La Croix – la Vierge Marie – la Miséricorde

« Lumière dans nos cœurs… »

Saint Sophrone de Jérusalem – Homélie pour la fête des lumières

« Allons à la rencontre du Christ, nous tous qui honorons et vénérons son mystère avec ferveur, avançons vers lui de tout notre cœur. Que tous sans exception participent à cette rencontre, que tous y portent leurs lumières. Si nos cierges donnent un tel éclat, c’est d’abord pour montrer la splendeur divine de celui qui vient, de celui qui fait resplendir l’univers et l’inonde d’une lumière éternelle qui repousse les ténèbres du mal.

C’est aussi et surtout pour manifester avec quelle splendeur de notre âme, nous-mêmes devons aller à la rencontre du Christ. De même, en effet, que la Mère de Dieu, la Vierge très pure, a porté dans ses bras la lumière véritable à la rencontre de « ceux qui gisaient dans les ténèbres » (Is 9,1 ; Lc 1,79), de même, illuminés par ses rayons et tenant en main une lumière visible pour tous, hâtons-nous à la rencontre du Christ.

C’est évident : puisque « la lumière est venue dans le monde » (Jn 1,9) et l’a illuminé alors qu’il baignait dans les ténèbres, puisque « le soleil levant qui vient d’en-haut nous a visités » (Lc 1,78), ce mystère est le nôtre. Courons donc ensemble, allons tous à la rencontre de Dieu. Soyons-en tous illuminés, mes frères, soyons-en tous resplendissants. »

Viens à notre secours … 

Extraits de l’homélie de Benoît XVI lors de la messe des malades à Lourdes

« La Croix est en effet le lieu où se manifeste de façon parfaite la compassion de Dieu pour notre monde […]. Comme l’affirme saint Bernard, la Mère du Christ est entrée dans la Passion de son Fils par sa compassion […]. Comme pour son Fils Jésus, il est possible de dire que cette souffrance l’a conduite elle aussi à sa perfection (cf. He 2, 10), pour la rendre capable d’accueillir la nouvelle mission spirituelle que son Fils lui confie juste avant de « remettre l’esprit » (cf. Jn 19, 30) : devenir la Mère du Christ en ses membres […].

Marie est aujourd’hui dans la joie et la gloire de la résurrection. Les larmes qui étaient les siennes au pied de la Croix se sont transformées en un sourire que rien n’effacera tandis que sa compassion maternelle envers nous demeure intacte […]. Marie aime chacun de ses enfants, portant d’une façon particulière son attention sur ceux qui, comme son Fils à l’heure de sa Passion, sont en proie à la souffrance […].

Ainsi les chrétiens ont-ils depuis toujours quêté le sourire de Notre-Dame […]. Ce sourire de Marie est pour tous ; il s’adresse cependant tout spécialement à ceux qui souffrent afin qu’ils puissent y trouver le réconfort et l’apaisement.

Ici, à Lourdes, Bernadette contempla de manière toute particulière ce sourire de Marie. Celui-ci fut la première réponse que la Belle Dame donna à la jeune voyante qui voulait connaître son identité. Avant de se présenter à elle, quelques jours plus tard, comme « l’Immaculée Conception », Marie lui fit d’abord connaître son sourire, comme étant la porte d’entrée la plus appropriée à la révélation de son mystère.

Dans le sourire de la plus éminente de toutes les créatures, tournée vers nous, se reflète notre dignité d’enfants de Dieu, cette dignité qui n’abandonne jamais celui qui est malade. Ce sourire, vrai reflet de la tendresse de Dieu, est la source d’une espérance invincible […]. Il est des combats que l’homme ne peut soutenir seul, sans l’aide de la grâce divine. Quand la parole ne sait plus trouver de mots justes, s’affirme le besoin d’une présence aimante : nous recherchons alors la proximité non seulement de ceux qui partagent le même sang ou qui nous sont liés par l’amitié, mais aussi la proximité de ceux qui nous sont intimes par le lien de la foi. Qui pourrait nous être plus intime que le Christ et sa sainte Mère, l’Immaculée ? Plus que tout autre, ils sont capables de nous comprendre et de saisir la dureté du combat mené contre le mal et la souffrance […]. Je souhaiterais dire, humblement, à ceux qui souffrent et à ceux qui luttent et sont tentés de tourner le dos à la vie : tournez-vous vers Marie ! Dans le sourire de la Vierge se trouve mystérieusement cachée la force de poursuivre le combat contre la maladie et pour la vie. […] »

… Et nous serons sauvés ! 

Homélie de St Léon le Grand pour le Carême 

« Mes bien-aimés, tous les temps conviennent pour réaliser ce bien de la charité, mais le Carême nous y invite plus spécialement. Ceux qui désirent accueillir la Pâque du Seigneur avec la sainteté de l’esprit et du corps doivent s’efforcer avant tout d’acquérir ce don qui contient l’essentiel des vertus et qui couvre la multitude des péchés. C’est pourquoi, au moment de célébrer le mystère qui surpasse tous les autres, celui par lequel le sang de Jésus-Christ a effacé nos fautes, préparons en premier lieu les sacrifices de la miséricorde. Ce que la bonté de Dieu nous a accordé, accordons-le à ceux qui ont péché contre nous ».

La phrase :

« Le catéchisme vaut plus qu’un carême bien observé. »                                                                                   

 (St Jean-Baptiste de Rossi)a