La prière face aux souffrances humaines

 

Le Pape en Terre Sainte

Discours aux autorités palestiniennes 

Le Moyen Orient, depuis des décennies, vit les conséquences dramatiques du prolongement d’un conflit qui a produit tant de blessures difficiles à cicatriser ; même quand heureusement la violence ne se déchaîne pas, l’incertitude de la situation et l’incompréhension entre les parties produisent insécurité, droits niés, isolement et exode de communautés entières, divisions, carences et souffrances de tout genre.

En manifestant ma proximité à tous ceux qui souffrent le plus des conséquences de ce conflit, je voudrais dire du plus profond de mon cœur qu’il est temps de mettre fin à cette situation, qui devient toujours plus inacceptable, et ce pour le bien de tous. Que redoublent donc les efforts et les initiatives destinés à créer les conditions d’une paix stable, basée sur la justice, sur la reconnaissance des droits de chacun et sur la sécurité réciproque. Le moment est arrivé pour tous d’avoir le courage de la générosité et de la créativité au service du bien, le courage de la paix, qui s’appuie sur la reconnaissance, de la part de tous, du droit de deux États à exister et à jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues.

 À Bethléem, invitation au Vatican pour prier pour la paix

Dans ce lieu où est né le Prince de la Paix, je voudrais vous adresser une invitation, à vous Monsieur le Président Mahmoud Abbas, ainsi qu’au président Shimon Peres, à élever ensemble avec moi une prière intense pour demander à Dieu le don de la paix. J’offre ma maison au Vatican pour que cette rencontre de prière ait lieu.

Tous, nous voulons la paix. Tant de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes… Beaucoup souffrent et supportent patiemment le travail de tant de tentatives pour construire la paix. Tous, et surtout ceux qui sont au service de leur peuple, nous avons le devoir de devenir des instruments et des artisans de paix, et avant tout  par la prière. Construire la paix, c’est difficile, mais vivre sans la paix est un tourment ! Tous les hommes et les femmes de cette terre et du monde entier nous demandent de porter devant Dieu leur aspiration ardente à la paix.

Discours du pape au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem                  

Aujourd’hui, nous revenons écouter ici la voix de Dieu : ‘‘Adam, où es-tu ?’’. Du sol s’élève un gémissement étouffé : Prends pitié de nous, Seigneur ! Un mal jamais survenu auparavant sous le ciel s’est abattu sur nous (cf. Ba 2, 2). Maintenant, Seigneur, écoute notre prière, écoute notre supplication, sauve-nous par ta miséricorde. Sauve-nous de cette monstruosité. Seigneur tout-puissant, une âme dans l’angoisse crie vers toi. Écoute, Seigneur, prends pitié.

Nous avons péché contre toi. Tu règnes pour toujours (cf. Ba 3, 1-2). Souviens-toi de nous dans ta miséricorde. Donne-nous la grâce d’avoir honte de ce que, comme hommes, nous avons été capables de faire, d’avoir honte de cette idolâtrie extrême, d’avoir déprécié et détruit notre chair, celle que tu as modelée à partir de la boue, celle que tu as vivifiée par ton haleine de vie. Jamais plus, Seigneur, jamais plus ! ‘‘Adam, où es-tu ?’’.

Nous voici, Seigneur, avec la honte de ce que l’homme, créé à ton image et à ta ressemblance, a été capable de faire. Souviens-toi de nous dans ta miséricorde.

  “Priez le chapelet tous les jours en ce mois de Marie”

« Ce mois de Marie nous invite à multiplier au quotidien les actes de dévotion et d’imitation de la Mère de Dieu »,

« Récitez le chapelet tous les jours ! Laissez la Vierge Marie posséder votre cœur, en Lui confiant tout ce que vous êtes et tout ce que vous avez ! »

« Que la Vierge Marie soit maîtresse de tendresse et d’amour pour vous, chers jeunes ».

« Qu’elle vous soutienne, chers malades, dans les moments plus durs de la solitude et de la souffrance ; qu’elle soit un exemple pour vous, chers jeunes mariés, pour vivre dans l’unité et dans l’harmonie familiale ».

Le don de la force

Le Seigneur : Il vient toujours nous soutenir dans notre faiblesse et il le fait avec un don spécial : le don de la force…

Il y a aussi des moments difficiles et des situations extrêmes où le don de la force se manifeste de manière extraordinaire…. L’Église resplendit du témoignage de très nombreux frères et sœurs qui n’ont pas hésité à donner leur vie, pour rester fidèles au Seigneur et à son Évangile. Aujourd’hui aussi, il ne manque pas de chrétiens qui, dans de très nombreux endroits du monde, continuent à célébrer et à témoigner de leur foi, avec une profonde conviction et sérénité, et qui résistent même lorsqu’ils savent que cela peut coûter un prix plus élevé.

Il ne faut pas penser que le don de la force soit nécessaire uniquement dans certaines occasions ou dans des situations particulières. Ce don doit constituer la note de fond de notre être chrétien, dans l’ordinaire de notre vie quotidienne. … Chaque jour de notre vie quotidienne, nous devons être forts, nous avons besoin de cette force, pour mener de l’avant notre vie, notre famille, notre foi. L’apôtre Paul a dit une phrase qu’il nous fera du bien d’entendre : « Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4, 13). Quand nous affrontons la vie ordinaire, quand viennent les difficultés, rappelons-nous ceci : « Je peux tout en celui qui me donne la force ». Le Seigneur donne la force, toujours….. Le Seigneur ne nous met pas à l’épreuve au-delà de ce que nous pouvons supporter. Lui est toujours avec nous.

Chers amis, parfois, nous pouvons être tentés de nous laisser gagner par la paresse ou pire, par le découragement, surtout face aux difficultés et aux épreuves de la vie. Dans ces cas-là, ne baissons pas les bras, invoquons l’Esprit Saint, pour qu’avec le don de la force, il puisse soulager notre cœur et communiquer une force nouvelle …

Que le don de force vous aide à ne pas perdre courage dans les difficultés et vous donne joie et enthousiasme dans votre marche à la suite du Christ !

(Audience du 14 mai 2014)