Engagement et Foi

Catholiques en politique 

Extraits de la Note doctrinale de la CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique (2002).

« Quand l’action politique est confrontée à des principes moraux qui n’admettent ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis, l’engagement des catholiques devient plus évident et se fait lourd de responsabilité. Face à ces exigences éthiques fondamentales auxquelles on ne peut renoncer, les chrétiens doivent en effet savoir qu’est en jeu l’essence de l’ordre moral, qui concerne le bien intégral de la personne. Tel est le cas des lois civiles en matière d’avortement et d’euthanasie (à ne pas confondre avec le renoncement à l’acharnement thérapeutique qui, même du point de vue moral, est légitime), qui doivent protéger le droit primordial à la vie, depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle. De la même manière, il faut rappeler le devoir de respecter et de protéger les droits de l’embryon humain.

De même, il faut préserver la protection et la promotion de la famille fondée sur le mariage monogame entre personnes de sexe différent et protégée dans son unité et sa stabilité, face aux lois modernes sur le divorce : aucune autre forme de vie commune ne peut en aucune manière lui être juridiquement assimilable, ni ne peut recevoir, en tant que telle, une reconnaissance légale.

De même, la garantie de liberté d’éducation des enfants est un droit inaliénable des parents, reconnu entre autres par les Déclarations internationales des droits humains. Dans cette même ligne, il faut penser à la protection sociale des mineurs et à la libération des victimes des formes modernes d’esclavage. »

Fils de la chrétienté, le scout est fier de sa foi 

Extraits de l’homélie du Cardinal Sarah à Vézelay le 31 octobre 2016 pour le rassemblement des Routiers.

« Un routier scout qui n’a pas tout donné n’a rien donné. Un routier scout qui ne sait pas mourir n’est bon à rien.Mais souviens-toi qu’il est parfois tout aussi difficile de vivre, et maintenant, Frère, à Dieu vat… »

Chers amis Équipiers Pilotes et Routiers Scouts d’Europe, dans ces paroles à la fois magnifiques et exigeantes – et magnifiques parce que exigeantes – vous avez reconnu un extrait du cérémonial du Départ Routier. Après les avoir entendues, le nouveau Routier Scout s’agenouille devant le prêtre pour recevoir la bénédiction de Dieu, puis il s’éloigne, seul, dans la nuit, « accompagné des saints et des saintes ». […]

Ces paroles de votre cérémonial retentissent ce matin dans cette splendide Maison de Dieu, sublime joyau de la chrétienté médiévale : ici même, à Vézelay, le jour de Pâques 1146, saint Bernard évoqua Édesse profané et le Saint-Sépulcre, à Jérusalem, menacé, invitant les chevaliers qui voulaient revêtir la Croix du Christ, à l’humilité, à l’obéissance et au sacrifice. Or, la chrétienté, pour vous, Scouts d’Europe, n’appartient pas à un passé révolu ; en effet, le troisième principe de votre mouvement affirme, je le cite : « fils de la chrétienté, le scout est fier de sa foi ; il travaille à établir le Règne du Christ dans toute sa vie et dans le monde qui l’entoure ».

Chers amis scouts : ces paroles de votre cérémonial sont l’écho d’autres paroles que, il y a bien longtemps, le roi saint Louis lui-même, dans sa jeunesse, a prononcées, celles de son serment de chevalier. C’était à la mi-novembre 1226, à Soissons, sur la route de Reims où il se rendait pour être sacré roi de France. Comme vous, saint Louis aimait venir en pèlerinage à Vézelay, et la dernière fois, ce fut l’année de sa mort, en 1270. Au début de la cérémonie d’adoubement, saint Louis avait entendu ces paroles prononcées par l’évêque : « Si tu recherches la richesse ou les honneurs, tu n’es pas digne d’être adoubé chevalier ». Après s’être incliné devant le baussant, cet étendard qui est encore le vôtre, avec la Croix à huit pointes signifiant les huit Béatitudes, Louis IX avait alors promis de protéger la sainte Église et de croire à tous ses enseignements, de défendre les faibles, en particulier les veuves et les orphelins, et de faire preuve de courtoisie et de respect envers les femmes (à ce propos, je vous rappelle l’article 5 de la loi scoute : « le scout est courtois et chevaleresque ») ; il avait promis aussi d’être franc, et de combattre le mal et l’injustice. En d’autres termes, il s’agissait, pour le chevalier de la chrétienté médiévale, de conformer sa vie à ces trois mots que vous connaissez bien : « franchise, dévouement, et pureté », qui sont les trois « vertus » principales du scoutisme, et vous savez qu’elles constituent le résumé de la loi scoute en dix articles, que le Père Sevin vous a laissé en guise de testament spirituel. Soyez donc, jusqu’au don total de votre vie, toujours vrais, courageux et pleins de dévouement pour votre patrie et pour l’Église.

La phrase :

« Ici, où l’on nous a demandé si souvent de réciter le Rosaire, laissons-nous attirer par les mystères du Christ, les mystères du Chapelet de Marie. Que la récitation du Rosaire nous permette de fixer notre regard et notre cœur en Jésus, comme le faisaitsa Mère, modèle inégalable de la contemplation du Fils. »

(Benoît XVI à Fatima, 12 mai 2010)