Saint José Luís Sanchez del Río (1913-1928) 1/2

Tout pour le Christ Roi!

En octobre 2016 le Pape François canonisait ce tout jeune martyr mexicain et plaçait sa fête le 10 février. En 2014 en France, le film «Cristeros» le rendait célèbre. D’habitude, les films enjolivent la réalité. Pour José Luís, c’est le contraire : comme nous allons le voir, sa beauté spirituelle dépasse de beaucoup ce qu’en montre le film…

Dans son petit village, tout le monde apprécie José, les mamans surtout : avec lui, elles sont tranquilles, leurs enfants ont un ami modèle ! Il les fait jouer, leur parle de Jésus, leur fait faire des visites au St Sacrement. C’est un cavalier hors pair, mais il ne profite jamais de sa force pour dominer. Obéissant et délicat envers ses parents, bon envers les pauvres, il est aussi très fervent : pour rien au monde il n’omettrait son chapelet quotidien et il converse avec Jésus à tout moment du jour. Avec Lui il a conclu un pacte d’amitié pour la vie.

Il a 13 ans lorsqu’éclate au Mexique la persécution la plus sanglante et cruelle qu’il ait jamais connue, celle qu’on a appelée «la guerre cristera». Alors que ses 2 frères aînés sont déjà engagés, José supplie sa mère de le laisser partir aussi, mais elle le trouve trop jeune. «Tu risques de gêner les combattants plutôt que de les aider.» «Ce n’est pas vrai, maman. Tu n’ignores pas que je sais ferrer un cheval et que je cuisine très bien. Tu sais aussi qu’il n’a jamais été aussi facile de gagner son Ciel qu’aujourd’hui. Pourquoi m’empêcherais-tu de tenter moi aussi ma chance ?» Elle finit par le laisser écrire au général don Prudencio : celui-ci le félicite de ses bonnes dispositions et lui donne rendez-vous pour ses 18 ans. L’enfant ne se laisse pas démonter : il répond que non seulement il est bien le meilleur pour le soin des chevaux, mais qu’il n’a pas son pareil dans l’art de faire cuire et griller les haricots, ce qui n’est pas rien ! Le général se laisse attendrir. José-Luis (c’est désormais son nom de soldat) devient très vite la mascotte chérie de tous les combattants, qui le surnomment Tarcisio. Il prépare les feux, dirige de nuit le rosaire et les cantiques, éponge le front des blessés et trouve le moyen de faire rire aux heures sombres. Bientôt, pour son plus grand bonheur, on lui permet de prendre part aux batailles en tant que clairon et porte-drapeau du Christ-Roi.

Un jour, Enrique, un garçon de 9 ans, le voit en train de remonter le moral d’un jeune cristero découragé en lui parlant avec ferveur de la Ste Vierge. Il s’approche et lui dit qu’il aurait voulu être soldat du Christ-Roi comme lui. José lui sourit : «Tu es encore très jeune, mais tu dois beaucoup prier pour moi et pour tous les cristeros.» puis, avec un regard intense il ajoute : «Dieu va peut-être vouloir que tu sois prêtre. Et si tu le deviens, tu pourras faire beaucoup de choses que ni moi ni les autres ne pouvons réaliser. » Ils échangent une chaleureuse poignée de mains et font le pacte de toujours prier l’un pour l’autre. Enrique est devenu prêtre et a fondé la «confrérie sacerdotale des Ouvriers du Christ Roi» qui a des maisons de formation bien au-delà du Mexique.

José Luís est cristero depuis un an et demi. Son rêve du martyre, qui l’habite depuis son enfance, est prêt de se réaliser…

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