Dernières nouvelles

 

Concile panorthodoxe

Concile panorthodoxeLe 19 juin dernier, la Divine Liturgie de la Pentecôte orthodoxe a ouvert un événement exceptionnel pour l’Eglise : le « Saint et Grand Concile panorthodoxe ».

Ce rassemblement des principaux patriarches orthodoxes, qui n’avait pas eu lieu depuis le schisme de 1054, s’est déroulé du 19 au 27 juin sur l’île de Crète, en présence de plusieurs observateurs d’autres confessions chrétiennes, dont le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens. Au programme des échanges entre les quelques 200 hauts dignitaires de l’orthodoxie présents pour l’occasion, les questions de la diaspora, de la mission de l’Eglise ou encore de la pratique du jeûne ont été évoquées.

Malheureusement, une poignée de jours avant l’ouverture du Concile, quatre des quatorze Églises autocéphales ont finalement refusé d’y participer, alors que toutes les églises orthodoxes étaient pourtant parvenues à s’entendre sur les textes préparatoires. Parmi les patriarches absents au Concile, le plus influent fut sans nul doute Kirill Ier, patriarche de Moscou et de toute la Russie, rival historique du patriarche de Constantinople. Les autres patriarches ayant décliné l’invitation du Concile sont ceux de Bulgarie, de Géorgie et d’Antioche. Malgré ces zones d’ombre fort regrettables, ce Concile panorthodoxe préparé depuis 1961 a tout de même marqué une étape importante dans le processus d’unification des Chrétiens orthodoxes.

Ne pas oublier les Chrétiens d’Orient

L’Aide à l’Église en détresse (AED) et SOS Chrétiens d’Orient ont organisé une soirée pour venir en aide aux chrétiens d’OrientMossoul0712 dans la célèbre Cour des Invalides à Paris le jeudi 23 juin. Au moyen d’un spectacle sur l’histoire de France, ces deux associations ont ainsi collecté des fonds qui seront reversés à la rénovation d’une école syriaque catholique de Badgdad.

La soirée, placée sous le patronage du patriarche d’Antioche, aura donc permis une fois de plus d’alerter l’opinion publique sur le drame vécu par les Chrétiens d’Orient, spécialement nos frères de Syrie.

Laudato si, un an après

Voilà maintenant un an qu’est parue l’encyclique du Pape François Laudato si consacrée aux questions écologiques Depuis lors, plusieurs initiatives ont vu le jour pour mettre en application les exhortations pontificales.

D’autre part, certains groupes de réflexion sur les questions environnementales se sont inspirés de ce texte. Un signe en a été donné lors de la COP 21 où plusieurs chefs d’Etat ont cité l’encyclique. Cependant, il reste que ce texte entendait aussi promouvoir une écologie « intégrale » incluant le respect de l’humain dans toutes ses dimensions. On se rappelle en effet que le Pape y rappelait, au nom de l’écologie, son refus catégorique de l’avortement. Sur ce dernier point, les répercussions concrètes de Laudato si sur les politiques locales et internationales se font encore attendre. A croire que tous les écologistes ne le sont pas jusqu’au bout…

La miséricorde… en acte !

Pour marquer l’Année sainte de la Miséricorde, plus de 50 entreprises de boulangerie italiennes se sont engagées à distribuer 500 kilos de pain par jour, offrant par là un petit geste de miséricorde aux pèlerins qui ont emprunté la via della Conciliazione pour passer la porte sainte de la Basilique Saint-Pierre du 14 au 18 juin derniers. Les offrandes laissées par les pèlerins à cette occasion serviront à financer la construction d’une école d’agriculture au Burkina Faso.

Charge à nous d’imiter les boulangers italiens en faisant, nous-aussi, des actes concrets de miséricorde, qu’elle soit corporelle ou spirituelle.

La liberté d’enseignement remise en cause

Mgr Ricard 0712Alors que le Ministère de l’éducation nationale a annoncé des mesures en vue de renforcer la surveillance des établissements scolaires hors contrat, le cardinal-archevêque de Bordeaux, Mgr Jean-Pierre Ricard, s’est exprimé au nom de l’épiscopat français. Le prélat a fait savoir « son inquiétude et ses plus grandes réserves » en réaction au projet gouvernemental qui, de manière insidieuse, tend à remettre en cause la liberté d’enseignement et à imposer de manière contraignante un modèle éducatif des plus discutables.

Il revient maintenant aux hommes de bonne volonté de rappeler au gouvernement français que les parents, et non l’Etat, sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Devant les dérives dictatoriales de notre démocratie malade, le mot d’ordre de la Manif pour tous demeure toujours d’actualité : On ne lâchera rien…

Lyon et Mossoul à l’heure de la fraternité chrétienneFourviere 0716

Du 23 juin au 26 juin derniers, le diocèse de Lyon a fêté les anniversairesde ses jumelages avec plusieurs diocèses étrangers : celui de Koupéla au Burkina Faso (60 ans), d’Antélias au Liban (25 ans) mais aussi de Mossoul en Irak (2 ans). En juillet 2014, le diocèse de Lyon, sous la houlette du cardinal Barbarin, avait voulu manifester son soutien à la population chrétienne irakienne par un jumelage avec Mossoul. Ce jumelage, qui a reçu alors un bel accueil de la part des fidèles lyonnais, s’est entre autres concrétisé par l’organisation d’une Fête des lumières à Erbil (Kurdistan irakien) en décembre 2014.

Le Pape en Arménie

Le Saint-Père s’est rendu en Arménie du 24 au 26 juin, accomplissant ainsi son 14e voyage apostolique hors de l’Italie. Le Pape a tenu à parcourir ce petit pays aux frontières de l’Europe pour rendre hommage à la foi du peuple arménien, demeuré fidèle au Christ malgré les vicissitudes de son histoire, notamment lors du génocide perpétré par les Turcs ottomans en 1915.

Arménie 0712En effet, malgré les efforts acharnés de l’islamisme pour éradiquer les familles chrétiennes arméniennes, le peuple arménien est demeuré fermement attaché à la vraie foi et la considère toujours comme un élément constitutif de son identité. D’ailleurs, depuis 1991, date de son affranchissement du bloc soviétique dont elle était un satellite, l’Arménie connaît un renouveau spirituel étonnant, à même de faire rougir notre Occident sécularisé… L’histoire de l’Arménie est donc un témoignage éloquent de cette célèbre maxime de Tertullien : « le sang des martyrs est semence de chrétiens ». Merci aux Arméniens de nous stimuler à résister contre les cultures de mort.