Maria (1884-1965) et Luigi Quattrocchi (1880-1951) -1-

Ensemble vers la sainteté !

Les époux Beltrame Quattrocchi sont les premiers à être béatifiés, et fêtés le jour de leur mariage. Ils sont Italiens et ont parcouru ensemble le chemin de la sainteté. Ils se sont toujours soutenus et leur amour premier ne s’est jamais refroidi. Maria écrivait : « C’est avec joie que je l’entendais glisser sa clé dans la porte d’entrée. Chaque fois, j’en bénissais le Seigneur de toute mon âme. » Luigi se confie : « Je rêve d’une vie de travail et d’amour : me fatiguer dans le travail et me reposer dans les joies de notre amour et de notre famille. » 

Maria est fille unique. Elle reçoit une bonne formation artistique, linguistique et littéraire. Luigi est le 3e de sa fratrie. Il deviendra un brillant avocat et remplira plusieurs missions de confiance. Lors d’une grave péritonite, alors qu’ils ne sont pas encore fiancés, Maria envoie à Luigi une image de Notre Dame de Pompéi, lui demandant de l’embrasser matin et soir et de la garder sur lui. 47 ans plus tard, l’image est toujours dans le portefeuille ! Les jeunes fiancés s’écrivent tous les jours, éprouvant déjà le besoin de tout partager. Mariés, ils feront de même lorsqu’ils ne peuvent pas être ensemble.

Ils se marient à Ste Marie Majeure où ils auront leur messe quotidienne. Luigi ne parle à Maria qu’après celle-ci. Le Sacré-Cœur a la place d’honneur dans leur foyer. Le chapelet est récité tous les jours. Dieu leur donnera deux garçons, Filippo et Cesare, puis une fille, Stefania. En 1913 s’annonce un 4e enfant. Le gynécologue préconise l’avortement pour tenter de sauver au moins la mère. Ils refusent. Maria garde le lit et s’affaiblit beaucoup. Enrichetta naît en 1914. Maria se remet peu à peu d’une grave infection. Ces « enfants terribles et adorés » sont éduqués avec fermeté et amour. La correction se fait sans attendre avec un calme et une maîtrise de soi bien plus mortifiants et efficaces qu’une colère. La punition la plus grave est d’être envoyé au lit sans un baiser, sauf quand l’oreiller est arrosé par les larmes de la contrition. Filippo remet un jour, tout en en connaissant le contenu, un mot à son institutrice dans lequel Maria demande qu’il soit puni pour avoir perturbé la classe. Un autre jour, profitant de l’absence de sa mère, il fume un mégot. Malheureusement pour lui, Maria rentre à l’improviste car elle a oublié quelque chose. Tu as fumé ? – Non ! Maria découvre le mégot et lui donne une gifle. « Ce n’est pas parce que tu as fumé. C’est parce que tu as menti ! »

Luigi, sur le chemin de l’école, emmène ses enfants saluer le Saint Sacrement. La maison Quattrocchi est toujours ouverte et chaleureuse : « L’ami qui s’invitait était accueilli avec une joie reconnaissante. Le pauvre qui frappait à la porte était considéré comme une bénédiction. Celui dont la bonne étoile avait pâli, reprenait courage et confiance. ». Luigi n’hésite pas à ramener à la maison un bébé qui vient de perdre ses parents par la grippe espagnole.

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