WE Foyers : Les époux chrétiens ne peuvent se passer de prêtres !

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Récollection de Foyers - 2e trimestre 2021

"Nous ne pouvons pas nous passer de prêtres ! " Le ministère ecclésial

2 - Les époux chrétiens ne peuvent pas se passer de prêtres !

A) LE SACREMENT DE L’ORDRE POUR LE SERVICE DE LA VERITE

Vous attendez du prêtre qu’il soit un serviteur de la Parole de Dieu et de la Vérité, vous avez raison. St Jean-Paul II disait à ce sujet : "Les hommes d'aujourd'hui attendent du prêtre, plus que la parole «annoncée», la parole «vécue». Le prêtre doit «vivre de la Parole». Mais en même temps il s'efforcera d'être aussi intellectuellement formé pour la connaître à fond et pour l'annoncer de manière convaincante. A notre époque caractérisée par un haut niveau de spécialisation... la formation intellectuelle est d'autant plus importante".

Benoît XVI était, bien évidemment, aussi convaincu que son grand prédécesseur. Il a rédigé une importante Exhortation apostolique post-synodale sur la Parole de Dieu. Il a choisi comme devise : « coopérateurs de la Vérité ». Le Jeudi Saint 9 avril 2009, il a fait une importante confidence. Il a révélé le geste d'ouvrir l'Evangile qu'il a fait la veille de son ordination sacerdotale, le 28 juin 1951. « A la veille de mon ordination sacerdotale, il y a 58 ans, j'ai ouvert la sainte Ecriture, parce que je voulais recevoir encore une parole du Seigneur pour ce jour et pour mon chemin à venir en tant que prêtre. Mon regard est tombé sur ce passage : ‘Consacre-les dans la vérité ; ta parole est vérité. J'ai su alors : le Seigneur est en train de parler de moi et il est en train de me parler. C'est précisément la même chose qui se produira en moi demainEn dernière analyse, ce n'est pas par des rites que nous sommes consacrés, même si l'on a besoin de rites. Le bain dans lequel le Christ nous immerge, c'est lui-même - la Vérité en personne. Ordination sacerdotale signifie : être plongés en lui, dans la Vérité. J'appartiens d'une façon nouvelle à lui et ainsi aux autres, afin que son Règne vienne. Chers amis, en cette heure du renouvellement des promesses, nous voulons prier le Seigneur de nous faire devenir des hommes de vérité, des hommes d'amour, des hommes de Dieu. Prions-le de nous attirer toujours davantage en lui, afin que nous devenions vraiment les prêtres de la Nouvelle Alliance ».

Vous attendez des prêtres qu’ils soient les courageux témoins de la Splendeur de la Vérité, selon les termes de St Jean-Paul II. Ce témoignage, c’est évident, ne peut être rendu qu’avec le don de force du Saint-Esprit. Benoît XVI est un vrai témoin de la Vérité révélée, c’est la raison pour laquelle il a été la cible des Médias occidentaux qui ne supportaient plus son intelligence lumineuse, parce qu’ils veulent imposer la dictature du relativisme !

Pour que le prêtre ne se laisse pas intimider par cette dictature, il doit être un homme de la Parole de Dieu en cultivant l’humilité à la suite de Benoît XVI. Au jour de la Messe d’ouverture de son Pontificat, notre Pape a demandé le soutien de la prière de tous les fidèles pour ne pas fuir devant les loups ! Pilate n’a pas eu le courage de la Vérité ! Saint Jean-Baptiste, Saint John Fisher et Saint Thomas More ont eu ce courage : ils ont dénoncé l’adultère d’Hérode et d’Henry VIII, roi d’Angleterre ! Les trois sont morts martyrs pour le même témoignage à la vérité ! Comprenez l’importance de prier pour nous afin que nous soyons de courageux témoins de la Vérité. Encore une confidence : si nous n’avions pas eu notre Père, serions-nous témoins de la Vérité révélée ? C’est lui qui nous a obtenu de ne pas avoir peur d’annoncer la Vérité et de ne pas suivre les modes exégétiques ou théologiques. C’est lui qui nous a obtenu le courage de ne pas aller dans le sens du « politiquement correct ».

