De blancs flocons de neige…

Dans le grand désert où vous vivez, dans la mer immense d’impureté qui recouvre ce monde possédé par le Mauvais, de blancs flocons de neige descendent de mon Cœur Immaculé sur vous, fils qui m’êtes consacrés…

L’hiver est là. La grande fête de Notre-Dame des Neiges approche. Symbole de pureté, la neige a toujours fasciné les cœurs d’enfants. Ce matin, de blancs flocons de neiges virevoltent au gré des rafales d’un vent frais qui souffle… Brrr. Merci mon Dieu de me permettre de jouir d’un peu de chauffage afin surmonter le froid piquant de l’hiver. Là, contre la fenêtre, se colle, de temps à autre, un flocon éphémère, qui, l’espace d’un instant, laisse entrevoir sa forme géométrique parfaitement ordonnée, avant de fondre comme neige au soleil pour laisser la place à un nouvel exemplaire, unique lui aussi, tout aussi éphémère.

Quelle merveille ! Chaque flocon de neige est absolument unique. Il est une petite sculpture de glace qui se forme en quelques minutes dans le cœur d’un nuage à partir d’une minuscule goutte d’eau (10 μm de diamètre) qui gèle, spontanément ou autour d’une fine particule de poussière, de pollen ou de sable, d’un infime éclat de cendre volcanique ou d’un minuscule fragment de météore. En raison de la forme de la molécule d’eau, le cristal de glace possède toujours à ce stade une forme de prisme à base hexagonale. Il se développe ensuite plus ou moins vite en fonction de la température, de la pression et de l’humidité. Les pointes de l’hexagone captent la vapeur d’eau dans l’air et forment des dendrites qui se ramifient, ce qui explique que beaucoup d’entre eux ressemblent à une sorte d’étoile à six branches incroyablement symétrique, faite de lignes droites et de courbes parfaites : un impressionnant chef-d’œuvre artistique conçu par le Créateur.

Cependant, certains flocons se développent d’abord en altitude en forme de colonne, puis le changement des conditions environnementales favorise l’apparition de plaquettes à chaque extrémité de la colonne, ce qui leur donne finalement l’apparence de boutons de manchette. Ainsi, la morphologie de chaque flocon dépend de son histoire, des conditions atmosphériques qu’il traverse (Voir ici). Plus il y a d’humidité dans l’air, plus la croissance est rapide et donc plus les formes présentent un réseau ramifié de dendrites, plus les flocons sont magnifiques. Grâce au travail patient d’un professeur de physique américain, Kenneth Libbrecht, nous pouvons admirer sans nous lasser diverses formes de cristaux de neige (cf. snowcrystals.com).

Au XVIIe siècle, l’astronome et mathématicien Jean Kepler, qui a décrit le mouvement elliptique des planètes, s’est intéressé à la symétrie hexagonale des flocons de neige, y voyant une analogie avec les alvéoles d’une ruche. Il s’est demandé pourquoi il existait un tel ordre dans l’univers, y compris dans ses composantes les plus petites. Emerveillé de constater que, jusque dans les moindres détails de l’univers, absolument rien n’est le fruit du hasard, il affirmait qu’il est possible de « lire la pensée de Dieu » dans un simple cristal de neige, tout comme dans l’orbite des planètes. La grande signature du Concepteur de l’univers se voit partout dans ses œuvres (cf. Rm 1, 20).