Carlo Acutis (1991-2006) – (2/2)

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 Génie de  l’informatique et de la sainteté! 

« Chaque seconde qui s’écoule est une seconde de vie en moins dont nous disposons pour nous sanctifier. »

Cette phrase, c’est tout Carlo : un adolescent déterminé à ne pas perdre de temps pour atteindre le seul objectif valable de la vie : la sainteté. Pari gagné ! Lorsque à quinze ans, une leucémie l’emporte en un mois, non seulement il est prêt, mais il est heureux. Attention, ne croyez pas pour autant qu’il soit déconnecté de la vie. Se connecter, il sait faire… puisque à quatorze ans, il a créé son site, mis au point des expositions sur des questions de la foi, tourné des films sur des saints et mis en page des revues pour enfants. Vous l’avez compris : il s’efforçait de trouver sans cesse de nouvelles façons d’aider les autres à renforcer leur foi.

Mais Carlo n’est pas un accroc de l’écran : bon élève de l’Institut Léon XIII à Milan, il s’intéresse à tout, cultive les bonnes amitiés (spécialement avec ceux qui n’ont pas beaucoup d’amis), donne de son temps aux malades et aux personnes âgées, fait le catéchisme. Sa vie n’est pas pour autant éclatée : il s’est définitivement fixé un objectif le jour de sa première communion, à sept ans : « Être toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie. » Et il en prend tout de suite les moyens : messe et chapelet quotidiens, confession hebdomadaire ! Devenu adolescent, s’il est parfois bousculé, rien ne peut lui enlever ses certitudes : « L’Eucharistie, c’est l’autoroute du Ciel », « Plus nous communierons, plus nous deviendrons semblables à Jésus, et déjà, sur cette terre, nous aurons un avant-goût du Paradis. » Sa maman témoigne qu’il lui demandait souvent : « Pourquoi tant de gens font des queues interminables pour un concert ou un match et ne trouvent jamais de temps pour rester même une minute devant le tabernacle où nous attend Jésus pour nous soutenir dans notre parcours terrestre ? » Il connaît presque par cœur l’Évangile et aime particulièrement méditer sur la Passion. Quand il pèlerine à Assise, il prie toujours longuement à la Verna, lieu où saint François reçut les stigmates.

« La tristesse, c’est le regard tourné vers soi-même, le bonheur, c’est le regard tourné vers Dieu. » Carlo rayonne la joie. CQFD. Non sans combat spirituel : « La sainteté n’est pas un processus d’ajout mais de soustraction. Un Moi qui s’efface pour laisser la place à Dieu. » « Qu’importe à l’homme de remporter mille batailles si, par la suite, il est incapable de triompher de lui-même. » Sans jamais perdre de vue le but : « La montgolfière, pour s’envoler vers les hauteurs, a besoin de se délester de ses poids, tout comme l’âme, pour s’élever vers le Ciel, a besoin d’enlever même les plus petits poids que sont les péchés véniels. »

Trop difficile, le chemin de Carlo ? Il te répond du tac au tac : « La conversion n’est autre que le regard porté du bas vers le Haut, un simple mouvement des yeux suffit », et il te rappelle gentiment : « Notre objectif, c’est d’être infinis, pas finis. L’Infini est notre patrie.  Depuis toujours, sommes attendus au Ciel. »