Dans la génération de nos grands parents, le curé de la paroisse était le représentant du Christ et de son Eglise : quand il avait parlé, il fallait obéir ! Il n’était pas question de remettre en question ce qu’il avait dit ! Aujourd’hui, il faut exercer davantage le discernement. De nombreux moyens sont à votre disposition, sachez les utiliser ! Seul, le Pape, à titre personnel, enseigne infailliblement la Foi et la morale lorsqu’il enseigne « ex cathedra ». Les évêques, réunis en Concile œcuménique, peuvent aussi enseigner infailliblement (mais jamais sans le Pape cependant !). Le prêtre n’enseigne avec autorité que s’il retransmet fidèlement l’enseignement autorisé du Magistère. Dans les discussions actuelles concernant l’esprit du Concile Vatican II, soulignons que l’on ne peut pas se dire fidèle à ce Concile en rejetant la Tradition de l’Eglise qui l’a précédé ! Le prêtre, comme tout fidèle, est tenu d’obéir à LG 25 qui demande l’obéissance de l’intelligence et de la volonté au Magistère ordinaire de l’Eglise. Aucun prêtre n’a le droit d’enseigner des opinions contraires aux Encycliques Humanae Vitae, Veritatis Splendor, Evangelium Vitae !

B) LE SACREMENT DE L’ORDRE ET L’ÉDUCATION DES ÉPOUX

Le dernier point sur lequel nous voulons vous aider à réfléchir, ce matin, porte sur le troisième « munus » (charge, pouvoir, fonction) des apôtres transmise par le Sacrement de l’Ordre : apprendre à garder les commandements donnés par Jésus.

Ce troisième service ministériel est appelé fonction de gouvernement. Il est une participation à la fonction royale du Christ. St Jean-Paul II a souvent répété que, pour Jésus, régner c’est servir. La fonction d’autorité dans l’Eglise est un service - et non un pouvoir - pour aider les baptisés à être fidèles aux engagements qu’ils ont pris au jour de leur baptême. Le service des prêtres est très important en tant qu’éducateur des âmes que Dieu lui confie. Ils ne doivent pas être des chiens muets, mais ils doivent savoir réagir énergiquement lorsque ceux dont ils ont la charge ne sont pas fidèles aux promesses de leur baptême.

Le Saint Curé d’Ars était très énergique. L’énergie de Padre Pio n’est pas à démontrer ! St Jean-Paul II a eu le courage de poser à la France cette question : « France, fille aînée de l’Eglise es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ». Nos Père et Mère étaient des éducateurs énergiques dans l’amour. Ils ont prévu dans le carnet de cordée la rubrique : « gant de crin ». La friction avec le gant de crin n’était pas agréable pour le malade, mais son effet était positif : il réchauffait. Avertir le pécheur, comme l’a fait le prophète Natan avec David adultère, n’est agréable ni au prophète ni à celui qui est averti.

Saint Paul l’a écrit aux Corinthiens : « Vraiment, si je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette pas. Et si je l'ai regretté --  je vois bien que cette lettre vous a, ne fût-ce qu'un moment, attristés -- je m'en réjouis maintenant, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que cette tristesse vous a portés au repentir » (2 Co 7, 8). Dans la première aux Corinthiens, Saint Paul avait été très énergique pour reprocher aux chrétiens leurs faiblesses face à un frère qui vivait avec la femme de son père (1 Co 5) : « Et vous êtes gonflés d'orgueil! Et vous n'avez pas plutôt pris le deuil, pour qu'on enlevât du milieu de vous celui qui a commis cet acte! » (1Co 5). Priez pour que les prêtres soient de vrais éducateurs qui n’aient pas peur d’avertir les pécheurs en vue de leur conversion.

Tous les prêtres sont tenus de rappeler ces paroles de Saint Paul aux Galates : « On sait bien tout ce que produit la chair: fornication, impureté, débauche, 20 idolâtrie, magie, haines, discorde, jalousie, emportements, disputes, dissensions, scissions, 21 sentiments d'envie, orgies, ripailles et choses semblables --  et je vous préviens, comme je l'ai déjà fait, que ceux qui commettent ces fautes-là n'hériteront pas du Royaume de Dieu » (Galates  5,20). Priez pour nous afin que nous ne soyons pas des chiens muets et que nous appelions « bien » ce qui est bien et « mal » ce qui est mal. Nous devons être les ministres de la Vérité : la Miséricorde ne se moque ni de la justice, ni de la Vérité !

