Menaces écologiques en France

Bonjour à tous et bienvenue sur la toile de Jips!

Ensemble protégeons les bébés araignées menacés par l’intensification du ménage dans les maisons !! Pour agir : surtout ne pas faire le ménage dans sa chambre, meilleur moyen pour sauvegarder les espèces naturelles… Mais il faut avouer qu’un tel phénomène s’étend à plus grande échelle :

Raréfaction générale des insectes, chute des populations d’oiseaux, menace de disparition de certaines espèces. La faune française va mal. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Apprécier la richesse de notre patrimoine zoologique et prendre la mesure des défis actuels pour la sauvegarde de la faune française.

Plus de 80% des insectes volants ont disparu en l’espace de trente ans sur le territoire européen. Deux études récentes dressent un constat alarmant : en France, les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en dix-sept ans… Le CNRS vient de publier une étude sur la population de moineaux révélant une perte de 60% des effectifs en moins de dix ans. À Paris, trois moineaux sur quatre ont disparu en treize ans.

Pourtant, notre pays est l’un des plus riches de l’Union européenne quant au nombre d’espèces animales et végétales. Ceci s’explique par sa remarquable diversité géographique et climatique. Par exemple, notre pays est le plus riche d’Europe en amphibiens, avec pas moins de trente-cinq espèces. Rien que pour les insectes, on compte près de quarante mille espèces recensées actuellement.

Parmi les causes majeures de la baisse de certaines populations, sont pointés du doigt en premier lieu l’usage intensif d’insecticides et de pesticides, ou la pollution comme celle générée par l’usage des pilules contraceptives, ultra-polluantes, mais aussi l’invasion d’espèces étrangères qui souvent n’ont pas de prédateurs, ou sont porteuses de bactéries fatales pour les espèces locales.

De véritables calamités s’abattent en effet sur notre pays. Les plus tristement célèbres sont le ragondin, le redoutable frelon asiatique (photo ci-contre) ou la pyrale du buis. D’autres sont plus discrètes comme le raton-laveur, ou la tortue d’eau de Floride qui a le double inconvénient d’être omnivore et d’avoir un gros appétit ! L’écureuil gris est très mignon, mais il saccage l’écorce des arbres et grignote le territoire de son cousin roux. De plus, il est porteur d’un virus qui en fait un dangereux malade… Tenez, en exclusivité et pour preuve, un extrait l’interview de Gustave, paysan retraité : « L’écrevisse rouge est très, très dangereuse puisqu’elle dévore celles natives du pays ! » (photo ci-dessus).

Que faire ? Les actions de destruction sont réglementées par la loi. Cependant, faire un piège à frelon asiatique ou à pyrale n’est pas interdit, et n’est pas du tout compliqué. Cependant, il convient peut-être, avant de poser le piège, d’en parler à son entourage…

Plus positivement, il faut favoriser la biodiversité. Pour ce faire, le sur-entretien n’est pas très favorable. Quand on pense qu’un cinquième de la faune forestière est tributaire de la présence d’arbres morts qui abritent 80% des champignons, dont le rôle écologique est de premier ordre, on comprend qu’on peut éviter de faire de la place aux nains de jardin !

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Jipsou