La messe du dimanche

 

Le dimanche est le jour du Seigneur. Le troisième commandement nous demande de le sanctifier. Ceci comporte deux points importants : la Messe du dimanche, et le repos.

Commençons en soulignant l’importance du dimanche en tant que tel. Ce jour est le jour du Seigneur, fêté depuis les Apôtres eux-mêmes (cf. C.E.C. n° 2177-2178). Un chrétien ne peut pas vivre le dimanche comme un autre jour de la semaine ! Il est bon qu’un chrétien le marque, par exemple avec une tenue vestimentaire différente : le dimanche est un jour de fête !

Par contre, le précepte du dimanche commande de ne pas travailler en ce jour, afin d’en faire un jour qui soit vraiment au Seigneur, qui lui appartienne. Évidemment, il existe des professions nécessitant le travail 7 jours sur 7 : les grands malades des hôpitaux doivent continuer à bénéficier des soins…

Cette cessation du travail demande normalement d’éviter de faire travailler les autres (C.E.C. nº 2187), que l’on soit employeur ou simple consommateur.

La messe, cœur du dimanche

Enfin, et surtout, le précepte du dimanche commande de participer à l’Eucharistie dominicale, cœur de notre semaine.

En effet, l’Eucharistie dominicale a une importance particulière, elle est le summum de nos semaines, et l’envoi pour notre mission de chrétien pour la semaine à venir. C’est tellement important que « Ceux qui manquent délibérément à cette obligation commettent un péché grave » (C.E.C. n° 2181).

La messe du samedi soir ?

La possibilité existe de participer à la Messe le samedi soir ; en tant que Messe anticipée du dimanche. A ce sujet, que nous dit l’Eglise ?

Au numéro 28 de l’instruction « Eucharisticum mysterium » (25/05/1967), nous lisons :

« Là, où, par concession du Siège apostolique, il est permis que, dès le samedi soir précédent, on puisse satisfaire au précepte de la participation à la messe dominicale, les pasteurs instruiront avec soin leurs fidèles sur la signification de cette concession et veilleront à ce que le sens du dimanche n’en soit pas obscurci de quelque façon. Cette concession a pour but, en effet, de permettre aux chrétiens, dans les circonstances actuelles, de célébrer plus facilement le jour de la résurrection du Seigneur. »

Avec le numéro ci-dessus, nous apprenons que la messe anticipée du dimanche est une concession qui désire faciliter les fidèles dans les conditions de vie modernes, afin qu’ils puissent en toute paix de conscience sanctifier le jour du Seigneur.

Ainsi, la facilité accordée ne devrait pas devenir une habitude.

Un chrétien doit garder le dimanche comme le jour du Seigneur. Quelqu’un exerçant dans les professions de santé sera sans doute amené à travailler le dimanche, et de ce fait ne pourra pas aller à la Messe en ce jour. La Messe du samedi soir suppléera à cet état de fait. Par contre aller systématiquement à la Messe le samedi soir, afin de pouvoir faire ce qui nous plaît le dimanche, est un abus qui risque de provenir et d’entraîner un affaiblissement.

Sainte année 2011, sanctifiée par le jour du Seigneur !