Ajoutons encore cette petite réflexion : le prêtre doit être énergique pour avertir les pécheurs, mais il n’a pas le droit d’être un dictateur et de décider à votre place ! Sainte Jeanne de Chantal a cru qu’elle devait obéir en tout à un directeur de conscience qui agissait avec autoritarisme ! Elle a eu la grâce de rencontrer Saint François de Sales, ce saint prêtre au grand cœur et à l’esprit large, qui l’a délié du vœu que le prêtre lui avait fait faire ! Notre Père avait, lui aussi, un esprit très large. Il renvoyait souvent les époux à leurs grâces d’état et à décider dans leur « jamais rien l’un sans l’autre ». N’oublions pas ce qu’a dit Jésus : « A César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! ». On pourrait transposer : « aux époux de décider ce qui est de leur ressort d’époux et au prêtre ce qui est de sa compétence ! »  

C) QUE FAISONS-NOUS POUR AIDER ET SOUTENIR NOS PRETRES ?

Marthe Robin a beaucoup souffert et offert pour les prêtres, mais elle n’acceptait pas qu’on critique les prêtres. Nous aimons beaucoup ce chant inspiré par ce que Jésus a dû faire comprendre à Marthe : « Mes prêtres, mes prêtres, donne-moi tout pour eux, Ma Mère et Moi, les aimons tant. Mes prêtres, mes prêtres, donne-moi tout pour eux, offre-toi au Père avec moi pour eux. Donne-moi tes souffrances, donne-moi pour eux. Donne-moi tout et sans cesse, donne-moi tout pour eux. Offre-toi au Père avec moi pour eux ». Cette prière peut vous aider à mieux soutenir les prêtres.

Comprenez qu’ils ont été la cible de Satan dans les temps agités que nous avons vécus après le Concile Vatican II. Satan sait très bien qu’en s’attaquant aux prêtres il affaiblit l’Eglise. Le Saint Curé d’Ars avait dit que lorsqu’il n’y aurait plus de curés dans les paroisses, les fidèles adoreraient les bêtes ! Dans les années 1970, de nombreux prêtres ont laissé leur ministère. Ceux qui sont restés ont-ils été soutenus ? C’est vrai, plusieurs ont été déformés par le progressisme ! Mais aujourd’hui, il nous faut travailler à la reconstruction de l’unité de notre Eglise dans la vérité et la charité.

Comprenons la souffrance et la solitude de beaucoup de prêtres diocésains qui souffrent de ne plus pouvoir exercer une paternité spirituelle. Ils ne sont pas des fonctionnaires de l’Eglise mais des prêtres. Ils sont, en outre, des hommes avec un cœur humain. Ils ont besoin de réconfort. Vous, les familles, vous pouvez beaucoup pour vos prêtres. N’ayez pas peur de les inviter pour un repas. Votre vie de famille et vos enfants peuvent tellement leur faire du bien. Attention, cependant, à toujours garder une certaine distance. Le prêtre ne doit pas devenir le « copain ». Attention aussi au risque de la sentimentalité : pas de familiarité, pas de superficiel et d’attitudes douteuses ! Le prêtre est le « sacrement » du Christ, il n’est pas le Christ. Il demeure humain tout en agissant in Persona Christi dans le don des sacrements. Des prêtres ont abandonné leur sacerdoce par manque de prudence. Aidez les prêtres, oui ! Priez et souffrez pour eux, oui ! Mais exercez aussi la vertu de prudence et échangez bien entre vous dans votre « jamais rien l’un sans l’autre » !

D) MIEUX COMPRENDRE LA CRISE ACTUELLE DE L’EGLISE

Dans une lettre au Cardinal Joseph Ratzinger du 8 avril 1988, St Jean-Paul II parlait des deux tendances qui ont vu le jour après le Concile Vatican II : progressisme et conservatisme ou intégrisme.

Il est bien évident que les prêtres ont été influencés par ces tendances. Il nous semble important de vous présenter brièvement ces deux tendances afin de mieux comprendre la crise de notre Eglise qui n’est pas encore surmontée. Avant de parler de ces tendances, nous voulons, pour être fidèle à l’esprit de notre Père, rappeler que nous n’avons pas le droit de juger le cœur de ceux qui sont influencés par ces deux tendances.

