Le 13 janvier, nous avions souligné dans notre homélie, en ce jour de Fête du baptême du Seigneur, l’importance du baptême de Clovis et du baptême de la France en tant que Nation.

Nous avions aussi parlé du « réveil » du reste saint de cette France. Le nombre impressionnant de manifestants l’a confirmé. Tous les manifestants n’étaient pas chrétiens, il faut le souligner, mais les chrétiens et les hommes de bonne volonté ont voulu affirmer, sans violence, sans propos haineux envers qui que ce soit, leur désir de voir les lois de la France en accord avec la Loi naturelle. Comment est-il possible que les voix d’un million trois cent mille manifestants n’aient pas été entendus ? Comment est-il possible que les 700 000 pétitions de ces mêmes manifestants n’aient pas été agréées ?

Nous ne monterons pas à Paris avec un cœur haineux ni avec des désirs de violence, mais avec le Cœur doux et humble de Jésus qui, en ce dimanche des rameaux, nous invite à nous unir à sa Passion et à croire en la Puissance de sa Résurrection. Nous ne pouvons pas oublier, en ces circonstances graves pour la France, ce que Jean-Paul II disait en l’année internationale de la famille, le 29 mai 1994, après avoir passé un mois à l’hôpital Gemelli de Rome :

« Comprenez pourquoi le Pape souffre ! Le Pape devait souffrir, de même qu'il a dû souffrir il y a 13 ans, de même a-t-il dû souffrir cette année. J'ai médité, j'ai repensé à nouveau à tout cela pendant mon hospitalisation. Et j'ai compris que je dois faire entrer l'Eglise du Christ dans le troisième millénaire par la prière, par différentes initiatives, mais j'ai vu que cela ne suffisait pas : il fallait l'y faire entrer avec la souffrance, avec l'attentat d'il y a treize ans et avec ce nouveau sacrifice. Pourquoi maintenant, pourquoi en cette année, pourquoi en cette Année internationale de la Famille ? Précisément parce que la famille est menacée, la famille est agressée. Le Pape doit être agressé ; le Pape doit souffrir, pour que chaque famille et le monde entier voient que c'est un Evangile supérieur, dirais-je : l'Evangile de la souffrance, avec lequel il faut préparer l'avenir, le troisième millénaire des familles, de chaque famille et de toutes les familles ».

Puissent ces paroles de Jean-Paul II nous donner force, confiance et courage en vue de cette importante manifestation du 24 mars prochain à Paris. Nous avons une grande confiance en la prophétie de Jean-Paul II : le troisième millénaire sera le millénaire des familles. Avec Jésus dans sa Passion, prions, souffrons et offrons pour la famille et pour que le cœur de nos gouvernants et de nos élus s’ouvrent à la voix de la sagesse et de la raison.

Rendez-vous :

  • 11h00 à l’église Saint-François Xavier pour la bénédiction des rameaux devant l’église, la procession et la Messe solennelle de la Passion à 11h30 à l’intérieur de la Basilique et présidée par Mgr Patrick Chauvet. A la fin de la Messe nous nous rendrons en direction des Champs Elysées.