Don Nazareno Lanciotti : saint à n’importe quel prix !

Don Nazareno Lanciotti (1940 – 2001)Un curé d’Ars au Brésil (1/2)

 « Tu dois devenir saint à n’importe quel prix ! » Ces paroles, écrites dans […] son journal personnel, sont le programme de vie […] don Nazareno Lanciotti. Personnalité très forte, à la foi sans crainte et à la confiance illimitée en la Providence divine, don Nazareno est né en 1940 à Rome d’une humble famille chrétienne. Ordonné prêtre en 1966, il partit pour le Brésil en 1971, à Jauru, […] aux confins de la Bolivie. «Un lieu perdu où il n’y avait rien. L’église était en bois et en train de tomber. » dit Octavio Piva, accompagnateur de don Stefano Gobbi dans ses voyages en Amérique du Sud. Il se mit à l’œuvre avec un grand enthousiasme pour aider et soutenir les gens, pensant d’abord au bien spirituel et puis […] matériel.

Avec lui surgit une paroisse nouvelle, dédiée à Notre-Dame du Pilier, où il institua l’adoration quotidienne du Très Saint Sacrement et réussit à former cinquante-sept communautés ecclésiales rurales.

Une de ses principales missions fut de protéger la vie avant la naissance ; c’est pourquoi il construisit un hôpital qui devint en peu de temps un des plus actifs de la région ; il fonda aussi une maison pour personnes âgées abandonnées, appelée « Cœur Immaculé de Marie ». Il construisit une école qui recueillait six cents enfants […], qui leur donnait de quoi manger ainsi qu’une formation à la vie chrétienne, grâce à « la prière quotidienne, [au] Saint Rosaire, [à] l’adoration eucharistique et [à] la confession fréquente, au moins une fois par mois ». Beaucoup d’entre eux entrèrent ensuite au séminaire.

On croyait voir un curé d’Ars du XXe siècle, qui lui ressemblait par sa simplicité, sa bonté de cœur, son courage et sa prière. À six heures du matin, il célébrait la Sainte Messe puis il exposait le Très Saint Sacrement et partait vers ses communautés rurales qui se trouvaient dans la forêt ; là, il célébrait des Messes, des baptêmes, des mariages, des funérailles, confessait, donnait des bénédictions et enseignait à prier. Au retour, tous les soirs, il faisait le cénacle du Mouvement sacerdotal marial et, après avoir accompli ses divers devoirs jusqu’à minuit, il allait enfin dormir, pour recommencer le lendemain vers quatre heures du matin.

Notre-Dame de Fatima

Un missionnaire, qui a toujours vécu près de don Nazareno, dit de lui : « Trente années de travail missionnaire sans arrêt, avec joie et enthousiasme, sans mesurer les sacrifices, soutenu par l’Eucharistie et la Sainte Vierge dont il était vraiment amoureux. »

En 1988, il fit la connaissance de don Stefano Gobbi et comprit aussitôt que le Mouvement de ce prêtre italien était l’œuvre de Marie. Aussi décida-t-il d’y entrer et de « répandre fortement les cénacles de prière pour les enfants, pour les jeunes, dans les familles et pour les prêtres ». […] Don Nazareno avait toujours été un prêtre de la Vierge, il s’était consacré à Elle quand il était encore au séminaire.