La tendance progressiste est un fruit du modernisme, dont les racines se trouvent dans le protestantisme libéral allemand des 18e et 19e siècles et qui a voulu « adapter » la Foi au monde moderne. Les modernistes ne voulaient pas « détruire » l’Eglise mais la « sauver » ! Mais on ne peut pas sauver l’Eglise en rejetant les dogmes et en ne croyant pas en l’historicité des évangiles et en la divinité de Jésus ! L’Eglise ne pouvait pas, c’est évident, adhérer à la doctrine moderniste en contradiction avec l’Histoire du Salut et la Révélation. Saint Pie X l’a fermement condamné.

Monsieur Gérard Soulages, ami de notre Père et fondateur de Fidélité et ouverture, connaissait très bien le modernisme puisqu’il avait été tenté d’en faire partie. Il nous disait que les modernistes allemands et français étaient des intellectuels très cultivés. Leur culture l’avait impressionné et leurs arguments étaient très intelligents. Ces « savants » modernistes se sont demandés pourquoi les premiers chrétiens avaient affirmé que Jésus était Dieu. Ils ont comparé les récits de la Bible avec les récits mythologiques des grandes religions de l’antiquité. Ils en ont conclu que les premiers chrétiens auraient imité les auteurs des mythes païens et auraient créé, à leur tour, des mythes. Les conclusions des modernistes ont été celles-ci : tout ce qui dépassait l’ordre naturel – et que nous appelons surnaturel ou préternaturel (miracle) – ne serait que des mythes ! Les miracles n’auraient jamais existé, ils ne seraient absolument pas historiques. Il était nécessaire pour les modernistes de « démythologiser » la Bible. Saint Pie X a vu le grand danger pour la Foi que représentait le modernisme et c’est la raison pour laquelle il s’y est opposé énergiquement avec le serment anti-moderniste.

Pendant que le Père faisait ses études en vue du sacerdoce, les professeurs disaient que le modernisme avait été définitivement vaincu, mais - de fait - il n’en a pas été ainsi. Le Père, pendant son service militaire, avait été étonné de découvrir que des exégètes continuaient à remettre en question l’historicité des évangiles.

Après le Concile Vatican II une tendance néo-moderniste progressiste s’est développée et une tendance opposée a vu le jour, tendance que St Jean-Paul II appelait : « conservatisme ou intégrisme ».

Comment agir face à cette double tendance ? Saint Jean Bosco nous invite à la fidélité aux trois blancheurs : Eucharistie, Vierge Marie, Saint-Père. Le Concile Vatican II nous invite à l’obéissance confiante envers le Magistère extraordinaire et ordinaire.

Dans les Exercices selon l’esprit de Saint Ignace, nous rappelons ce dicton que l’on attribue à Saint Augustin : in necessariis unitas (dans les choses nécessaires unité), in dubbiis libertas (dans les choses douteuses liberté), in omnibus caritas (en toutes choses charité).

Nous ne pouvons pas transiger sur la Vérité. On ne peut pas se dire de l’esprit de Vatican II et remettre en question les dogmes de l’Eglise. Nous n’avons pas de liberté face aux Vérités révélées et enseignées dogmatiquement par l’Eglise. Si un prêtre refuse le dogme du péché originel et les autres dogmes, ne nous laissons pas influencer mais gardons la Foi de l’Eglise avec l’énergie de Saint Pie X et la douce fermeté de Benoît XVI ! En ce qui concerne les opinions théologiques (ex : la vision béatifique du Christ, l’épreuve des anges etc…) on peut privilégier telle ou telle école thomiste, augustienne, franciscaine… St Jean-Paul II était très thomiste et Benoît XVI ne l’était pas, mais ils sont l’un et l’autre très fidèles à la Foi catholique.

J’ai été très aidé après ma conversion par ces quatre verbes : prier, souffrir, offrir et se taire. J’ai eu du mal à mettre en pratique le dernier… Mais cela peut aider pour ne pas critiquer les prêtres surtout en présence des enfants ! L’expression « se taire », cependant, doit être bien comprise. Il existe des silences coupables qui, de fait, sont des compromissions ! Lorsque Benoît XVI était la cible des tempêtes médiatiques, des catholiques français l’ont critiqué, d’autres se sont tus pour ne pas se compromettre… Peu l’ont ouvertement soutenu ! C’est facile de le soutenir plusieurs semaines après ! Notre Père rappelait ce dicton : laissez dire, laissez faire mais ne laissez pas croire ! Nous ne pouvons pas nous taire lorsque la Vérité révélée est remise en cause, quand bien même ce serait un prêtre qui la remettrait en cause ! Le prêtre, rappelons-le, ne jouit pas du charisme d’infaillibilité, il doit enseigner ce que le Magistère enseigne. S’il enseigne le contraire, nous ne devons pas nous taire sinon ce serait laisser croire que nous sommes d’accord avec l’erreur…

