La vigne, c’est comme la culture: ça se travaille!

Notre agent arachnéen sévit toujours…Merci à Jips pour ses enquêtes !

 Bonjour et…bonne rentrée pour tous ! Perso, j’ai entre autre flâné au dessus de la table d’été des frères à Saint Pierre… Ca a été pour moi l’occasion de recueillir des propos forts intéressants …

Ainsi, savez-vous qu’on peut comparer la  vigne à une pompe à eau, à sels minéraux, et à énergie solaire ? L’eau et les sels minéraux sont captés par les racines, l’énergie solaire par les feuilles : c’est ce qu’on appelle la photosynthèse. Avant la récolte, notre vigne est passée par plusieurs étapes… On continue ? Alors, accrochez vous!

 Dernière et première étape : le désamorçage de la pompe.

Il semble logique ici de partir… de la fin ! Hé oui, c’est à la fin du cycle, qui se conclut par la vendange, que tout commence… Les feuilles cessent d’alimenter le raisin en sucre, mais la photosynthèse continue, et l’énergie produite est alors stockée dans le bois, le tronc et les racines pour être ensuite restituée l’année suivante. En effet, l’approche de l’hiver fait tomber les derniers panneaux photovoltaïques : la vigne entre en hibernation et reste là, nue, quasi-sèche, comme morte.

 Seconde étape : réamorçage de la pompe.

Mais voilà la résurrection ! Le sol se réchauffe, l’eau qu’il contient se dilate sous l’effet de la chaleur et monte dans le cep par les racines de surface, véhiculant avec elle les sels minéraux, nourriture indispensable pour la vigne, et en particulier l’azote (N). Conséquence ? L’éclosion des premiers bourgeons.

Un scoop : la vigne a un point commun avec l’homme : elle transpire ! Et c’est ainsi qu’on assiste chaque année au réamorçage de la pompe pour 6 mois !

La quantité de feuilles augmente, l’évaporation aussi, jusqu’à ce que la vigne ne trouve plus en surface la quantité d’eau nécessaire à ses besoins : c’est «la rupture hydrique ».

 Troisième étape : floraison et dédoublement de la pompe.

Cette rupture, combinée avec l’équilibre jour/nuit, a pour effet de provoquer la floraison. Alors qu’elle vivait seulement une période végétative de croissance lui permettant de mettre en place les panneaux solaires (feuilles), la vigne transfère à présent les produits de la photosynthèse vers la grappe : l’azote, qui jusqu’à présent était une source d’énergie pour la plante, change de fonction : il transfère maintenant les produits de la photosynthèse vers la grappe.

Conséquence ? Les besoins en eau sont fortement réduits. Celle-ci est puisée non plus en surface mais dans les profondeurs. Ainsi notre vigne capte les sels minéraux lourds et complexes de la terre : c’est ce qu’on appelle la  « phase terroir ». Ici, le raisin gagne en arômes et en noblesse.

Les derniers rayons d’été et d’automne confèrent enfin à la peau sa plasticité, et, tout en l’affinant, lui donnent une plus grande résistance à la pourriture.

Si le vigneron a bien travaillé, il cueille le raisin au stade phénolique, où la peau est à son extrême minceur et le raisin à son extrême complexité aromatique : c’est la classe !

Et comme le dit un grand vigneron : « Si nous vivions comme travaille Le Vrai Vigneron, alors nous verrions dans chacun de nos cœur Jésus vivant. »

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