Marcher pour la vie, c’est aller à contre-courant des cultures de la mort sans violence et en respectant la conscience de ceux qui ont milité de bonne foi pour défendre la liberté de celles qui voulaient avorter. Beaucoup considèrent encore la Loi de 1975 comme une étape décisive dans l’histoire de nos démocraties occidentales. Nous ne devons pas avoir peur de dénoncer la mauvaise conception de la liberté et de la tolérance qui ont permis la légalisation de l’avortement et qui voudraient voir reconnu aujourd’hui le droit à l’avortement. Les lois favorisant l'avortement ont été présentées comme des lois "humaines" qui voulaient prendre en considération la détresse des femmes avortant clandestinement. Les lois qui se préparent pour légaliser l'euthanasie sont présentées également en vue du bien : permettre aux personnes de mourir dans la dignité. Aux Conférences du Caire et de Pékin, en 1994 et 1995, les cultures de la mort voulaient faire triompher les droits subjectifs contre la morale objective. L'Eglise a été courageuse pour défendre la morale et pour que l'on accepte partout les droits de toutes les femmes du monde, mais jamais les droits subjectifs des mamans ne pourront aller contre les droits objectifs de leurs enfants !

Rappelons la conclusion de l’Encyclique sur la Vie avec l’assurance que, dans le Christ, les forces de la mort ont déjà été vaincues : «La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, Il règne». N’ayons pas peur ! Mais soyons courageux pour témoigner avec conviction de l’évangile de la vie en un contexte relativiste. Marchons avec conviction en allant à contre-courant !