Ce qui est dit au niveau de la doctrine vaut pour la morale (nous ne voulons pas d’une éthique de situation ou de compromission mais d’une éthique de conviction. Ce n’est pas ce que veut la soi-disant majorité qui compte mais ce que la Loi naturelle commande par la conscience morale) et pour la vie liturgique (l’Eglise ne demande pas la créativité mais la fidélité aux normes liturgiques que tout prêtre est tenu d’appliquer).

En ce qui concerne le don des sacrements, voici comment Jésus a fait comprendre - par une parabole- à Sainte Catherine de Sienne ce que nous apportaient les prêtres même lorsqu’ils sont défigurés. Un roi a fait porter par un de ses messagers un trésor à l’un  de ses sujets qui habitaient à l’autre bout du Royaume. Le messager, tout au long du parcours, est allé d’aventure en aventure. Il est arrivé au lieu où il devait porter le trésor dans un état lamentable : sale, les habits déchirés, une « loque ». Il a frappé à la porte de celui à qui le roi l’envoyait. Celui-ci, voyant l’état du messager, eut un profond sentiment de dégoût et faillit lui fermer la porte au nez… mais il se ravisa en pensant au trésor que le roi lui envoyait. La leçon que Jésus tira de cette parabole : ne regarde pas l’état dans lequel se trouve mon prêtre, considère le trésor qu’Il t’apporte de ma part

Vous connaissez les demandes qui reviennent de façon récurrente avec les synodes ou assemblées diocésaines : sacerdoce des femmes, mariage des prêtres, permission donnée aux diacres et aux laïcs de donner le sacrement des malades. Peu importe si ces demandes sont présentées comme ayant été votées par la grande majorité des assemblées synodales ! L’Eglise ne fonctionne pas sous le mode démocratique, mais sous le mode théocratique ou christocratique ! Jésus a fondé l’Eglise et a institué le ministère ecclésiastique qui se transmet par le Sacrement de l’Ordre, donné seulement à des hommes.

Le Pape Benoît XVI a dit à des prêtres dans un discours improvisé : l’Eglise est gouverné par le Sacrement de l’Ordre. Nous comprenons mieux ce qu’il voulait dire avec l’enseignement d’hier soir. C’est Jésus, en effet, le Seul Grand Prêtre de la Nouvelle Alliance qui la gouverne par et dans le Pape, les évêques, les prêtres et les diacres. Les pressions médiatiques ne changeront pas les Lois qui régissent sa vie et sa mission. Paul VI, St Jean-Paul II et Benoît XVI ont donné des textes lumineux pour expliquer les raisons pour lesquelles les femmes ne peuvent pas recevoir le sacrement de l’Ordre. Il ne s’agit pas d’une discrimination, mais d’une vocation et d’une mission différentes et complémentaires. La femme, qui révèle parfaitement le mystère féminin, est la Vierge Marie. Sa mission maternelle précède la mission des apôtres, mais elle n’a pas été ordonnée prêtre par Jésus ! L’Eglise est liée à la Volonté de Jésus dans l’acte d’institution du sacrement de l’Ordre.

St Jean-Paul II, à la suite de Paul VI, a rappelé que l’Eglise romaine garderait la discipline du célibat pour les prêtres. Il est vrai que dans l’Eglise orientale on continue à ordonner prêtres des hommes mariés, mais les évêques sont tenus au célibat. En outre, l’expression « mariage des prêtres » n’a aucun sens parce que, même dans l’Eglise orientale, les prêtres veufs ne peuvent plus se marier ! Pour St Jean-Paul II, le célibat sacerdotal n’était pas qu’une question disciplinaire, il s’agissait d’une imitation plus étroite du Christ, Prêtre, qui a choisi le célibat pour être l’Epoux de l’Eglise. La question du sacrement des malades est également définitivement tranchée : seuls les prêtres peuvent donner ce sacrement, parce que, par ce sacrement, est aussi donné le pardon des péchés que les prêtres, seuls, peuvent donner.  

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