Pas si bêtes, les ecclésiastiques !

 

À l’heure où l’on cherche absolument à séparer science et religion, où l’Église est une source d’obscurantisme, voici la preuve de la compétence scientifique de « certains membres de l’Église »

 

Connaissez- vous la recette de la poudre à canon ? Ne vous adressez pas à un célébrissime chevalier mais plutôt à un moine Franciscain, Roger Bacon  qui en 1257 en donne la formule sous forme d’anagrammes dans l’ouvrage De Secretis Operibus Artis et Naturæ et de Nullitate magiæ, probablement pour s’épargner une enquête de l’Inquisition. Remarquons qu’un autre moine, un Dominicain revendique cette recette : il s’agit de saint Albert le Grand. Tous les deux l’avaient puisée dans la culture chinoise. Quand on dit que l’Église ne s’y connaît pas en Science.

Vous ne supportez plus les Mathématiques ? Sachez qu’au Moyen-âge, avec les chiffres romains, on s’en voyait beaucoup pour calculer. Imaginez un calcul comme celui-ci XLII + CLXXII : l’addition est corsée ! C’est un moine français qui introduit les chiffres arabes chez nous. Il s’appelait Gerbert d’Aurillac. Il étudia en Espagne lorsqu’elle était occupée par les Arabes et ramena ces chiffres en France, beaucoup plus pratiques que les chiffres romains pour le calcul ! Et le comble est que nous devons les chiffres arabes à un futur Pape puisqu’il le devint en 999 sous le nom de Sylvestre II .

C’est un moine du XIème siècle, Guido de Arezzo, qui, le premier donna la gamme des sept notes de musique que nous connaissons. Ce Bénédictin était professeur de musique dans son monastère ! Il utilisa pour cela une hymne pour la saint Jean-Baptiste dont les six premiers vers commençaient par ut, ré, mi, fa, sol, la et cette notation a été privilégiée sur la notation anglo-saxonne qui était alphabétique.

Vous lisez In Altum sur votre bureau et bien éclairé ? Sachez que ce sont des Jésuites qui ont trouvé les lois de l’électricité en la personne de Lana et de Beccaria. Alors Jésus n’a-t-il pas raison de dire : « Vous êtes la lumière du monde ».

Enfin, vous avez sûrement tous entendu parler de la théorie du Big Bang qui serait à l’origine de l’univers tel qu’il est actuellement. Certains reprochent à l’Église d’être contre au nom de la foi qui lui vient du livre de la Genèse. Il faut savoir que cette théorie nous vient d’un prêtre, le chanoine Georges Lemaître. Et l’appellation Big Bang ne vient pas de lui mais de Fred Hoyle, qui dans les années 50 voulut la ridiculiser ! Attention, cette théorie reste une hypothèse… et n’exclut pas l’intervention de Dieu !

Bref, vous l’aurez compris, nous pouvons être Chrétiens et scientifiques. Mais la science expérimentale n’est pas la théologie et réciproquement. La science cherche à montrer le comment des choses, la foi, le pourquoi c’est-à-dire la finalité de chaque chose. Ce sont deux domaines bien distincts qui doivent se compléter et non s’opposer