Les messages du Pape pour le temps de Pentecôte

Le pape nous invite à ne pas médire ! 

Philippe Néri et la poule

Philippe Néri« Mordons-nous la langue » une bonne fois quand monte en nous la tentation de médire. Parce que les « zizanières » — comme l’on appelle en Argentine les personnes qui diffusent les commérages — sont un contre-témoignage chrétien, causant également des divisions au sein de l’Église.(…)

Pour rendre sa méditation encore plus concrète et adaptée, François a raconté un épisode de la vie de saint Philippe Néri (photo). « Une femme est allée se confesser et a confessé avoir médit ». Mais « le saint, qui était joyeux, bon, également peu regardant, lui dit : “Madame, comme pénitence, avant de vous donner l’absolution, allez chez vous, prenez une poule, plumez-là et ensuite allez dans votre quartier et semez les plumes de la poule, puis revenez” ». Le jour suivant, « la dame est revenue : “Je l’ai fait, mon père, voulez-vous me donner l’absolution ?” ». La réponse de saint Philippe Néri est éloquente : « Non, il manque quelque chose, Madame, allez dans le quartier et ramassez toutes les plumes » car « c’est cela la médisance : salir l’autre ».

De fait, « celui qui médit, salit, détruit la réputation, détruit la vie et bien souvent sans raison, contre la vérité ». Voilà que « Jésus a prié pour nous, pour nous tous qui sommes ici et pour nos communautés, pour nos paroisses, pour nos diocèses afin “qu’ils soient un” ». En conclusion, François a exhorté à prier « le Seigneur afin qu’il nous donne la grâce et qu’il nous donne le don qui fait l’unité : l’Esprit Saint ».

L’Esprit-Saint nous permet d’aimer comme Dieu !

Nous célébrons aujourd’hui la grande fête de la Pentecôte,… La liturgie nous invite à ouvrir notre esprit et notre cœur au don de l’Esprit Saint,… En effet, être chrétien signifie lier sa propre vie, dans chacun de ses aspects, à la personne de Jésus et, à travers Lui, au Père. C’est dans ce but que Jésus promet l’effusion de l’Esprit Saint à ses disciples. Colombe 2Précisément grâce à l’Esprit Saint, l’Amour qui unit le Père et le Fils et qui procède d’eux, nous pouvons tous vivre la même vie que Jésus. En effet, l’Esprit nous enseigne chaque chose, c’est-à-dire l’unique chose indispensable : aimer comme Dieu aime.

En promettant l’Esprit Saint, Jésus le définit « un autre Paraclet » (v. 16), ce qui signifie Consolateur, Avocat, Intercesseur, c’est-à-dire Celui qui nous assiste, nous défend, est à nos côtés sur le chemin de la vie et dans la lutte pour le bien et contre le mal. Jésus dit « un autre Paraclet » car le premier c’est Lui, Lui-même, qui s’est fait chair précisément pour assumer en lui notre condition humaine et la libérer de l’esclavage du péché…

« Mais le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (v. 26). L’Esprit Saint n’apporte pas un enseignement différent, mais il rend vivant et il rend agissant l’enseignement de Jésus, afin que le temps qui passe ne l’efface pas ou ne l’affaiblisse pas…Toutes les fois que la parole de Jésus est accueillie avec joie dans notre cœur, c’est l’œuvre de l’Esprit Saint.

Regina caeli de Pentecôte 

Que le Saint-Esprit donne de la force à tous les missionnaires ad gentes et soutienne la mission de l’Église dans le monde entier.   Et que l’Esprit Saint nous donne des jeunes — garçons et filles — forts, qui ont envie d’annoncer l’Evangile…

« Seul Dieu peut remplir nos cœurs de son amour, et nous permettre de continuer à marcher ensemble vers la Terre de la liberté et de la vie.

On n’élimine pas la souffrance en éliminant ceux qui souffrent

De Radio Vatican :

Il faut diffuser «un concept de sciences qui se fait ‘service’ et non ‘sélection’». Le Pape l’affirme ce mercredi 25 mai 2016 dans un message signé par le cardinal Secrétaire d’État et adressé aux participants d’une conférence intitulée «Protéger la vie : l’hospice périnatal, une réponse scientifique, éthique et humaine au diagnostic prénatal», organisée à l’occasion du Jubilé de la Miséricorde par un des plus importants hôpitaux de Rome, le Policlinico Gemelli auquel est lié l’Université catholique du Sacré-Cœur qui dispose notamment de facultés de Médecine et de Chirurgie.

François et les maladesService et non sélection 

Dans ce message, le Saint-Père espère que «de nouveaux objectifs seront fixés», en faveur du service à la personne et du progrès de la science médicale, «en se référant constamment, écrit-il, aux valeurs pérennes humaines et chrétiennes, en cherchant de répondre au mieux à la pauvreté qu’est la situation de l’enfant vivant une pathologie grave, avec le maximum d’amour, en diffusant un concept de sciences qui se fait ‘service’ et non ‘sélection’».

Contre la culture du rejet 

Le Pape invite «à un effort quotidien pour mettre en œuvre le projet de Dieu pour la vie, en la protégeant avec courage et amour, avec un style de proximité, en prenant de la distance vis-à-vis de la culture du rejet qui ne propose, dit-il, que des itinéraires de mort, pensant éliminer la souffrance en éliminant ceux qui souffrent». Le Pape exprime enfin son appréciation pour ce qui a été accompli jusqu’à aujourd’hui par un personnel faisant preuve de «compétence et de diligence».