La relation à Dieu

Le péché originel dans le Catéchisme de l’Église Catholique

Extraits des numéros 387 à 407

La réalité du péché ne s’éclaire qu’à la lumière de la Révélation divine. C’est seulement dans la connaissance du dessein de Dieu sur l’homme que l’on comprend que le péché est un abus de la liberté que Dieu donne aux personnes créées pour qu’elles puissent L’aimer et s’aimer mutuellement. Cela donne un regard de discernement lucide sur la situation de l’homme et de son agir dans le monde. Ignorer que l’homme a une nature blessée, inclinée au mal, donne lieu à de graves erreurs dans le domaine de l’éducation, de la politique, de l’action sociale et des mœurs.

L’homme, tenté par le diable, a laissé mourir dans son cœur la confiance envers son Créateur et, en abusant de sa liberté, a désobéi au commandement de Dieu. C’est en cela qu’a consisté le premier péché de l’homme. Dans ce péché, l’homme a fait choix de soi-même contre Dieu, contre les exigences de son état de créature et dès lors contre son propre bien. Il était destiné à être pleinement divinisé par Dieu. Par la séduction du diable, il a voulu être comme Dieu, mais sans Dieu et avant Dieu, et non selon Dieu.

Les conséquences sont dramatiques : Adam et Ève perdent immédiatement la grâce de la sainteté originelle ; ils ont peur de ce Dieu dont ils ont conçu une fausse image, celle d’un Dieu jaloux de ses prérogatives ; l’harmonie dans laquelle ils étaient est détruite ; la mort fait son entrée dans l’histoire de l’humanité.

La doctrine du péché originel est pour ainsi dire le « revers de la Bonne Nouvelle que Jésus est le Sauveur de tous les hommes ». On ne peut pas toucher à la révélation du péché originel sans porter atteinte au mystère du Christ.

Pie XII aux jeunes « Servir Dieu dans la joie. »

« Servir Dieu dans la joie ». C’est là, dans cette joie discrète, dont le christianisme inonde toute forme de vie, de travail, d’apostolat, qu’on trouve la preuve manifeste de sa bonté, de sa beauté et de sa vérité essentielle. C’est elle, cette joie chrétienne, qui en défend efficacement la cause et lui attire l’attention du monde. Ce dernier ignore les sources de la joie vraie et inaltérable. C’est à vous, chers jeunes, nés pour la joie, qu’échoit la mission immensément charitable de l’y ramener pour son bonheur.

Vous rendront capables et dignes de ce grand apostolat la pureté des mœurs, la persévérance dans le sacrifice, le courage serein dans la lutte contre les formes pernicieuses de la joie trompeuse et éphémère, dans laquelle l’esprit se baigne mais ne se purifie pas, s’agite mais ne s’élève pas, se distrait mais n’échappe ni au dégoût ni à l’ennui. Aimez les fortes vertus et vous jouirez d’une joie perpétuelle et parfaite !

Texte de 1939

Marthe Robin : « La joie, c’est la disposition radieuse de l’âme tournée vers son Dieu »

« Je veux que tout autour de moi et en moi rayonne l’harmonie, le saint contentement, la joie et l’immense bonté de cœur. L’apprentissage de la gaieté dans la maladie n’est pas moins nécessaire que celui de la résignation. Être toujours gaie, toujours joyeuse, même dans l’affliction… c’est si bon ! C’est de là que j’ai compris la valeur d’un sourire accueillant, le bénéfice d’une sérénité habituelle transformant mélancolie et tristesse en saint contentement. L’amabilité, c’est la charité qui se donne, c’est la patience qui supporte, c’est la force et la paix qui se transmettent d’un seul cœur au cœur de tous… La joie, c’est la disposition radieuse de l’âme tournée vers son Dieu.

Journal, 1930

Jean-Paul Ier« Penser au cœur… »

En tant qu’Évêque de Venise, je me rendais parfois dans les hospices. Un jour j’ai été voir une malade, une vieille personne : « Comment allez-vous, Madame ? » — Eh bien, pour manger, ça va ! Chauffage ? Bien » — « Alors vous êtes contente, Madame ? » — « Non », et elle se mit à pleurer. — « Mais pourquoi pleurez-vous ? » — « Ma belle-fille, mon fils ne viennent jamais me trouver. Je voudrais voir mes petits-enfants ». Cela ne suffit pas, la chaleur, la nourriture, il y a le cœur ; il faut penser également au cœur de nos vieux. Le Seigneur a dit que les parents doivent être respectés et aimés, même quand ils sont vieux. En plus des parents, il y a l’État, il y a les Supérieurs. Le Pape peut-il recommander l’obéissance ? Bossuet, qui était un grand évêque a écrit : « Là où personne ne commande, tout le monde commande. Là où tout le monde commande, plus personne ne commande, c’est le chaos ». Également dans notre monde on voit quelque chose de semblable. Respectons donc les supérieurs.

Audience du 6 septembre 1978

La phrase :

« Le sacerdoce, c’est l’amour du Cœur de Jésus. »

(Saint Jean-Marie Vianney)