L’observance de la rectitude

Aimons notre foi pour pouvoir aimer Dieu 

Le Jeudi saint 5 avril 2012, au cœur de l’Année de la foi, le pape Benoît XVI donnait une homélie lumineuse rappelant l’importance d’approfondir es textes de St Jean-Paul II. Extraits :

« Les éléments fondamentaux de la foi, que dans le passé chaque enfant connaissait, sont toujours moins connus. Mais pour pouvoir vivre et aimer notre foi, pour pouvoir aimer Dieu et donc devenir capables de L’écouter de façon juste, nous devons savoir ce que Dieu nous a dit ; notre raison et notre cœur doivent être touchés par sa parole. […]

Naturellement, nous le trouvons de manière fondamentale et essentielle dans la Sainte Écriture, que nous ne lirons et ne méditerons jamais assez. Mais en cela nous faisons tous l’expérience d’avoir besoin d’aide pour la transmettre avec rectitude dans le présent, afin qu’elle touche vraiment notre cœur. Cette aide, nous la trouvons en premier lieu dans la parole de l’Église enseignante : les textes du concile Vatican II et le Catéchisme de l’Église catholique sont des instruments essentiels qui nous indiquent de manière authentique ce que l’Église croit à partir de la Parole de Dieu. Et naturellement en fait partie aussi tout le trésor des documents que le pape Jean-Paul II nous a donné et qui est encore loin d’avoir été exploité jusqu’au bout.

Toute notre annonce doit se mesurer sur la parole de Jésus-Christ : “Mon enseignement n’est pas le mien. ” (Jn 7, 16.) Nous n’annonçons pas des théories et des opinions privées, mais la foi de l’Église dont nous sommes des serviteurs. »

« Le soir approche et déjà le jour baisse »  

Après Dieu ou rien et La force du silence, le cardinal Sarah publie,sous ce titre évocateur, son dernier livre.  À lire absolument ! Extraits :

« Renoncer au célibat sacerdotal reviendrait donc à créer une vraie confusion des signes. […] De même, on se demande comment, à la lumière d’une telle doctrine, le peuple de Dieu pourrait considérer les prêtres mariés. Même si elle ne concerne pas  directement le sacerdoce, la parole de l’évangéliste ne souffre pas la contradiction : «Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » (Lc 14, 26.) Aucune autorité, aucun synode pour aucune raison, ni pour aucune nécessité régionale, ne pourra se donner le pouvoir de disjoindre purement et simplement sacerdoce et célibat sacerdotal car, comme le rappelle le concile Vatican II, le célibat des clercs « n’est pas une simple prescription de la loi ecclésiastique mais un don précieux de Dieu » (Optatam totius Ecclesia renovationem, 10). 

Quelques prélats catholiques exaltés semblent apparemment souhaiter l’ordination des femmes. Ce faisant, ils s’opposent à l’enseignement définitif et infaillible de Jean-Paul II. Dans la lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis du 22 mai 1994, le pape déclarait solennellement : « Je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22, 32), que l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église. » […] Les propos venant des personnalités les plus importantes de l’Église qui attaquent frontalement un acte si éminent du pape Jean-Paul II nient donc sa capacité à émettre des décrets de son propre chef. En insinuant que le concile œcuménique est la seule autorité qui soit apte à décider de certaines affaires ecclésiologiques, ils participent à l’érosion de la foi et de l’ordre dans l’Église. De tels propos renouvellent les erreurs graves de ceux qui affirment que le concile peut agir sans le pape ou contre lui. […] Plus profondément encore, certains montrent qu’ils n’ont pas compris pourquoi l’éminente dignité des femmes ne consiste pas simplement à faire ce que font les hommes. […] L’Église a besoin des femmes en ce qu’elles ont de spécifiquement féminin. Elles ont entre autres la garde du mystère de la maternité charnelle et spirituelle.

[…] Plutôt que de parler des « LGBT », je préfère parler de personnes ayant un comportement homosexuel, ou une orientation homosexuelle. Ces personnes sont fondamentalement aimées de Dieu comme tout homme et toute femme. Le Seigneur a versé son Sang lors de sa Passion pour chacune d’elles. Il nous faut faire preuve de la plus grande compassion envers elles. Comme de vrais pasteurs, nous devons aussi aller vers ceux qui revendiquent avec agressivité la légitimité de leur comportement. Ils sont la brebis égarée que nous devons aller chercher au loin, quitte à prendre des risques pour la ramener au bercail en la portant sur nos épaules. La première des charités que nous leur devons est la vérité. Personne n’attend de l’Église une parole de complaisance. Un partenariat entre deux personnes du même sexe ne sera jamais un mariage. Il n’y a dans cette affirmation aucun jugement des personnes. […] Je supplie les croyants tentés par l’homosexualité de ne pas se laisser enfermer dans cette prison qu’est l’idéologie LGBT. Vous êtes fils de Dieu par le baptême! Votre place est dans l’Église, comme tous les chrétiens.

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La phrase :

« Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. »

Pascal, Pensées, art. VII, fragment 553