Vous êtes tombés dans les plumes… vous êtes plumés !

La plume ? Encore une merveille de la Création* !

Bonjour à tous et bienvenue sur la toile de Jips ! L’arachnide toujours en poste au-dessus du bureau d’Henri de Tout voudrait vous parler d’un de ses amis : le piaf à plumes.

Au vol !

Aucun oiseau ne vole sans ailes (s’il vous plaît, ne vérifiez pas). À part la poulette ou autres assimilés, les oiseaux ont des ailes pour… voler !

La morphologie de l’oiseau diffère en fonction de son mode de vie : vous ne pouvez demander à un albatros de butiner des fleurs en faisant du surplace comme le colibri…

À l’aile !

Le point commun entre un piaf et un ado ? Ça a souvent faim ! L’aile est adaptée au type de vol de l’oiseau, lui-même adapté à son régime alimentaire. Le piaf est donc une bestiole très unifiée et tout semble en lui tendu vers un seul but : manger, heu… voler ! Ainsi, pour prendre un exemple, son squelette est fortement adapté au vol : très légers, ses os sont assez solides pour résister aux efforts du décollage, du vol et de l’atterrissage.

Il existe plusieurs types de piafs : le piaf à grande vitesse, le piaf planeur, le piaf nerveux, etc. Il existe aussi plusieurs types d’ailes : aile elliptique pour les oiseaux forestiers, aile à grande vitesse (comme chez le martinet), aile à grand allongement (goéland) et aile large munie d’interstices pour les grands planeurs (vautour).

Vous vous êtes sans doute déjà amusés à faire des avions en papier, on ne vous ne demandera pas où ? Ça ne vole que dans la mesure où le plan du pliage était suivi, et le pliage réussi. Pensez donc maintenant à une aile sans cesse en mouvement et soumise à de fortes contraintes ! Les ailes des oiseaux font envie aux plus grands ingénieurs aéronautiques de par leur capacité d’adaptation.

Aux plumes ! (soyez respectueux : attendez d’avoir tout lu pour dormir).

Il existe une dizaine de sortes de plumes réparties sur l’aile de l’oiseau, chacune ayant sa place et son rôle. Chaque bord de la plume doit s’imbriquer dans l’autre et constituer ainsi une surface parfaitement lisse, propice à l’écoulement de l’air ; ainsi voit-on souvent les oiseaux remettre un peu d’ordre dans tout ce complexe de fibres.

Tout dans la plume est en vue d’un prodigieux aérodynamisme. Ainsi tout s’articule autour d’une hampe centrale très dure et dont la rigidité décroissante permet une incroyable souplesse. Mais ce n’est pas tout ! Plus la courbe de la hampe est forte, plus les barbes (espèce de poils qui partent de la hampe à 45°) se resserrent, renforçant ainsi la cohésion de la plume entière.

Les plumes les plus filamenteuses, outre sans doute la douce impression de voler dans un plumard, permettent aussi une glisse optimum lors des frottements.

En outre, certains volatiles ont certaines plumes qui ne muent pas, mais se dégradent en poussière, dont ces pingouins s’enduisent ensuite pour rendre imperméable leur combinaison !

* Jips décline toute responsabilité auprès des parents quant aux effets secondaires de cet article.