Être chrétien, c’est du sport !

« Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas.» (1 Co 9, 24-25)

Si le sens des références athlétiques dans les écrits de Saint Paul, n’est pas pour nous dire qu’un chrétien doit faire du sport, quel est donc le but de ces passages ? Quel enseignement pouvons-nous en tirer ?

Le monde du sport illustre très bien certaines valeurs qui sont importantes pour les chrétiens, même si la pratique sportive  en soi ne l’est pas forcément pour tout le monde. Certains aspects de l’entraînement et de l’engagement des sportifs  constituent un modèle très utile pour le chrétien qui veut aller de l’avant avec Jésus. In Altum vous propose aujourd’hui 3  réflexions en lien avec le monde du sport.

D’abord, soulignons la notion de discipline… Aucun athlète, aucun sportif n’est arrivé à un haut niveau de performance sans   se consacrer sérieusement à son entraînement et sans s’imposer une discipline draconienne. Le sportif, pour être  performant,  n’hésite pas à se priver ; il se fatigue à se former et à se maintenir, il se laisse enseigner et corriger par ses  entraîneurs. Le  chrétien a besoin de cette même discipline pour avancer et s’engager vers le but fixé : la vie éternelle. Il doit avancer avec  Dieu, en menant le bon « combat de la Foi ».

p.François rugbyLe sport nous enseigne aussi le principe de la persévérance. Nous vivons dans un monde où  beaucoup veulent tout,  tout de suite. Mais une longue course, une épreuve sportive ne se gagne  pas en quelques secondes, il faut de  l’endurance, de la persévérance. La persévérance est plus  que nécessaire dans la vie du chrétien pour ne se pas se  décourager dans les moments difficiles et  pour toujours poursuivre sa course en avant… Mais attention, la  persévérance chrétienne n’est  ni pour gagner le salut, ni pour s’assurer de l’avoir. C’est seulement l’engagement  conséquent de  quelqu’un qui est convaincu de ce qu’il veut. Elle ne produit pas la victoire, mais nous montre  qui est  décidé à avoir cette victoire (la vie éternelle) et qui ne l’est pas.

Enfin le sport nous enseigne une troisième valeur chrétienne, celle de la soumission aux règles,  c’est-à-dire  l’obéissance. «  L’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles  »  comme le dit St Paul dans sa    seconde lettre à Timothée (2Tm2, 5). Dans toute discipline sportive,  on ne peut pas faire n’importe quoi, sinon on est  disqualifié… Pour gagner dans un marathon, il  faut être le plus rapide, mais dans les règles. Il en est de même dans la  vie du chrétien. Celui qui  veut suivre Jésus, ne peut pas faire n’importe quoi. Il y a des limites, des règles et des exigences à  respecter conformément à notre engagement chrétien. Celui qui veut arriver jusqu’au bout doit  « combattre suivant les règles ».

Alors, vivons notre vie chrétienne en vrai sportif, en courant avec joie et « avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée » pour pouvoir dire avec Saint Paul : « j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée. »