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que notre bien réside dans l’abandon, avec humilité, avec respect et confiance, entre ses mains. Telle est la crainte de Dieu : l’abandon dans la bonté de notre Père qui nous aime tant.

Aujourd'hui, il y a plus de chrétiens persécutés qu'aux premiers temps de l'Eglise

Notre pape François le rappelle très souvent : "il y a aujourd'hui plus de martyrs que dans les premiers temps de l'Eglise". Dans un occident sécularisé, polarisé sur le "Moi" et sur le confort, combien pensent à ces millions de chrétiens qui souffrent au nom de leur attachement à Jésus? Nigéria, Irak, Syrie, et Moyen Orient, Corée...Pensons nous à prier pour tous ces chrétiens?
Le vendredi 2 Mai 2014 notre pape François a de nouveau rappelé cette vérité, reconnaissant avoir pleuré en apprenant la nouvelle de chrétiens qui ont été crucifiés ces jours derniers dans un pays non-chrétien.

Aujourd’hui aussi, il y a des gens qui pensent s’emparer des consciences et qui ainsi au nom de Dieu, tuent, persécutent. Et il y a des chrétiens qui, comme les apôtres, sont heureux d’être jugés dignes de subir des outrages au nom de Jésus.

Les enfants sont un signe diagnostic sur l'état d'une famille, d'une communauté, d'une nation

Extraits de l'homélie du pape François à Bethléem, le 25 mai dernier.

Relisons cet appel de notre pape. Ces paroles peuvent nous faire réfléchir nous aussi, dans notre monde occidental confortable mais où les enfants sont victimes de tant de souffrances morales...et qui reste indifférent face à tant de drames et de souffrances.

L’Enfant Jésus, né à Bethléem, est le signe donné par Dieu à qui attendait le salut, et il reste pour toujours le signe de la tendresse de Dieu et de sa présence dans le monde. L’ange dit aux bergers : « Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant… ».

Aujourd’hui également les enfants sont un signe. Signe d’espérance, signe de vie, mais aussi signe “diagnostic” pour comprendre l’état de santé d’une famille, d’une société, du monde entier. Quand les enfants sont accueillis, aimés, défendus, protégés dans leurs droits, la famille est saine, la société est meilleure, le monde est plus humain. L’enfant de Bethléem est fragile, comme tous les nouveau-nés. Il ne sait pas parler, et pourtant il est la Parole qui s’est faite chair, venue changer le cœur et la vie des hommes. Cet enfant, comme tout enfant, est faible et a besoin d’être aidé et protégé. Aujourd’hui également les enfants ont besoin d’être accueillis et défendus, depuis le sein maternel.

Il y a davantage de martyrs aujourd'hui qu'aux premiers temps de l'Eglise

Le mardi 4 mars 2014, lors de l'homélie de la messe à la maison sainte Marthe, notre pape François nous a invité une nouvelle fois à prier pour les chrétiens persécutés de par le monde encore aujourd'hui... Il nous pousse ainsi à réfléchir: "Réfléchissons : suis-je prêt à porter la croix comme Jésus ? À supporter les persécutions pour témoigner de Jésus comme le font nos frères et sœurs qui aujourd’hui sont humiliés et persécutés ? Cette pensée nous fera du bien à tous", " La persécution des chrétiens n’est pas un fait qui appartient au passé, aux origines du christianisme. "

Pourquoi se confesser à un prêtre?

Sois courageux et va te confesser, ne perds pas un jour de plus !

En ce temps du carême, arrêtons nous quelques instants sur cette audience du mercredi que le pape François, le 19 février, a consacrée au sacrement de la pénitence, posant entre autre la question que nous entendons souvent : Pourquoi se confesser à un prêtre?.
En voici un extrait : (texte intégral ICI)

Et si la honte était une bonne chose?

Quelqu’un peut dire : je ne me confesse qu’à Dieu. Oui, tu peux dire à Dieu « pardonne-moi », et dire tes péchés, mais nos péchés sont aussi contre nos frères, contre l’Église. C’est pourquoi il est nécessaire de demander pardon à l’Église, à nos frères, en la personne du prêtre. « Mais père, j’ai honte... ». La honte aussi est une bonne chose, il est bon d’avoir un peu honte, car avoir honte est salutaire. Quand une personne n’a pas honte, dans mon pays nous disons qu’elle est « sans vergogne » : une « sin verguenza ». Mais la honte aussi fait du bien, parce qu’elle nous rend plus humbles, et le prêtre reçoit avec amour et avec tendresse cette confession et, au nom de Dieu, il pardonne. Également du point de vue humain, pour se libérer, il est bon de parler avec son frère et de dire au prêtre ces choses, qui sont si lourdes dans mon cœur. Et la personne sent qu’elle se libère devant Dieu, avec l’Église, avec son frère. Il ne faut pas avoir peur de la confession! Quand quelqu’un fait la queue pour se confesser, il ressent toutes ces choses, même la honte, mais ensuite quand la confession se termine, il sort libre, grand, beau, pardonné, blanc, heureux. C’est ce qui est beau dans la confession ! Je voudrais vous demander — mais ne le dites pas à haute voix, que chacun se réponde dans son cœur: quand t’es-tu confessé, quand t’es-tu confessée pour la dernière fois ? Que chacun y pense... Cela fait deux jours, deux semaines, deux ans, vingt ans, quarante ans ? Que chacun fasse le compte, mais que chacun se dise : quand est-ce que je me suis confessé la dernière fois ? Et si beaucoup de temps s’est écoulé, ne perds pas un jour de plus, va, le prêtre sera bon. Jésus est là, et Jésus est plus bon que les prêtres, Jésus te reçoit, il te reçoit avec tant d’amour. Sois courageux et va te confesser !

Alors, et si nous profitions du carême pour faire une belle confession?

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