Nous pourrions méditer avec attention les numéros 1322 à 1405 du Catéchisme de l’Eglise catholique. Savons-nous profiter de ce grand trésor que nous devons à Jean-Paul II et Benoît XVI ?

Sommes-nous suffisamment enthousiastes pour témoigner de notre Foi en la Présence réelle et substantielle de Jésus dans le Saint-Sacrement ? Les baptisés ont-ils, tous, le courage de faire une belle génuflexion et de s’agenouiller devant le tabernacle de l’église où est conservé le Saint-Sacrement ? Mais pourquoi parler de courage, alors que nous savons - dans la Foi certaine de l’Eglise - que Jésus est vraiment présent avec Son Corps, Son Sang, Son Âme et Sa Divinité dans le Saint-Sacrement ? Nous vivons le temps de la grande apostasie, selon l’expression inspirée par le Cœur Immaculé de Marie à Don Gobbi. Aidons nos contemporains à retrouver le sens de l’adoration du Saint-Sacrement. Donnons-leur le témoignage d’une dévotion vraie, fidèle et persévérante. Jésus nous attend dans le Sacrement de Son Amour. Jésus rappelle à chacun de nous ce qu’Il dit par Saint Jean dans l’Apocalypse : Je me tiens à la porte de vos cœurs et je frappe ! Entendrons-nous enfin cet appel de Jésus ? Lui ouvrirons-nous sans peur notre cœur ? Jésus cherche des serviteurs fidèles et de parfaits amis (cf. St Claude la Colombière). Le renouveau de notre Eglise en France dépend essentiellement du renouveau de la dévotion eucharistique. La question essentielle que Jésus nous pose est celle-ci: M’aimes-tu ? M’aimes-tu en vérité ? M’aimes-tu amoureusement ? Mère Marie-Augusta, tout comme Marthe Robin, aimait amoureusement Jésus. Ne craignons pas de demander à l’Esprit Saint par le Cœur Immaculé de Marie, la grâce d’un tel amour. Notre vie, alors, changera !

Demandons aussi la grâce de retrouver le sens de la Fête-Dieu ! Pourquoi aurions-nous peur d’utiliser à nouveau cette expression ? N’ayons pas peur d’être «démodés». Peu importe la mode ! Nous devons donner à Jésus le Culte auquel Il a droit : Il est Notre Seigneur et Notre Dieu, réellement et substantiellement présent dans l’Hostie. Jean-Paul II a fait reprendre sur la célèbre Via Merulana (de la Cathédrale du Latran à la Basilique Sainte-Marie-Majeure), en plein cœur de Rome, la procession du Saint-Sacrement, le Jeudi de la Fête-Dieu. Certains membres de l’Eglise romaine trouvaient qu’il n’était plus possible, du fait de la circulation romaine, de refaire une telle procession. Jean-Paul II a tenu bon. Le maire de Rome a donné son accord. Cette procession est redevenue, grâce à Saint Jean-Paul II, une tradition romaine à laquelle beaucoup sont aujourd’hui attachés. Puissent ces processions revenir en toutes nos paroisses de France, alors la France redeviendra fidèle aux promesses de son baptême et la Fille aînée de l’Eglise donnera l’exemple à ses Sœurs.

Jean-Paul II comprenait le lien entre dévotion eucharistique et nouvelle évangélisation :

"Demandez avec moi à Jésus-Christ ... que toute l'Église sorte renforcée en vue de la nouvelle évangélisation dont a besoin le monde entier : nouvelle aussi par la référence explicite et profonde à l'Eucharistie comme centre et racine de la vie chrétienne, comme semence et exigence de fraternité, de justice, de service à tous les hommes, en commençant par ceux qui ont le plus de besoins dans leur corps et dans leur esprit. Evangélisation pour l'Eucharistie, dans l'Eucharistie et à partir de l'Eucharistie: ce sont trois aspects inséparables de la manière dont l'Église vit le mystère du Christ et accomplit sa mission de le communiquer à tous les hommes" (Jean-Paul II, Séville 1993).