Bonté et bienveillance : la vie de St Jean XXIII révèle cette bienveillance. Beaucoup ont été touchés par leur rencontre avec le Bon Pape Jean. Imitons donc ce Bon Pape qui a si bien imité la Bonté du Cœur de Jésus et soyons bienveillants avec nos proches et avec toutes les personnes que nous rencontrons chaque jour ! Jésus a été le parfait bienveillant !

Bonté et indulgence : Saint Léopold Mandic pourrait être le modèle du confesseur «indulgent» que le pénitent n’a pas peur d’aller rencontrer. Notre Pape François vient de dire aux nouveaux prêtres, qu’il a ordonnés au mois de mai, d’être très miséricordieux. Jésus est Miséricorde. Demandons-Lui d’être bons et indulgents !

Bonté et douceur : Pour Mère Marie-Augusta, l’apostolat de l’amour est irrésistible. Témoignons toujours et partout par la douceur de l’amour ! Saints François de Sales et Jean Bosco ont magnifiquement imité Jésus dans sa douceur. Ils n’étaient pas doux de nature, mais ils le sont devenus par la grâce et le combat spirituel. Mère Marie Augusta n’était pas douce de nature, mais, elle aussi, l’est devenue par la grâce de Jésus et le développement des vertus.

Bonté et humanité ou bénignité : Saint Paul parle de la manifestation de la bonté et de la philanthropie de Dieu notre Sauveur (Tite 3, 4). Marthe Robin a dit que le Cœur de Jésus est terriblement humain ! Être bon, c’est être humain ! Notre Fondateur était très humain. Il n’était pas du tout dur, tout en étant fidèle à la vérité. Les fidèles attendent des prêtres qu’ils soient « humains ». Merci de prier afin que nous le soyons, tous, en vérité !

Bonté et sensibilité : le Cœur de Jésus est très sensible. Être sensible, c’est pénétrer le cœur de la personne que l’on rencontre. On ne peut pas être « Bon » comme Dieu si l’on n’est pas pénétrant. Mais combien « ce don féminin » nous manque profondément à nous les hommes ! Le charisme du « rien l’un sans l’autre » est un don qui enrichit. Nous avons besoin d’être enrichis par ce don féminin ! Pour participer à la Bonté de Dieu, la masculinité ne suffit pas, la féminité ne suffit pas, il faut l’homme et la femme. C’était la conviction profonde de Mère Marie-Augusta, conviction pleinement partagée par notre Fondateur.

Bonté et méchanceté : qui peut dire ne jamais avoir ressenti de tentation de méchanceté ? La méchanceté vient du démon, qui en est le père. Lorsque l’on subit cette impression ou pression démoniaque, il est bien évident qu’il est plus difficile de rayonner la bonté ! Mais rien n’est impossible à Dieu ! En suppliant le Cœur de Jésus, nous obtiendrons les grâces pour faire triompher en nous la bonté en ne nous laissant pas dominer par la méchanceté.

Bonté et sévérité : Don Bosco demandait à ses fils spirituels de ne pas se « mettre en colère » pour « corriger », mais de toujours corriger dans la douceur de l’amour. N’oublions jamais la règle d’or, rappelée par Jésus dans le discours sur la montagne : ne jamais faire aux autres ce que l’on n’aimerait pas que l’on nous fasse ! Personne n’aime recevoir un gant de crin, donné avec sévérité. Il existe des cas graves - rares ! - où l’autorité doit agir avec sévérité. Benoît XVI, notre Pape François disent au sujet de la pédophilie: «tolérance zéro». En-dehors des cas graves, ne soyons pas « sévères », ne donnons pas l’impression d’être « durs », ne faisons pas « fuir » les gens hors de l’Eglise ! Bonté et dureté : la dureté est très voisine de la sévérité. Elle ajoute le flot de paroles qui a le même effet qu’une bombe.

Ces trois antithèses de la bonté (méchanceté, sévérité, dureté) font mieux découvrir encore la vérité de la conviction de notre Mère : seul l’apostolat de l’amour est irrésistible !

Bonté «bon papa» ! Bonté «mère poule» ! Nos Père et Mère n’aimaient pas de telles « fausses bontés » qui, de fait, trouvent leur fondement dans la sentimentalité, qui n’est pas le véritable amour et qui ne produit pas de bons fruits. Les «bons» éducateurs savent qu’ils doivent agir parfois comme le chirurgien pour éradiquer le mal en vue du vrai bien de l’âme.

Bonté pour tous et non pas pour quelques-uns seulement ! La fausse bonté, dont le fondement est la sentimentalité, est sélective : elle ne s’adresse qu’à ceux que « l’on aime bien ! » mais pas à ceux avec qui l’on n’a pas d’atomes crochus. Chacun pourra s’examiner en conscience sur ce point ! Soyons bons envers tous en vérité !

Bonté et paroles énervées, peu gentilles ! La bonté sélective est vite révélée par les énervements, agacements, critiques … Là encore examinons-nous en conscience et soyons vrais : pourquoi nous agaçons-nous avec telle personne et sommes-nous toujours « gentils » avec telle autre ? Soyons « gentils » avec ceux de l’extérieur de la famille mais aussi et surtout avec ceux de l’intérieur, nos proches. Que l’on puisse dire : voyez comme ils s’aiment ! Frère Roger de Taizé a vraiment imité le Cœur de Jésus dans sa Bonté. Plus il prenait de l'âge, dit frère Aloïs, plus le mot de bonté devenait important pour lui. Il aimait citer saint Basile pour qui la bonté humaine est un reflet de Dieu, l'image de Dieu en l'homme.