Si vous séchez vous êtes un génie !

Bonjour à tous et bienvenue sur la toile de Jips !

Tout d’abord, bonne année à tous les lecteurs du journal le plus lu dans les chaumières ! Un an de plus, cela compte pour une araignée… même quand elle s’appelle Jipsou ! Il y a deux ans, au mois de janvier, on parlait de toutes les traces de l’action du Creator Spiritus, imprimées dans la nature. Parmi ces idées génialissimes, il s’en trouve une assez étrange, voire marrante : la bioluminescence.

Je vais t’attraper, je vais jouer-a-vec-toi. Les fans du Monde de Némo, auront reconnu la fameuse scène où le héros, avec Doris,  est fasciné par le phénomène utilisé par un véritable monstre abyssal afin de le… dévorer ! Pour les autres, bioluminescence est un terme compliqué qui exprime le simple fait que certains organismes produisent de la lumière.

Pourquoi cela renverrait-il à l’intelligence créatrice ? Tout d’abord, parce que l’idée semble assez inattendue venant du hasard, ensuite pour un tas d’autres raisons…

Tout d’abord, la bioluminescence est employée par des être vivants très divers : de La-Grande-Bouche-du-monde-de-Némo à la luciole, en passant par un champignon : le clitocybe lumineux, et le plancton.

Ensuite, elle a un but, un lien entre un effet (ici la bioluminescence) et une finalité. Intimidation ou attirance d’un partenaire, camouflage par éblouissement ou appel au secours du prédateur du prédateur, lampe de poche de service quand il fait un peu trop noir : la nature rentabilise le phénomène ! Parfois même, le but poursuivi est commun. Ainsi, les mâles de certaines espèces de lucioles clignotent de manière synchronisée afin d’être plus repérables.

La bioluminescence en elle-même est un phénomène très complexe à présent presque élucidé. La luciférine possède un noyau dit imidazopyrazinone qui, oxydée par la luciférase, est attaquée par l’oxygène moléculaire avec formation d’un peroxyde cyclique de type dioxétanone, se décompose en libérant une énergie qui laisse le produit dans un état quantique excité, c’est-à-dire lumineux. Vous avez compris ? C’est bien, moi non plus ! En résumé : une enzyme décompose une substance en plusieurs éléments dont un photon, c’est-à-dire une particule lumineuse.

Mais cela était trop simple s’il n’y en avait qu’un type…

Si Monsieur Ver phosphorescent est un petit génie, il est aussi un petit malin… En fait, il nous a caché toute sa culture… En effet, il cultive en son organisme de petites bactéries luminescentes ! C’est donnant-donnant : l’hospitalité en échange de la facture d’électricité ! Mais, désolée pour lui, Mme Seiche, sans antisèches bien sûr, a quant à elle inventé des organes lumineux reliés à son système nerveux lui permettant de contrôler l’émission lumineuse à volonté et de se fondre ainsi dans le décor. Nous sommes donc prêts à lui remettre un prix… mais encore faut-il la trouver !

Allez, à + !

Jipsou (pour les intimes)