Le Pape François nous parle

Attention à la vie comme une bulle de savon…

« Tant de chrétiens vivent pour paraître. Leur vie ressemble à une bulle de savon. Et elle est belle cette bulle de savon ! Elle est toute colorée ! Mais elle dure quelques secondes, et après ? Même lorsqu’on regarde des stèles funéraires, on pense que c’est une vanité, parce que la vérité, c’est le retour à la terre nue. La terre nue nous attend, là est notre vérité finale. Entre Temps, je me vante ou je fais quelque chose ? Je fais le bien ? Je cherche Dieu ? Je prie ? Est-ce que je fais des choses consistantes ? La vanité est une menteuse, une fantaisiste, elle se trompe elle-même, elle trompe le vaniteux, parce qu’il feint d’abord d’être, mais finalement il croit être quelque chose. Il y croit vraiment. Le pauvre ! »  « La vanité sème une mauvaise inquiétude, elle enlève la paix. C’est comme ces personnes qui se maquillent trop et qui ensuite ont peur de se prendre la pluie et que tout le maquillage parte. La vanité ne nous apporte pas la paix, seule la vérité nous donne la paix. La vanité, c’est une maladie spirituelle très grave ».

 … de la bulle de savon à l’oignon

(Le Pape François a repris une image utilisée par les Pères égyptiens du désert, celle de l’oignon) « On le prend et on commence à l’éplucher ; on effeuille la vanité aujourd’hui, un peu demain, et toute la vie on effeuille la vanité pour la vaincre. A la fin, on est content : je me suis débarrassé de la vanité, j’ai enlevé toutes ses feuilles à l’oignon, mais il me reste l’odeur sur les mains. Demandons au Seigneur la grâce de ne pas être vaniteux, d’être vrais, avec la vérité de la réalité et de l’Evangile »

26 septembre 2014

« Notre ange gardien existe, écoutons ses conseils »

« Chacun de nous, selon la tradition de l’Église, a un ange avec soi, qui nous garde, qui nous fait sentir les choses. Combien de fois avons-nous entendu : ‘Mais… cela… tu devrais le faire comme ça… Ça, ça ne va pas, fais attention…! pape françois 3C’est la voix de notre compagnon de voyage. Soyons assurés qu’il nous accompagnera jusqu’à la fin de notre vie avec ses conseils, et par conséquent ouvrons l’oreille à sa voix, ne nous rebellons pas… Car la rébellion, l’envie d’être indépendant, c’est une chose que nous avons tous en nous ; c’est l’orgueil, ce qu’a connu notre père Adam au Paradis terrestre : la même chose. Ne te rebelle pas : suis ses conseils. »

« Personne ne marche tout seul et aucun d’entre nous ne peut penser qu’il est tout seul, parce qu’il y a toujours “ce compagnon”. Et « quand nous ne voulons pas écouter ses conseils, écouter sa voix, c’est comme lui dire : ‘Mais, enfin, va t’en !’. Chasser ainsi son compagnon de route est dangereux, parce qu’aucun homme, aucune femme, ne peut se conseiller soi-même. Je peux conseiller quelqu’un d’autre, mais pas me conseiller moi-même. Il y a l’Esprit Saint qui me conseille, il y a l’ange qui me conseille. C’est pour cela qu’on en a besoin. Ce n’est pas une doctrine un peu fantaisiste sur les anges : non, c’est la réalité.

« Moi, aujourd’hui, je me poserais cette question : quel rapport j’entretiens avec mon ange gardien ? Est-ce que je l’écoute ? Est-ce que je lui dis bonjour le matin ? Est-ce que je lui dis : ‘Protège-moi pendant mon sommeil ?’ Est-ce que je parle avec lui ? Je lui demande des conseils ? Il est à mes côtés. Cette question, chacun de nous peut y répondre aujourd’hui : comment est ma relation avec cet ange que le Seigneur a envoyé pour me garder et m’accompagner en chemin, et qui voit toujours le visage du Père qui est aux cieux”.

3 octobre 2014

Une pratique ancienne  mais efficace : l’examen de conscience

« L’Évangile nous rappelle que le diable revient toujours chez nous et qu’il n’arrête jamais de tenter l’homme : “Le diable est patient”- “il ne s’arrête pas tant qu’il n’a pas ce qu’il veut : notre âme. Après les tentations dans le désert, lorsque Jésus fut tenté par le diable, la version de Saint-Luc nous révèle que le démon le laissa tranquille un certain temps mais durant la vie de Jésus, il revenait fréquemment. De la même façon que le diable a poursuivi Jésus jusqu’à la fin, il en fait de même avec nous.

pape françois 4  Il faut protéger notre cœur où habite l’Esprit Saint, protéger le cœur, comme on protège une maison à clef. Et ensuite, veiller sur notre cœur, comme une sentinelle : Combien de fois y entrent de  mauvaises pensées, de mauvaises intentions, des jalousies, des convoitises. Beaucoup de choses entrent dans notre cœur. Mais qui a ouvert cette porte ? Si je ne m’aperçois pas de tous ceux qui  entrent dans mon cœur, mon cœur devient comme une place, où tous vont et viennent. Un cœur sans intimité, où le Seigneur ne peut pas parler et encore moins écouter.

“Jésus nous dit quelque chose, qui semble un peu étrange : « Qui ne se recueille pas avec moi se disperse ».  Il utilise le mot « recueillir». Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons  ce qui se passe  et là nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul et se pose la  question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni  à bien protéger notre cœur.

L’examen de conscience est une grâce parce que protéger notre cœur, c’est protéger l’Esprit Saint qui est en nous. Jésus parle clairement, nous savons que les diables reviennent toujours. Pour protéger, pour veiller sur notre cœur afin que les démons n’y entrent pas, il faut savoir se recueillir, rester en silence devant soi-même et devant Dieu et à la fin de la journée se demander : « Qu’est-il arrivé aujourd’hui à mon cœur ? Quelqu’un que je ne connais pas est-il entré ? La clef est-elle à sa place ?

Si ces démons, très malins, entrent dans notre cœur et qu’à la fin, nous nous faisons avoir, ceci nous aidera à nous défendre de tant de méchancetés, même des nôtres ».

11 octobre 2014