La communion des saints et la rémission des péchés

 

En parlant de la Communion des saints, nous ne faisons qu’expliciter ce que nous avons dit sur l’Église : elle est l’assemblée de tous les Saints, c’est-à-dire de tous ceux qui sont « sanctifiés » par la grâce…

Benoît XVI disait de la communion des Saints qu’elle était « belle et réconfortante » : « c’est une réalité qui confère une dimension différente à toute notre vie. NOUS NE SOMMES JAMAIS SEULS ! »

La communion des saints se décline sous deux significations différentes et complémentaires :

Il y a la communion AUX choses saintes, et la communion ENTRE les personnes saintes (sanctifiées).

La première renvoie à toute sorte de communion spirituelle, au premier plan de laquelle figure la Foi de l’Église, qui est le trésor que nous possédons tous et qui nous unit véritablement. Vient aussi avec une importance éminente la communion aux sacrements, particulièrement l’Eucharistie, la communion. Il y a encore, dit le CEC, la communion des charismes (« à chacun la manifestation de l’Esprit (= les dons) est donnée en vue du bien commun » 1 Co 12,7). On peut encore mentionner la communauté des biens, et la communion de la charité.

La deuxième signification renvoie à la communion des personnes dans l’Église, qui est une communion fondée sur la charité envers Dieu et le prochain, et qui s’exprime dans les « trois états de l’Église » : l’Église militante, de laquelle nous faisons partie, nous tous qui lisons cet article, l’Église souffrante, dont nous ferons probablement partie un temps après notre séjour terrestre (le purgatoire), et enfin, l’Église triomphante, au Ciel, dans la Gloire de Dieu.  Entre toutes les personnes de ces trois « états », se réalise la communion des Saints qui fait dire à Benoit XVI : « nous ne sommes jamais seul ! (…) Nous appartenons à une ‘compagnie’ spirituelle au sein de laquelle règne une profonde solidarité. »

Bien sûr, la communion des saints se réalise d’une manière éminente, sous la forme d’une collaboration, avec la Vierge Marie, notre Mère au Ciel, et avec tous les Saints du Ciel, selon ce qu’avait dit Ste Thérèse : « je passerai mon Ciel à faire du bien sur la terre ! »

Une autre manière que le Bon Dieu a trouvé pour « faire du bien sur la terre » est la rémission des péchés, qui permet au baptisé de pouvoir être réconcilié avec Dieu et avec l’Église.

Cette rémission des péchés se réalise à la réception du Baptême, qui vient effacer toute faute, celle qui est « originelle » et tous les autres commises par notre volonté propre. Cependant, comme nous le voyons concrètement en chacune de nos vies, l’inclination au mal subsiste et nous fait bien souvent chuter : le sacrement de la confession nous permet de guérir des blessures de ces chutes, jusqu’au dernier instant de notre vie.