Les bienfaits de la lucidité, du discernement

Le sport, école de vertu

Voici un bel encouragement du pape Pie XII, en 1956, sur les vertus du sport et ses effets sur la vie spirituelle…

« Le sport, et peut-être spécialement le football, peut aussi être une école de vertus ; de vertus individuelles dans son propre perfectionnement qui suppose plus d’une fois beaucoup d’assiduité, beaucoup de sacrifice, beaucoup de préparation intérieure, beaucoup d’humilité en recevant et en assimilant les leçons, beaucoup d’abstinence en évitant tout ce qui peut être contraire à la profession que l’on vit, beaucoup d’abnégation en persévérant dans les périodes difficiles, beaucoup de loyauté en rendant tout ce que l’on doit rendre en toutes occasions, beaucoup de supériorité d’esprit pour savoir perdre sans se démonter, beaucoup de charité pour savoir vaincre sans humilier l’adversaire ; et de vertus sociales, spécialement en sachant occuper le poste qui vous a été assigné dans l’équipe, dans la tactique qui doit être appliquée en ce moment, en sacrifiant l’éclat personnel, en facilitant le travail d’ensemble, en étant un rouage exact dans le mécanisme compliqué que réclame la tactique moderne, sans égoïsme, sans vanité, sans questions personnelles, avec cette ascèse spéciale qui fait de l’athlète un bon exemple, y compris pour ceux qui veulent vivre sciemment la mortification chrétienne dans toutes les circonstances de leur vie.

Car il est bien certain que dans la vie courante également et pour ne pas perdre la partie, très souvent il faudra défendre son terrain avec intrépidité, assurance et énergie, si l’on ne veut pas être débordé par les passions déchaînées ; très souvent, il faudra savoir se déplacer sur le terrain difficile au milieu du champ pour savoir trouver le moment de passer à l’attaque, sans perdre de vue les mouvements de l’adversaire et les dangers possibles de son propre but ; très souvent, il faudra se lancer en avant avec intelligence, résolution et agilité, en bon accord avec toute la ligne, pour ne pas manquer le moment favorable et ne pas laisser perdre ce qui, parfois, est décisif dans la vie.

Courage donc, très chers fils, et continuez à donner le bon exemple en tout, comme sportifs, comme citoyens et, surtout, comme chrétiens pratiquants. »

« Apprenez de plus en plus à réfléchir, à penser ! »

En ce temps de rentrée, écoutons cet appel de saint Jean-Paul II aux jeunes de France à Paris, le 1er juin 1980 :

« L’esprit est la donnée originale qui distingue fondamentalement l’homme du monde animal et qui lui donne un pouvoir de maîtrise sur l’univers. […] Sauvegardez à tout prix en vous et autour de vous le domaine sacré de l’esprit ! Vous savez que dans le monde contemporain, il existe encore, hélas, des systèmes totalitaires qui paralysent l’esprit, portent gravement atteinte à l’intégrité, à l’identité de l’homme, en le réduisant à l’état d’objet, de machine, en le privant de sa force de rebondissement intérieur, de ses élans de liberté et d’amour. Vous savez aussi qu’il existe des systèmes économiques qui, tout en se flattant de leur formidable expansion industrielle, accentuent en même temps la dégradation, la décomposition de l’homme.

Même les mass-media, qui devraient contribuer au développement intégral des hommes et à leur enrichissement réciproque dans une fraternité croissante, ne sont pas sans provoquer non plus un martèlement et même l’envoûtement des intelligences et des imaginations, qui nuisent à la santé de l’esprit, du jugement et du cœur, déforment chez l’homme la capacité de discerner ce qui est sain de ce qui est malsain. Oui, à quoi bon des réformes sociales et politiques même très généreuses, si l’esprit, qui est aussi conscience, perd sa lucidité et sa vigueur ?

Pratiquement, dans ce monde tel qu’il est et que vous ne devez pas fuir, apprenez de plus en plus à réfléchir, à penser ! Les études que vous faites doivent être un moment privilégié d’apprentissage de la vie de l’esprit. Démasquez les slogans, les fausses valeurs, les mirages, les chemins sans issue ! Je vous souhaite l’esprit de recueillement, d’intériorité. Chacun et chacune de vous, à son niveau, doit favoriser le primat de l’esprit et même contribuer`à remettre en honneur ce qui a valeur d’éternité plus encore que d’avenir. »

Qu’est-ce qu’aimer ?

Autre extrait du discours de saint Jean-Paul II aux jeunes de France à Paris, le 1er juin 1980 :

« Aimer, c’est essentiellement se donner aux autres. Loin d’être une inclination instinctive, l’amour est une décision consciente de la volonté d’aller vers les autres. Pour pouvoir aimer en vérité, il faut se détacher de bien des choses et surtout de soi, donner gratuitement, aimer jusqu’au bout. Cette dépossession de soi – œuvre de longue haleine – est épuisante et exaltante. Elle est source d’équilibre. Elle est le secret du bonheur.

Jeunes de France, levez plus souvent les yeux vers Jésus-Christ ! Il est l’Homme qui a le plus aimé, et le plus consciemment, le plus volontairement, le plus gratuitement ! Méditez le testament du Christ : ’’Il n’y a pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.’’ Contemplez l’Homme-Dieu, l’homme au cœur transpercé ! N’ayez pas peur ! Jésus n’est pas venu condamner l’amour mais libérer l’amour de ses équivoques et de ses contrefaçons. […]

Jeunes de France, c’est l’heure plus que jamais de travailler la main dans la main à la civilisation de l’amour, selon l’expression chère à mon grand prédécesseur Paul VI. Quel chantier gigantesque ! Quelle tâche enthousiasmante ! »

La phrase :

« La foi rend heureux à partir de l’intérieur. »                                                                                                     

                                                       (Benoît XVI)