« Marthe ! Marthe ! La France est foutue ! »

Tout le désespoir du Père Finet fut concentré dans cette phrase prononcée le matin de ce lundi 8 décembre 1947, à la Plaine, à Châteauneuf-de-Galaure.

Humainement parlant, le Père Finet avait vu juste : logiquement, vu la situation économique et sociale, on allait droit à la guerre civile, et la France aurait dû tomber aux mains des communistes, avec tout le cortège de souffrances et de persécutions qui font partie de sa « culture ». Triste culture… Anti-culture.

En septembre 1947, en Pologne, une réunion secrète avait eu lieu, réunissant les représentants de neuf partis communistes européens, dont celui du Parti communiste français. Il était alors clair pour eux qu’il fallait lancer l’offensive ultime contre l’Occident. Tous les pays de l’Est tombaient les uns après les autres, il n’y avait pas de raison qu’un pays comme le France ne devînt pas communiste lui aussi ! Il n’y avait pas de raison d’attendre. Une série de grèves commença, on put compter jusqu’à deux millions de grévistes dans la rue le 23 novembre 1947 ! Le début du mois de décembre fut particulièrement houleux. Sabotages divers, notamment des chemins de fer. Affrontements entre grévistes et forces de l’ordre. Robert Schuman, alors Président du Conseil depuis le 24 novembre, ainsi que son ministre de l’Intérieur, Jules Moch, étaient décidés à mener la bataille jusqu’au bout.  Le 8 décembre, Schuman prononça un discours vigoureux à l’Assemblée. Moch était cependant sans illusion : « Nous nous battrons, mais nous serons battus. »

Pourtant, le 9 décembre au soir, le comité national de grève, contrôlé par les communistes, prend soudain la décision de tout arrêter, ce sans la moindre négociation ! Les 11 et 12 décembre, l’ordre revient en France.

À la Plaine, à Châteauneuf-de-Galaure, Marthe Robin avait répondu au Père Finet : « Non, Père, la Sainte Vierge va apparaître et demander la prière des petits enfants. » La Vierge Marie veillait en effet. Elle veillait sur notre pays… sur Son pays !

Précisément, ce 8 décembre 1947, dans une petite ville de Touraine, l’Île-Bouchard, quatre fillettes entraient dans l’église paroissiale pour prier. C’est là que la Vierge Marie les attendait. Il fallait prier pour la France en grand danger. Pendant dix jours, Celle qui se présentait comme leur Maman du Ciel revint pour faire prier. Les personnes furent de plus en plus nombreuses à répondre aux appels de Notre-Dame de la Prière. Le 10, Notre-Dame dit : « Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles mais pour vous demander de prier pour la France. » Le 12, Elle répéta ces mêmes paroles, le mot MAGNFICAT inscrit sur la poitrine : la France était désormais hors de danger. Il fallait cependant continuer de prier ! Il fallait prier pour la famille : « Je donnerai du bonheur dans les familles. » C’est bien une grande mission de la Reine de France. Préserver la famille des attaques subtiles du Diviseur. Préserver la famille des attaques des gouvernants contre son identité telle que Dieu l’a voulue.

Que la Vierge Marie poursuive son action protectrice en faveur de notre France et de nos familles. Cependant, pour pouvoir agir puissamment, Elle attend notre prière, particulièrement celle des enfants. Elle veut que l’on prie le chapelet, qu’on le prie en famille, en communauté.

L’urgence est donc celle-ci : prions.