« Tu sais-tu » d’où vient l’accent québécois ?

Le Canada. Avec ses longues étendues de pins et d’érables recouverts de neige, son été indien et ses grandes villes « à l’américaine ». Parmi ses dix provinces, il en est une de bien particulière…

Là bas, on ne va pas chez le dépanneur pour faire la vidange mais pour faire ses courses ; on ne parle pas, on jase ; on ne mange pas des sandwichs, mais des sous-marins. On ne se promène pas en t-shirt, non en raison des températures qui sont plus adaptées à l’ours polaire qu’à l’homme, mais parce qu’on ne met que des chandails.

Les Français ont beau se moquer de leur accent, les Québécois ont pour eux une histoire, une histoire qui explique les mélodieuses particularités de cet accent. En 1534, Jacques Cartier découvrit le Québec. Celui-ci devint ainsi une colonie française qui ne tarda pas à être peuplée par des Bretons, des Normands, des Basques, qui enrichirent la langue de leurs divers dialectes.

Le passage du statut de colonie française à celui de colonie britannique en 1763 amorça une nouvelle étape de différenciation entre la langue de la métropole européenne et celle d’outre mer.

En 1789, les intellectuels français à l’origine de la Révolution, imposèrent à Paris une nouvelle prononciation de la langue : les voyelles devaient être prononcées plus fermement et les mots être mieux articulés. Il semblerait même que le français parlé par les Parisiens ait beaucoup plus évolué que le québécois. C’est ainsi que nos amis d’outre-Atlantique aiment à rappeler qu’ils parlent le français historique !

S’il est historique, il a tout de même subi l’influence de la langue anglaise qui est encore maintenant très présente. D’où une certaine inquiétude du gouvernement face à l’emprise de la langue de Shakespeare. Pour protéger le français au Québec, une loi, dite « loi 101 », a été promulguée dans les années 1970.  Elle déclare le français langue officielle du Québec ainsi que langue officielle au travail, dans les publicités ou dans les communications.

L’alliage résultant de l’utilisation des deux langues a consisté premièrement dans une francisation des mots anglais, à en déconcerter les Français eux-mêmes : les panneaux « Stop » se sont transformés en panneaux « Arrêt » et les « Drive » des fast food sont des « Service au volant ». Deuxièmement, dans une tendance très ancrée aux anglicismes : les ventilateurs sont des « fans », les gens ne s’amusent pas mais ont du « fun ».

Le Canada ne finira jamais de nous surprendre. Mais en attendant, prions pour cette patrie placée sous le patronage de St Joseph, et que sa politique ne cesse d’éloigner de Dieu.

La poutine, plat typique de la région de Montréal

(cf image)

Terminons en douceur avec quelques perles de québécois :

Voiture = char

Merci = bienvenue

Bonjour = allô

S’amuser = avoir du fun

Il pleut beaucoup = il pleut à boire debout

Bonnet = tuque

Fil de fer = broche

Ça va décoiffer = Attache ta tuque avec de la broche

Sais-tu… = tu sais-tu…