Adorons le Père, don de Dieu, avec un cœur d’enfant émerveillé, nous découvrirons alors que la Sainte Trinité est un mystère de Vérité et d’Amour. Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu. La Trinité n’est pas une Trinité de dieux, mais une Trinité de Personnes dans l’unité d’une seule nature divine. Ce mystère n’est ni contradictoire ni irraisonnable, il révèle, au contraire, le mystère de l’homme et de la femme, égaux dans la même dignité de l’unique nature humaine mais différents et complémentaires dans leur personne masculine ou féminine.

Le livre de la Genèse affirme : "Dieu créa l’homme à son image." Le mot « homme » est au singulier. Mais immédiatement et sans transition, il est dit : « homme et femme, Il les créa ». Comment comprendre ce récit de la création ? L’homme au singulier se retrouve également dans le second récit de la création : Dieu modèle l’homme avec la terre et lui insuffle son souffle de vie. Cet homme, Adam, est seul ! Aucun animal ne lui est assorti. Le Seigneur Dieu lui dit : « il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je veux lui faire une aide qui lui soit accordée ». Du côté d’Adam endormi est créée la femme qu’Adam appellera, après le péché originel, « Eve », la vivante, la mère de tous les vivants. Jean-Paul II a parlé de l’émerveillement d’Adam devant la beauté d’Eve, son égale et son aide ! Le second récit de la création se conclut ainsi : « l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et ils seront une seule chair ».

Le premier récit parle aussi du mariage : Dieu bénit l’homme et la femme et leur commande d’être féconds, de remplir la terre et de la soumettre. Le premier récit se conclut ainsi : "cela était très bon "! L’Eglise se fonde sur ces deux récits de création inspirés pour affirmer que le mariage est une institution divine entre un homme et une femme, appelés à être une seule chair et à transmettre la vie ! Jean-Paul II, dans sa lettre aux familles, avait souligné le "nous" de Dieu du premier récit de la création : « faisons l’homme à notre image ». Ce « nous » divin révèle la pluralité des Personnes divines, mais révèle aussi que l’homme, créé par Dieu à son image, n’est pas un individu, clos sur lui-même, mais un être humain personnel en relation avec un autre humain personnel.

Puisse cette solennité de la Sainte Trinité nous révéler que Dieu est la Famille divine du Père, du Fils et du Saint-Esprit et qu’Il a créé, au début de l’histoire de l’humanité, une famille humaine, appelée à donner la vie à une multitude d’êtres humains, qui doivent édifier une civilisation de l’amour, la Famille des Nations et, ensuite, participer à la vie de la Famille divine. L’institution du mariage, rappelons-le avec conviction en ce dimanche, n’a pas été instituée par une autorité humaine, mais par Dieu. C’est la mission de l’Eglise de s’engager contre la Loi Taubira et les autres lois qui dénaturent le mariage et la famille. Jésus a dit : « A César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Les lois du mariage ne dépendent pas de César mais de Dieu ! Les apôtres ont dit : « il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes ! ». Imitons les apôtres et soyons courageux ! Le mystère trinitaire éclaire le mystère de la paternité et de la maternité.

Le CEC affirme :

Dieu est autorité transcendante et en même temps bonté et sollicitude aimante pour ses enfants. Cette tendresse parentale de Dieu peut aussi être exprimée par l’image de la maternité, qui indique davantage l’immanence de Dieu, l’intimité entre Dieu et sa créature.

Mais le CEC précise :

Dieu transcende la distinction humaine des sexes. Il n’est ni homme, ni femme, il est Dieu. Il transcende aussi la paternité et la maternité humaines tout en étant l’origine et la mesure. Personne n’est père comme l’est Dieu (CEC 240).

Méditons ce donné de la Foi, nous découvrirons alors combien la théorie du gender est contraire au plan de Dieu Créateur et à la Loi naturelle. Nous devons souligner un dernier point : le mystère trinitaire révèle ce qu’est le véritable amour dont a si souvent parlé Jean-Paul II : le don désintéressé de soi. Saint Augustin a parlé des chocs de deux cités : la cité de Dieu et la cité de Babylone.

  • La première cité est animée par l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi.
  • La cité de Babylone par l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu.

Rappelons sans peur qu’il ne peut pas y avoir de véritable amour sans exercice de la vertu de l’énergie de l’amour qu’est la Chasteté. La Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph révèle la splendeur de la vie de chasteté et la parfaite image de la Sainte Trinité !

Prions Dieu le Père d’éclairer par Son Verbe éternel l’esprit de tous ceux qui, de bonne foi, dénaturent aujourd’hui le mariage. Qu’Il leur envoie son Esprit de Vérité afin qu’ils aient le courage de reconnaître leur erreur, de se convertir et d’être fidèles aux valeurs non négociables sans lesquelles la paix est impossible. Demandons à la Vierge Marie la conversion de la France, prophétisée par St Pie X et Marthe Robin. Les pleurs de Notre-Dame à La Salette ont touché et beaucoup se sont convertis. En ce dimanche de la Fête des mères, consolons le Cœur de notre Maman du Ciel, qui pleure à cause des lois de la France, la Fille aînée de l’Eglise, sa Fille. Demandons-lui de prier Dieu le Père, Jésus son Fils et l’Esprit Saint, pour nous, nos familles, notre Patrie et ceux qui désacralisent le bel amour, la vie et la famille. Prions-la de bénir toutes les mamans et d’inspirer tous les responsables des Nations afin que la dignité de la femme soit respectée partout et par tous ! Qu’il est grand le mystère de la paternité de Dieu, qu’il est grand le mystère de la maternité, créée par notre Dieu Trinité pour que grandisse la Famille humaine, appelée à vivre éternellement dans la Famille divine dans la Vérité et l’Amour.