Connaissez-vous Jim Caviezel ?

Il a joué le Christ dans le célèbre film de Mel Gibson : « La Passion du Christ ».

Quand il a été appelé pour jouer ce rôle, Jim a pris en compte deux choses importantes : premièrement, s’il disait oui, il risquait de ne plus pouvoir jouer dans un autre film. Deuxièmement, il venait d’avoir trente-trois ans et portait les initiales J.C. !

Écoutons-le nous en parler :

« Je m’étais dit que si je faisais ce film, je ne dépeindrais pas la passion de la médiocrité. Je ne voulais pas non plus dépeindre l’action de façon païenne, en disant que Jésus n’a pas été livré par les siens, mais que ce sont les Romains les seuls responsables de sa mort. Si on regarde les choses en face, on voit bien que nous participons tous au fait de livrer Jésus, quand nous contribuons au péché ; spécialement lorsque ce sont des chrétiens qui le trahissent. Mais Jésus, continuellement, nous dit de nous relever, d’essayer à nouveau et de continuer la route. »

« Durant tout le film, je priais tout le temps, et je méditais tout le temps. »

« Durant le tournage, je devenais Jésus. Je ne voulais pas que les gens me voient moi, mais qu’ils voient Jésus. Et je voulais que les gens qui iraient au cinéma puissent faire l’expérience de la façon dont Dieu les voit, et non pas de la façon dont ils se voient eux-mêmes. Car la façon dont Dieu nous voit, c’est ce que nous sommes vraiment. »

Le tournage n’a pas été sans difficultés. Il y a eu des pressions pour arrêter le film mais aussi des souffrances physiques. Au début des scènes de la Croix, Jim a eu l’épaule disloquée et à chaque prise, la Croix rouvrait ses blessures ; il a reçu un coup de fouet lors de la flagellation, et il a même été foudroyé ! Il dira : « Si nous avions fait ça dans un studio, vous n’auriez jamais eu cette scène : la souffrance a fait la qualité de mon jeu, comme elle le fait pour nos vies. »

Il ne s’arrête pas qu’au film mais il veut que tous, nous suivions Jésus :

« Il y a beaucoup de souffrances et de peines avant la Résurrection ! Votre chemin ne sera pas différent, donc prenez votre croix et courez vers le but. Dieu appelle chacun de nous, chacun de vous, pour de grandes choses, mais bien souvent nous ne répondons pas, en considérant cet appel comme une idée passagère. Il est temps pour notre génération d’accepter cet appel : l’appel de Dieu nous presse tous de nous donner entièrement à lui. Pour avoir conscience de sa main qui nous guide avec tendresse, il faut commencer par jeûner, prier, méditer les Écritures, avoir recours sérieusement aux sacrements. »

Il finit en nous mettant sur la voie :

« Le nom de Saul veut dire « le désiré, le grand » ; celui de Paul signifie « le petit ». En faisant ce film (Paul, Apôtre du Christ, son dernier film), j’ai compris qu’en changeant simplement une seule toute petite lettre, on peut devenir grand aux yeux de Dieu, mais cela nous demande de devenir petit… si nous voulons être grand. C’est la voie des saints, c’est la voie de Dieu, celle de Saul devenu saint Paul. »