Attitudes de l’homme devant Dieu

Les vraies racines de la crise…

Extrait d’un important discours de Benoît XVI en 2010 où il évoque la crise de la pédophilie

« Nous sommes conscients de la gravité particulière de ce péché commis par des prêtres et de notre responsabilité correspondante. Mais nous ne pouvons pas taire non plus le contexte de notre temps dans lequel il est donné de voir ces événements. (…)

Dans les années 1970, la pédophilie fut théorisée comme une chose complètement conforme à l’homme et aussi à l’enfant. Cependant, cela faisait partie d’une perversion de fond du concept d’ethos. On affirmait – jusque dans le cadre de la théologie catholique – que n’existerait ni le mal en soi, ni le bien en soi. Existerait seulement un « mieux que » et un « pire que ». Rien ne serait en soi-même bien ou mal. Tout dépendrait des circonstances et de la fin entendue. Selon les buts et les circonstances, tout pourrait être bien ou aussi mal. La morale est substituée par un calcul des conséquences et avec cela cesse d’exister.

Les effets de ces théories sont aujourd’hui évidents. Contre elles, le pape Jean-Paul II, dans son encyclique Veritatis Splendor de 1993, a indiqué avec une force prophétique, dans la grande tradition rationnelle de l’ethos chrétien, les bases essentielles et permanentes de l’agir moral. Ce texte doit aujourd’hui être mis de nouveau au centre comme parcours dans la formation de la conscience. »

La phrase :

« On peut et on doit dire que Jésus-Christ a une fonction unique et singulière pour le genre humain et pour son histoire : cette fonction lui est propre, elle est exclusive, universelle et absolue. »

Dominus Iesus, nº 1

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé ! »

Le cardinal Müller publie sous ce titre un « Manifeste pour la foi », rappelant, en un temps troublé, des vérités de foi essentielles. Extraits :

« (…) Le Verbe fait chair, le Fils de Dieu, est le seul Rédempteur du monde (679) et le seul Médiateur entre Dieu et les hommes (846). Par conséquent, la première épître de saint Jean présente celui qui nie sa divinité comme l’Antichrist (1 Jn 2, 22), puisque Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est de toute éternité un seul et même Etre avec Dieu, son Père (663). La rechute dans les anciennes hérésies, qui ne voyaient en Jésus-Christ qu’un homme bon, un frère et un ami, un prophète et un moraliste, doit être combattue avec une franche et claire détermination. (…)

L’Église n’est pas une association créée par l’homme, dont la structure serait soumise à la volonté et au vote de ses membres. Elle est d’origine divine. « Le Christ est Lui-même la source du ministère dans l’Église. Il l’a instituée, lui a donné autorité et mission, orientation et finalité » (874). L’avertissement de l’Apôtre, selon lequel quiconque annonce un Evangile différent, «y compris nous-mêmes ou un ange du ciel» (Ga 1,8), est toujours d’actualité. (…)

La tâche du Magistère de l’Église est de « protéger le peuple des déviations et des défaillances, et lui garantir la possibilité objective de professer sans erreur la foi authentique » (890) (…)

La foi et la vie sont inséparables, car la foi privée des œuvres accomplies dans le Seigneur est morte (1815). La loi morale est l’œuvre de la Sagesse divine et elle mène l’homme à la Béatitude promise (1950). (…) La loi morale n’est pas un fardeau, mais un élément essentiel de cette vérité qui nous rend libres (cf. Jn 8, 32), grâce à laquelle le chrétien marche sur le chemin qui le conduit au Salut; c’est pourquoi, elle ne doit en aucun cas être relativisée. (…)

Au moment de la mort, la décision de l’homme pour ou contre Dieu, est définitive. Immédiatement après sa mort, toute personne doit se présenter devant Dieu pour y être jugée (1021). Alors, soit une purification est nécessaire, soit l’homme entre directement dans le Béatitude du Ciel où il peut contempler Dieu face à face. Il y a aussi la terrible possibilité qu’un être humain s’obstine dans son refus de Dieu jusqu’au bout et, en refusant définitivement son Amour, « se damne immédiatement pour toujours » (1022). « Dieu nous a créés sans nous, Il n’a pas voulu nous sauver sans nous » (1847). L’existence du châtiment de l’enfer et de son éternité est une réalité terrible qui, selon le témoignage de la Sainte Ecriture, concerne tous ceux qui « meurent en état de péché mortel » (1035). (…)

Garder le silence sur ces vérités et d’autres vérités de la foi, et enseigner avec cette disposition d’esprit, est la pire des impostures au sujet de laquelle le « Catéchisme » nous met en garde avec vigueur. Elle fait partie de l’épreuve finale de l’Église et conduit à une forme d’imposture religieuse de mensonge, «au prix de l’apostasie de la vérité» (675) ; c’est la duperie de l’Antichrist. «Il séduira avec toute la séduction du mal, ceux qui se perdent du fait qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité, ce qui les aurait sauvés » (2 Th 2, 10). »

(Les numéros entre parenthèses renvoient au Catéchisme de l’Église Catholique)