Les papes aiment les J.O.!!!

 

Alors que les Jeux olympiques de Londres viennent de s’achever, il est bon de se rappeler que St Pie X (et avec lui toute l’Église) aime les J-O.

Du Bienheureux Jean-Paul II, surnommé le « sportif de Dieu », on connaissait la passion pour le ski, la natation, et plus généralement l’exercice physique. Alors que les Jeux olympiques de Londres viennent de s’achever, il est bon de faire un peu d’histoire pour se rappeler que bien avant Jean-Paul II,  Pie X, pape de 1903 à l’été 1914, fût un précurseur en la matière. De sa natale province de Trévise, aux confins des Alpes autrichiennes, ce pape avait conservé le goût de l’activité physique, étant un bon marcheur, à une époque où le milieu ecclésial y était peu sensible.

                                Je me mettrai moi-même à faire de la gymnastique

Alors qu’au début du XX siècle, moins d’1% de la population pratiquait un sport qui, à part l’exercice militaire, était une activité réservée à la classe dominante, le  Pape avait perçu le caractère éducatif du sport, constituant pour la jeunesse une invitation au respect des règles et de l’adversaire. Pie X comprit que cette activité permettait de regrouper de manière simple des personnes d’origine, de culture ou de religion différentes. Malgré la difficulté de la société de l’époque à comprendre le sport, on raconte que, alors qu’il avait accueilli des gymnastes venus faire une démonstration de pirouettes et de pyramides humaines dans les corridors du Vatican, un cardinal, sceptique, lui glissa « Mais où cela mène-t-il donc l’humanité ? », et Pie X de rétorquer « au paradis ! » en menaçant : « Si on ne parvient vraiment pas à comprendre de quoi il s’agit, je me mettrai moi-même à faire de la gymnastique devant tout le monde ! Comme cela, ils verront que si le pape le peut, tous peuvent la pratiquer. »

En 1908, les Jeux olympiques qui devaient se tenir à Rome se déroulèrent à Londres. Pierre de Coubertin, en effet, était déçu du peu d’écho rencontré par les Jeux Olympiques, aussi bien de Paris (1900) que de Saint-Louis (1904). Il songea alors à promouvoir des Jeux Olympiques à Rome, de façon, après Athènes en 1896, à leur donner la consécration de la « ville éternelle », dans le cadre prestigieux du Colisée. Il vint ainsi sur les bords du Tibre, en 1905, où il rencontra Pie X. Il y trouva un accueil enthousiaste : Pie X était  prêt à donner sa bénédiction aux sportifs, si les Jeux avaient lieu à Rome pour les olympiades de 1908. Cependant le projet du baron de Coubertin et de Pie X échoua devant les réticences des dirigeants italiens et du premier ministre de l’époque : le royaume était alors exsangue, et il fallait beaucoup d’argent pour moderniser un pays tout juste sorti de la guerre d’indépendance. Les Jeux étaient donc un luxe inutile… C’est donc Londres qui accueillit alors les Jeux Olympiques de 1908, pour la première fois de son histoire.

En 1982, lors de son discours au Comité International Olympique, Jean-Paul II avait bien rappelé l’action de St Pie X et avait dit : « Jean XXIII, en 1960, durant les Jeux olympiques de Rome, reçut en audience les athlètes de 83 nations, et également votre Comité. Paul VI, en avril 1965, accueillit lui aussi le Comité International Olympique. »

Il ajoutait pour finir : «L’Eglise regarde le sport avec sympathie. »