Saint François de Fatima (1908-1920)

Canonisé avec sa sœur Jacinthe le 13 mai dernier, ce petit garçon si simple et si humble a été donné en exemple au monde entier.

Né le 11 Juin 1908, le petit François se révèle dès ses premières années être le portrait de son père : robuste, équilibré, doux, patient, franc et joyeux, même s’il n’est pas très bavard. La famille est nombreuse : 9 enfants au milieu desquels François, tranquille et sans histoires, passerait facilement inaperçu. Dans les jeux, on n’aime pas trop être dans son équipe car il perd presque toujours ! Il en est d’ailleurs très conscient : « J’y vais mais je sais que je vais perdre. » Ce qui ne l’empêche pas de jouer avec ardeur ! Lors des petites disputes entre enfants, il est toujours le premier à céder, parfois plus par tempérament, pour avoir la paix, que par vertu,, tendance, écrit Lucie dans ses mémoires, qui aurait pu devenir son principal défaut d’adulte s’il avait grandi sans le combattre.

Il a 8 ans lors de la première apparition de l’ange. Comme plus tard pour les apparitions de Notre-Dame, il voit mais n’entend pas. Lucie témoignera qu’elle ne l’a jamais entendu se plaindre à ce sujet. Il accepte qu’il en soit ainsi, tout simplement… et sait patienter lorsque  Lucie et Jacinthe, tellement saisies par ce qu’elles ont entendu, lui disent qu’elles ne le lui diront que le lendemain !

Lorsque les trois enfants se prosternent pour répéter autant qu’ils le peuvent la prière apprise par l’Ange, c’est toujours François qui se fatigue  le premier de cette position. « Je ne suis pas capable de rester dans cette position aussi longtemps que vous », reconnaît-il humblement. Il porte toutefois en son cœur délicat un immense désir de consoler Dieu de tous les péchés commis. Mais il reste très discret à l’extérieur. Lucie dira : « François parlait peu et, pour faire sa prière et offrir ses sacrifices, aimait se cacher, même de Jacinthe et de moi. (…) Ordinairement, il faisait tout ce qu’il nous voyait faire, et suggérait rarement quelque chose. »

« Ô ma Notre-Dame, des chapelets, j’en dirai autant que vous voudrez ! » 

« Ô ma Notre-Dame, des chapelets, j’en dirai autant que vous voudrez ! » s’était-il exclamé lorsque Lucie lui avait dit de la part de Notre-Dame qu’il irait bientôt au ciel mais qu’il devait dire beaucoup de chapelets. De fait, plus les mois passent, plus il prie, se retirant à l’écart, tout seul. Des trois petits voyants, il est le plus contemplatif, pouvant passer de longues heures à « penser à Dieu ».

Les six derniers mois de sa vie sont marqués par la maladie. Ceux qui viennent lui rendre visite sont saisis. Ils se sentent dans cette chambre « comme dans une église ». « Et pourtant, il ne nous dit rien ! » s’étonnent-ils. Mais ils repartent chez eux meilleurs.  

La veille de sa mort, il répond à  Lucie qui le charge de beaucoup de demandes pour Notre-Seigneur : « Ces choses-là, demande-les plutôt à Jacinthe car j’ai peur d’oublier quand je verrai Notre-Seigneur ! Et avant tout, je veux le consoler.  » Il meurt le 4 avril « en souriant », dira plus tard son papa.