Jésus est le chef scout par excellence !

Dans ses méditations, le Père Sevin (1882-1951), fondateur du scoutisme catholique en 1918 et dont les vertus héroïques ont été reconnues en 2012, le donne comme modèle aux scouts.

Combien d’enseignements en paroles et en actes, de Jésus, sont en effet adaptés à l’idéal scout ! À chaque page de l’Évangile, Jésus est en plein air : sur la montagne, le lac ou les chemins, et n’a pas d’endroit où reposer la tête.

« Ta loi scoute, elle est sainte, écrit le P. Jacques Sevin, elle sent bon l’Évangile. Tu peux en être fier, c’est la loi de Jésus. » Il attache une grande importance à l’« Évangile, lu, relu, étudié à fond », afin d’être incarné. « Pas d’Évangile au rabais ! » Le Père Sevin va jusqu’à faire parler Jésus Lui-même : « Vous avez une loi qui est la mienne, car elle contient l’essentiel de mon Évangile, et à peine y pouvez-vous manquer sans enfreindre mes commandements. »

Le scout est fier de sa foi : « Montre-la donc, arbore-la, étale-la. Ne reçois donc pas l’exemple, donne-le. Ne regarde pas si tu es suivi ; marche et l’on te suivra. »

Franchise : « Quand on vous demande si quelque chose est vrai, dites simplement oui ou non. Cela suffit. Si vous n’avez qu’une parole, on vous croira. »

Dévouement : « Ne faites pas vos Bonnes Actions pour être admirés des hommes, autrement cette admiration sera votre seule récompense. Faire la Bonne Action envers ceux qui vous rendent service, c’est à la portée du premier venu. Quand vous avez sauvé un enfant sur le point de se noyer, n’envoyez pas le récit de l’accident aux journaux, et si l’on vous demande votre nom, dérobez-vous en disant : je suis scout. Cela suffit. Que vos bonnes actions restent secrètes – entre Moi et vous. »

Pureté : « Mieux vaut pour vous perdre un ami, mieux vaut pour la troupe perdre un boute-en-train et un vrai chef, que de sombrer vous-même dans le péché ou de voir la troupe déchoir de mon amour. »

Le scout ne fait rien à moitié : « Ne crois pas trop facilement que ta tâche est accomplie, et avant de te reposer, vois s’il ne reste rien que tu puisses faire encore. S’il ne reste rien que tu puisses perfectionner. Lorsque ta conscience te rendra témoignage que tu es fidèle à mes commandements aussi bien qu’à ta promesse et à ta loi, dis-toi encore que tu n’es qu’un bon-à-rien, ce n’est que ton devoir. »

Pas de présomption, surtout face au péché : « Sois donc prudent. – Que dirait-on d’un sauveteur qui joue avec le danger ? Être prudent, c’est encore de l’humilité. Sois donc prudent, pour ton corps – mais surtout pour ton âme. Tu peux risquer ta vie pour sauver celle de ton prochain, mais tu n’as pas le droit de risquer ton âme et de l’exposer au péché. »

« Les vrais scouts seront toujours la minorité ou mes prêtres n’auraient plus rien à faire sur la terre ! Et bienheureux surtout les scouts qui souffrent pour rester bons, honnêtes et purs : ceux-là, ils tiennent leur paradis. »

Le scoutisme a beaucoup marqué le cœur et l’esprit de notre Père fondateur, le Père Dorne. Grâce à ce mouvement, il comprit la primauté de l’éducation humaine dans toutes ses dimensions. Il ne cessait de dire que les « belles idées » théoriques n’étaient pas suffisantes, il faut des idées vécues !