Se laisser libérer par Jésus

Nous libérer de nos résistances à la grâce

«Chacun de nous a son propre style de résistance cachée à la grâce mais il faut le trouver et le mettre devant le Seigneur, afin qu’Il nous purifie. Quand il y a des résistances c’est le diable qui les sème, pour que le Seigneur n’aille pas de l’avant.

Il ne suffit pas de dire «Seigneur, Seigneur» pour entrer dans le Royaume des Cieux. Comme dans la Parabole des deux fils que le Père envoie à la vigne : L’un dit «non» et puis y va, l’autre dit «oui» et ensuite n’y va pas. Quand une personne se justifie continuellement, il n’y a pas la bonne odeur de Dieu mais la mauvaise odeur du Diable. Le chrétien n’a pas besoin de se justifier, car il a été justifié par Dieu. Je ne dois donc pas chercher à justifier ma position pour ne pas suivre ce que le Seigneur m’indique.

Nous devons faire tomber les résistances, pour que la grâce aille de l’avant. La résistance en effet cherche toujours à ne pas nous laisser porter en avant par le Seigneur, parce que là où il y a le Seigneur, il y aura une Croix. Quand il y a des résistances, il ne faut donc pas avoir peur, mais il faut demander l’aide au Seigneur en se reconnaissant pécheurs.

Regarde, Seigneur, je cherche à faire ceci pour ne pas laisser entrer ta parole, avec ta grande force, porte-moi secours. Que ta grâce puisse vaincre les résistances du péché. Les résistances sont toujours un fruit du péché originel que nous portons. C’est mauvais d’avoir des résistances ? Non ! Ce qui est mauvais, c’est de les prendre pour se défendre de la grâce du Seigneur. Avoir des résistances est normal, c’est dire “Je suis pécheur, aide-moi, Seigneur”. Préparons-nous avec cette réflexion pour Noël» 

1er décembre 2016

Reconnaître ses péchés et se laisser recréer par Jésus

« Laissons-nous transformer par Jésus, laissons-le nous recréer, en nous libérant de nos péchés.

Jésus guérissait  et les gens le suivaient pour cela,  parce que son message arrivait au cœur.

Mais ce que faisait Jésus n’était pas seulement un changement du laid au beau, du mauvais au bon : Jésus a fait une transformation. Ce n’est pas une histoire de faire beau, ce n’est pas un problème de maquillage : il a changé tout de l’intérieur ! Dieu avait créé le monde ; l’homme est tombé dans le péché ; Jésus vient pour recréer le monde. C’est ceci le message qui apparaît clairement : avant de guérir l’homme pécheur de l’Evangile, Jésus pardonne ses péchés, il le recrée. Il le fait totalement nouveau. Et ceci scandalise !»

Que le Seigneur nous aide à nous préparer à Noël avec une grande foi, parce que pour la guérison de l’âme, il faut une grande foi. Être transformé, c’est la grâce du Salut qu’apporte Jésus. Il faut vaincre la tentation de dire «moi je ne vais pas y arriver», et se laisser au contraire recréer par Jésus. Courage, c’est la parole de Dieu.

«Tous nous sommes pécheurs, mais si je me contente de dire “Oui, oui, j’ai des péchés, je vais me confesser”, tout en continuant ensuite comme si de rien n’était, je ne me laisse pas recréer par le Seigneur. Seulement deux couches de vernis et nous croyons que l’histoire se termine ! Non ! Mes péchés, avec un nom et un prénom : moi j’ai fait ceci, cela, et j’ai honte dans mon cœur ! Et j’ouvre le cœur : “Seigneur, recrée-moi! ” Et ainsi nous aurons le courage d’avancer avec une vraie foi, vers Noël.»

Toujours nous «cherchons à cacher la gravité de nos péchés». Aujourd’hui le Seigneur nous demande : “Courage ! Donne-moi tes péchés et je ferai de toi un homme neuf !”Que le Seigneur nous donne la foi pour croire à cela ! » 

5 décembre 2016

Notre « oui » à Dieu est-il un oui à moitié ou entier ?

« Le livre de la Genèse nous montre le ‘non’ des origines, lorsque l’homme  a voulu n’en faire qu’à sa tête, en choisissant de se suffire à lui-même. Cette attitude le conduit au péché et le coupe de la communion avec Dieu. Dieu n’abandonne pourtant pas l’homme au mal ; il le cherche et lui pose la question : « Où es-tu ? ». Face à ce « non des origines », le passage de l’Évangile nous montre le « oui le plus important de l’Histoire », celui de l’humble jeune fille de Nazareth, Marie. Sa disponibilité et son abandon rendent possible l’incarnation du Fils de Dieu. Jésus se fait l’un de nous, en toute chose, excepté le péché ». Et c’est pour cela qu’il a choisi Marie, la toute pure, l’immaculée, la créature en qui le péché ne trouve aucun espace. Son « oui » humble et fidèle guérit la désobéissance originelle et renverse l’égoïsme du péché. Parfois, nous sommes experts des ‘oui à moitié’, nous excellons à faire semblant de ne pas comprendre la volonté de Dieu ». Mais plutôt que de dire « non », nous disons à Dieu « oui, mais… pas aujourd’hui. Demain je serai meilleur, je prierai, je ferai du bien ». Or, en agissant ainsi, nous fermons la porte au bien, et le mal profite de ces oui manqués.

En revanche, chaque « oui » donne naissance à une histoire de salut, nouvelle et originale, avec Dieu, et particulièrement en ce temps de l’Avent, où Dieu désire nous visiter et attend notre ‘oui’. »

Angélus du 8 décembre 2016

Jean, modèle de vérité et de radicalité

« Jean-Baptiste avait le courage de dire des choses fortes et dures aux docteurs de la loi, aux prêtres. Il leur disait : « espèce de vipères ». Avec ceux qui s’approchaient pour contrôler, mais jamais avec le cœur ouvert, il risquait sa vie, certes, mais il était fidèle. De même avec Hérode il disait: « Adultère, tu n’as pas le droit de vivre ainsi ! ». Il était fidèle à la vérité.

Tout autre était son attitude à l’égard des personnes qui lui demandaient : «Que devons-nous faire pour nous convertir ? » Il ne demandait qu’un petit pas parce qu’il savait qu’ensuite le Seigneur faisait le reste.

Demandons à Jean la grâce du courage apostolique de dire toujours les choses avec vérité, avec de l’amour, de recevoir les gens avec le peu qu’ils peuvent donner.

Que le grand Jean-Baptiste, nous aide sur cette voie, sur les traces du Seigneur.»

15 décembre 2016