Jésus, la parole est à la défense !

Face aux attaques contre l’historicité des Évangiles, nous pouvons être démunis ! Que répondre ? Dans son livre Jésus l’enquêteLee Strobel nous donne quelques éléments pour défendre notre foi.

« La Sainte Écriture est la Parole de Dieu en tant que, sous l’inspiration de l’Esprit divin, elle est consignée par écrit » (Dei Verbum). Les Évangiles nous donnent le vrai et authentique visage de Jésus, Fils de Dieu. Ils sont d’une grande importance pour notre foi ! 

Peut-on croire que les quatre Évangiles ont été écrits par ceux dont le nom y est attaché ? 

Il faut savoir que le témoignage de l’Église primitive est unanime pour reconnaître Saint Matthieu, Saint Marc, Saint Luc et Saint Jean. « Le témoignage le plus ancien, et sans doute le plus significatif, nous vient de Papias, qui a affirmé en toutes lettres, vers 125 après Jésus-Christ, que Marc avait soigneusement noté, et avec exactitude, ce que Pierre avait personnellement vu. Et Papias a dit que Matthieu avait également été fidèle aux enseignements de Jésus. » Ensuite, Saint Irénée, vers 180 après Jésus-Christ, a confirmé ces attributions traditionnelles avec la mention de Saint Luc et Saint Jean.

Pourquoi les Évangiles ne donnent-ils pas plus de détails sur la vie de Jésus ? Par exemple, Saint Marc, dans son Évangile, ne parle pas de la naissance et de la vie cachée de Jésus.

« Il y a deux raisons. Une littéraire, l’autre théologique. La raison littéraire, au fond, est que c’est ainsi qu’on écrivait les biographies dans le monde antique. Il ne leur apparaissait pas important, comme à nous aujourd’hui, de consacrer autant de place à chaque période de la vie d’un individu, ni nécessaire de faire un récit strictement chronologique […]. À leurs yeux la seule raison pour laquelle l’histoire valait la peine d’être fixée par écrit, c’est qu’il y avait des leçons à en tirer à partir des personnages décrits. Le biographe voulait donc s’étendre à loisir sur les sections de la vie d’une personne qui pouvaient servir d’exemple […]. De cela découle la raison théologique : établir historiquement la mort et la résurrection de Jésus, source de notre salut. »

Quels sont les témoins sérieux en faveur de Jésus en dehors de ses biographies ? 

Josèphe, historien juif, né en 37 ap. J.C., « corrobore des informations importantes sur Jésus, à savoir qu’il a été le chef martyrisé de l’Église de Jérusalem et qu’il était un maître de sagesse qui s’était gagné un large et durable cercle de disciples en dépit de sa crucifixion sous Pilate. » Tacite, historien romain du Ier siècle, rapporte un témoignage important dans lequel il dit que « le Christ, sous le règne de Tibère, fut condamné au supplice par le procurateur Ponce Pilate. » 

Il faut savoir par ailleurs que « nous avons une meilleure documentation historique pour Jésus que pour les fondateurs de n’importe quelle autre religion de l’Antiquité. Par exemple, les écrits de Bouddha, qui vivait au VIe siècle avant Jésus-Christ, n’ont été rédigées qu’après l’ère chrétienne. »