Tournent les jours dans la ronde des ans…

Plusieurs jours particuliers viennent rythmer cette période de Carême et du temps pascal… Certains ont changé de nom au fil du temps…Petit (re)tour pour connaître les noms d’origine et l’origine des noms !

Le carnaval 

Le mot carnaval vient du latin médiéval « carne levare », c’est-à-dire « enlever la viande ». La viande désigne plus globalement « le gras » que l’on mange les jours gras. Le carnaval signe donc l’arrivée du Carême, avec les derniers « jours gras » (le mardi gras étant le dernier) avant que la viande ne disparaisse de nos assiettes pour le temps du Carême ! Aujourd’hui, l’Église nous demande de pratiquer deux jours de jeûne et d’abstinence : le mercredi des Cendres et le Vendredi saint. Mais les vendredis de Carême, rappelons-le, sont tous des jours d’abstinence (sans viande). Soyons donc fidèles à ces petits sacrifices qui nous aideront à être plus unis à Jésus souffrant et aimant pour nous.

Le Dimanche de Laetare 

Son nom vient du 1er mot latin de l’introït de ce 4e dimanche de Carême : « Réjouissez-vous », reprenant la parole du prophète Isaïe (Is 66, 10-11). Comme au dimanche de Gaudete, au milieu de l’Avent, l’Église fait une pause dans la pénitence quadragésimale pour mieux se hâter vers les joies pascales. Pour mieux le signifier, on porte en ce jour des ornements roses. Tout en nous rapprochant de la Passion de Jésus et de la Croix, signe de notre Rédemption, la liturgie de ce dimanche nous rappelle que la source de notre salut est un motif de joie pour les chrétiens.

Le Dimanche de la Passion 

C’est le dimanche où l’on se prépare à accompagner le Seigneur dans sa Passion par la lecture de l’Évangile de la Passion (cette année, Mc 14, 1 – 15, 47). S’il coïncide aujourd’hui avec le dimanche des Rameaux, il était célébré, avant la réforme du concile Vatican II, le dimanche précédent.

Le Dimanche de Quasimodo 

… n’est plus nommé ainsi, mais 2e dimanche de Pâques ou, plus récemment encore, dimanche de la Miséricorde, depuis que le pape Jean-Paul II l’a institué en 2000, le jour de la canonisation de sainte Faustine. Ce dimanche tenait lui aussi son nom du 1er mot latin de l’introït : « Quasimodo geniti infantes », c’est-à-dire « Comme des enfants nouveau-nés… ». En ce dimanche octave de Pâques, les nouveaux baptisés de la Vigile pascale apparaissaient sans les aubes qu’ils avaient portées toute la semaine : c’est pourquoi on appelait aussi ce jour le dimanche in albis (sous-entendu depositis : « dimanche aux aubes déposées »).

(Cf. Lexique et glossaire du site Liturgie et sacrements de la Conférence des évêques de France)