Il y a cinquante ans : le Credo du pape Paul VI

 Ce mois-ci : la Vierge Marie dans le mystère de la Foi

L’Immaculée Conception de la Vierge Marie.

Paul VI proclame : « Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures. » 

Pour être la Mère du Sauveur, Marie fut pourvue par Dieu de dons à la mesure d’une si grande tâche ! Au long des siècles, l’Église a pris conscience que Marie, « comblée de grâce » par Dieu, avait été rachetée dès sa conception. C’est ce qu’affirme le dogme de l’Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le pape Pie IX.

– Cette sainteté éclatante de Marie dès le premier instant de sa conception est absolument unique et lui vient tout entière des mérites du Christ.

– Depuis toute éternité et plus que toute autre personne créée, Notre-Dame a été choisie par Dieu pour être sainte et sans la tache du péché originel. Elle est vraiment « la Toute-Sainte », comme la chante la Tradition orientale (CEC 491-493).

L’Assomption de la Vierge Marie

Paul VI proclame : « Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité, en anticipation du sort futur de tous les justes. » 

La Vierge Marie, préservée de toute atteinte du péché originel, est restée, par la grâce de Dieu, pure de tout péché personnel tout au long de sa vie. C’est pourquoi, à la fin de sa vie terrestre, elle est entrée dans la gloire du Ciel avec son âme et son corps (CEC 966). C’est ce qu’on appelle l’Assomption de la Vierge Marie, que nous fêtons le 15 août. À la différence de nous, pauvres pécheurs, le corps de Notre-Dame n’a pas connu la corruption. Son Assomption est une participation particulière à la Résurrection de son Fils et une anticipation de la résurrection de tous les justes.

Notre Mère dans l’ordre de la grâce

Paul VI proclame : « Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au Ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés. »

Par son obéissance, par sa foi, par son espérance et par sa charité, la Sainte Vierge Marie a apporté à l’œuvre du salut opérée par Jésus-Christ une coopération sans pareille pour que soit rendue aux âmes la vie divine. En cela, elle est devenue, dans l’ordre de la grâce, notre Mère au Ciel. Ainsi, après son Assomption, son rôle maternel ne s’arrête pas : par son intercession et par ses nombreuses apparitions dans le monde entier (surtout en France), Elle continue de nous obtenir des grâces pour la vie éternelle. C’est pourquoi elle est invoquée dans l’Église sous les titres d’avocate, d’auxiliatrice, de secourable, de médiatrice (CEC 969).