La Joie

La joie était bien présente, en ce 24 mars, mais ce n’était pas la joie du 13 janvier. C’était une joie plus grave et peut-être plus profonde, la joie de constater que l’élan du 13 janvier, non seulement ne s’était pas éteint, mais s’était développé ! Dans l’homélie avant la première manifestation du 13 janvier, en la Fête liturgique du Baptême du Seigneur, j’ai rappelé l’appel de Jean-Paul II : « France es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ? » et son dernier grand appel à Lourdes : « défendez votre liberté ». Si le 13 janvier 2013 est déjà une date historique pour la France, ce dimanche 24 mars en est également une autre. Le gouvernement, qui a refusé d’entendre le million trois cent mille manifestants pacifiques et joyeux et n’a pas pris au sérieux les 700 000 pétitions qui ont fait suite à cette grande manifestation, ne peut plus faire la sourde oreille. Malgré tracasseries, obstacles et propagande pour décourager les manifestants de monter une nouvelle fois à Paris (le combat est perdu, à quoi bon continuer ?), les manifestants du 24 mars ont été encore plus nombreux que le 13 janvier !
Comment ne pas être dans la joie ? La France profonde se réveille ! Des hommes, femmes, jeunes et enfants, chrétiens, juifs, musulmans ou d’autres religions, incroyants et hommes et femmes de bonne volonté, sont venus manifester pour dire « haut et fort » leur volonté de voir protégée la cellule de base de notre société : la Famille ! Cette joie, des jeunes l’avaient expérimentée aux cours des JMJ avec Jean-Paul II et Benoît XVI. Cette joie, malgré la crise actuelle, nous habite, car elle vient de l’Esprit Saint qui est en train de susciter le renouveau de la France !

La Croix

Cette joie, cependant, ne nous fait pas oublier la Croix. Notre nouveau Pape François est - à la suite des derniers grands Papes - un ami de la Croix de Jésus. La Croix révèle le combat des forces du Mal contre la Vérité en Personne qu’est Jésus. Ce combat, nous l’avons particulièrement ressenti en cette dernière manifestation du 24 mars, mais ce combat ne nous décourage pas. Le dernier appel de Jean-Paul, dans son livre « Levez-vous ! Allons ! », a été un appel à ne pas céder à la peur suscitée par les dictateurs, mais à développer le courage pour témoigner de la Vérité. Notre Pape François a rappelé aux diplomates accrédités auprès du Saint-Siège l’expression de Benoît XVI : dictature du relativisme. Le déni de la réalité des chiffres réels des manifestants révèle les dictatures du relativisme.
Mais la Croix de Jésus nous révèle une autre dimension : celle du pardon et de la miséricorde ! Après ce dimanche des rameaux où nous avons entendu à nouveau l’évangile de la Passion, nous adressons cet appel aux responsables des dictatures du relativisme : n’ayez pas peur d’ouvrir vos esprits et vos cœurs à la Vérité en Personne qu’est Dieu, n’ayez pas peur de la Loi naturelle, protégez la famille, la vie et le bel amour ! Un nouveau monde se prépare, ne le voyez-vous pas naître ? C’est celui de la civilisation de l’amour. Notre Pape François veut vous donner confiance : Dieu ne se lassera jamais de pardonner. Puissent les hommes ne pas se lasser de Lui demander pardon ! Nous ne voulons pas la division de la France, mais sa réconciliation sur les fondements solides de la Vérité, de la Loi naturelle, de l’Amour et du Pardon !

Les jeunes

Le dernier point que je voudrais souligner est la présence massive des jeunes en ce rassemblement du 24 mars à Paris. Les jeunes sont, non seulement l’avenir de la France et du monde, mais ils en sont aujourd’hui le cœur jeune ! Merci aux très nombreux jeunes qui étaient présents et à ceux qui étaient unis aux manifestants : aidez vos aînés à combattre la déchristianisation de la France et de l’Europe et à construire un monde meilleur !