Mystère pascal – Rédemption – Miséricorde

Ressuscité, il nous fait vivre ! 

Extrait de la constitution du deuxième concile du Vatican sur la Liturgie (SC 5-6)

L’œuvre de la Rédemption des hommes et de la parfaite glorification de Dieu, à laquelle avaient préludé les grandes œuvres divines dans le peuple de l’Ancien Testament, le Christ Seigneur l’a accomplie principalement par le mystère pascal de sa bienheureuse Passion, de sa Résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse Ascension ; mystère pascal par lequel « en mourant il a détruit notre mort, et en ressuscitant il a restauré la vie » (Préface de Pâques). Car c’est du côté du Christ endormi sur la Croix qu’est né « l’admirable sacrement de l’Église tout entière » (Oraison du Samedi Saint avant la réforme de la Semaine Sainte).

C’est pourquoi, de même que le Christ fut envoyé par le Père, ainsi lui-même envoya-t-il ses Apôtres, remplis de l’Esprit-Saint, non seulement pour que, prêchant l’Évangile à toute créature, ils annoncent que le Fils de Dieu, par sa mort et sa résurrection, nous a délivrés du pouvoir de Satan ainsi que de la mort, et nous a transférés dans le Royaume de son Père, mais aussi afin qu’ils exercent cette œuvre de salut qu’ils annonçaient, par le Sacrifice et les Sacrements autour desquels gravite toute la vie liturgique. C’est ainsi que, par le Baptême, les hommes sont greffés sur le mystère pascal du Christ : morts avec lui, ensevelis avec lui, ressuscités avec lui ; ils reçoivent l’esprit d’adoption des fils « dans lequel nous crions : « Abba, Père » » (Rm 8,15), et ils deviennent ainsi ces vrais adorateurs que cherche le Père. Semblablement, chaque fois qu’ils mangent la Cène du Seigneur, ils annoncent sa mort jusqu’à ce qu’Il vienne. C’est pourquoi, le jour même de la Pentecôte où l’Église apparut au monde, « ceux qui accueillirent la parole » de Pierre « furent baptisés ». « Et ils étaient assidus à l’enseignement des Apôtres, à la communion fraternelle dans la fraction du pain et aux prières… louant Dieu et ayant la faveur de tout le peuple » (Ac 2,41-47). Jamais, dans la suite, l’Église n’omit de se réunir pour célébrer le mystère pascal ; en lisant « dans toutes les Écritures ce qui le concernait » (Lc 24,17), en célébrant l’Eucharistie dans laquelle « sont rendus présents la victoire et le triomphe de sa mort » et en rendant en même temps grâces « à Dieu pour son don ineffable » (2Co 9,15) dans le Christ Jésus « pour la louange de sa gloire » (Ep 1,12) par la vertu de l’Esprit-Saint.

La phrase :

« Nous devons être les enfants de la lumière dans un monde enténébré, les témoins de la joie dans un monde sans espérance                                                                                                    (P. (Marie-Joseph Gerber, ofm. cap.)

« Celui qui me juge, c’est le Seigneur » (1Co, 4, 4) 

Du père S. Martin, fondateur des Franciscains de Marie (1988), mouvement approuvé par le pape Benoît XVI en 2007

« L’usage qui est fait du concept de miséricorde est un usage absolument démagogique, et donc faux et nocif. Le concept de Miséricorde, mal compris, séparé du concept de Vérité – donc du concept d’Amour – peut être nocif, terriblement nocif. Même pour la personne théoriquement invitée à en bénéficier. » « Je crois qu’il y a des moments dans la vie où il faut avoir le courage de parler. Et de parler franchement, honnêtement […]. Pour que certaines choses ne se produisent pas, c’est le moment décisif de parler. […]. Le Nouveau Testament n’est pas le seul testament. La Révélation du Christ, le Nouveau Testament, est une révélation qui complète une autre révélation. L’oublier, c’est enlever les fondations du bâtiment, provoquant ainsi sa ruine. Dieu est amour, oui, mais en premier, Il ne nous a pas enseigné qu’Il est amour. En premier, Il nous a enseigné qu’Il est le Tout-Puissant, qu’Il est le Seigneur, qu’Il est le Juge. Un juge aimant, un juge paternel, un juge miséricordieux, mais un juge. Mépriser le concept de Dieu comme juge, traiter le Juge comme s’il était un criminel : voilà ce à quoi nous sommes arrivés! Jésus affirme qu’Il est le Chemin et Il considère le Décalogue comme quelque chose qui ne peut pas être effacé. Personne ne peut le faire ! Par conséquent, mépriser la moralité comme on le fait en ce moment, dire – comme beaucoup le disent – que le christianisme n’est pas un moralisme – et ainsi qu’on peut être chrétien en marge d’un comportement éthique – c’est réduire le christianisme à du sentimentalisme. »

Selon cette conception, « je fais ce que je veux de ma vie et je prétends de Dieu qu’il soit content de moi ». Mais « affirmer que la Miséricorde doit être appliquée en marge de la Vérité ou contre elle, cela est contraire aux enseignements du Christ ». Affirmer qu’il n’y a pas de Vérité absolue et objective « n’est pas seulement nier deux mille ans de pensée chrétienne », mais aussi « rétrograder culturellement à une époque antérieure à Socrate ».

Mon histoire, ma patrie, ma liberté ! 

Extrait d’une homélie du Bx P. Popielusko, prêtre polonais martyr du communisme en 1984 

« Jésus-Christ, même s’il a été envoyé dans le monde entier pour proclamer la Bonne Nouvelle à toutes les populations et toutes les nations, avait sa terre natale. Une terre natale ayant son histoire et sa culture. Il s’est plié aux droits légitimes de sa patrie alors qu’il aurait pu y échapper, en tant que Dieu.

Le Christ a voulu souligner, grâce à cela, l’importance pour tout homme, d’avoir sa patrie. Tout homme est lié à sa patrie par sa famille et son lieu de naissance. Il est impossible d’écrire l’histoire d’un pays sans son passé, comme d’oublier la voix chrétienne de notre nation.

Le peuple possédant une tradition chrétienne millénaire tendra toujours vers la liberté. »