La force de la parole

Saint Basile : « C’est à l’école des commandements de Dieu qu’il nous convient d’accueillir son amour. »

« L’amour envers Dieu n’est pas matière d’enseignement. Car personne ne nous a enseigné à jouir de la lumière, à aimer la vie, à chérir ceux qui nous ont mis au monde ou qui nous ont élevés. De même, ou plutôt à plus forte raison, le désir de Dieu ne s’apprend pas par un enseignement venu de l’extérieur ; dès que cet être vivant (c’est l’homme que je veux dire) commence à exister, une sorte de germe est déposé en nous qui possède en lui-même le principe interne de l’amour. C’est à l’école des commandements de Dieu qu’il nous convient de l’accueillir, de le cultiver avec soin, de le nourrir avec intelligence et, par la grâce de Dieu, de le conduire à sa perfection.
J’approuve votre zèle, il est nécessaire pour atteindre ce but. Si Dieu nous l’accorde, et avec l’aide de vos prières, nous allons essayer, autant que l’Esprit Saint nous en donnera le pouvoir, d’exciter l’étincelle de l’amour divin qui se trouve en vous.
Nous devons dire d’abord que nous avons reçu de Dieu, préalablement à tous les commandements qu’il nous a donnés, la force et la capacité de les accomplir ; ainsi nous ne devons ni nous révolter comme si l’on exigeait de nous quelque chose d’inouï, ni être fiers comme si nous apportions plus que nous n’avons reçu. Si nous employons ces forces loyalement et comme il faut, nous vivons saintement selon la vertu ; mais, si nous en faisons un mauvais usage, nous tombons dans le vice.
C’est ainsi que le vice se définit : employer à faire le mal les facultés que Dieu nous a données pour faire le bien, contrairement à ses commandements. Au contraire, la vertu que Dieu attend de nous consiste à employer ces mêmes facultés, sous l’influence d’une conscience droite, selon le commandement de Dieu. »

(Saint Basile, Règles monastiques, Office des lectures, mardi de la 1ère semaine du temps ordinaire)

 

Cardinal Robert Sarah : « Il est nécessaire de parler avec force ! »

« Bien sûr, quand les barbares s’acharnent et emploient les moyens les plus raffinés pour détruire la morale, la famille et le mystère, il est nécessaire de parler avec force. En tant qu’enfants de Dieu, il faut savoir choisir son temps, ses mots, les armes de la foi et de la charité. Les nobles combats ont horreur de la vulgarité et des bavardages inutiles. Quelques phrases suffisent pour dire la vérité.

Aujourd’hui, la crise du monde moderne avec ses sinistres répercussions sur l’Église et ses responsables hiérarchiques n’empêche pas la vie chrétienne de se développer, la foi de se consolider, de s’affermir et de se propager. L’Église continue d’évangéliser les peuples malgré les puissances qui s’acharnent, avec plus de perversité, et tant de moyens financiers et techniques, toujours plus imposants, pour démolir la religion, la morale, la famille, le mariage, les valeurs humaines, spirituelles et éthiques fondamentales.

L’Église connaît aujourd’hui des épreuves extérieures et intérieures sans commune mesure. Il y a comme un tremblement de terre qui cherche à démolir ses fondements doctrinaux et son enseignement moral pluriséculaire. »

La force du silence contre la dictature du bruit,

  1. 341-342

La phrase :

« En matière de foi, le compromis est en contradiction avec Dieu qui est Vérité. »

   Jran-Paul II – encyclique Ut Unum Sint n° 18